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Poésie

Posts Tagged ‘nuit’

Je m’appuie tendrement contre la nuit (Inger Christensen)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2020



    

Je m’appuie tendrement contre la nuit
sur la rampe rouillée
je trouve ma joue, mon épaule
je trouve ma tendresse:
fer et chair.

Le reste ondoie, s’effrange
en silence, interroge dedans, dehors
dans l’espace de la nuit, dans l’espace de l’âme :
est-ce la mort?
je pose ma main sur le visage
tremblant de la nuit

(Inger Christensen)

 

Recueil: Il pleut des étoiles dans notre lit : Cinq poètes du Grand Nord
Traduction:
Editions: Gallimard

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L’arbre chante l’oiseau (Annette Blier)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2020



Illustration: Marie Claude Lambert
    
L’arbre chante l’oiseau.

L’heure attend l’ombre
sous les arcs du feuillage.

Dans ses secrets de plumes
la nuit garde
l’oeuf du silence

(Annette Blier)

 

Recueil: Tanagrammes
Traduction:
Editions: La lucarne ovale

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Grisée par la nuit (Motosuké)

Posted by arbrealettres sur 17 septembre 2020




    
Grisée par la nuit
dans les bambous nains titube
une luciole

(Motosuké)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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De l’ermitage aussi (Ransetsu)

Posted by arbrealettres sur 17 septembre 2020




    

De l’ermitage aussi
les nuits se sont raccourcies
petit à petit

(Ransetsu)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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Neige des bambous (Chôsetsu)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2020




    
Neige des bambous
tombe et en pleine nuit
pépient les moineaux

(Chôsetsu)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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Chaque nuit (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2020



Chaque nuit
je m’entraîne à mourir
j’explore la cartographie
de l’au-delà

Dans les villes où je passe
j’organise des expositions
de mes rêves
que je vends au marché noir

(Anise Koltz)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Gao Xingjian

 

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À MA DROITE (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2020




    
À MA DROITE

Nous croyons tous
en un Dieu
mais ce qui arrive
n’a pas de nom
Nous sommes comme des ivrognes
devant la nuit –
l’un de nous
fixe trop longtemps son rêve
et devient aveugle
un autre
panse sa vie blessée
un troisième protège
la forme de cire d’une morte contre le matin
qui roule par-dessus les toits
dans un tonneau en feu
C’est un nouveau jour
assourdissant
qui excite la cruauté
Un ange déchu
veille à ma droite
avec des pierres
et des oiseaux morts

Parfois la loi se trompe
la mort tombe dans le piège
dupée comme un gibier
ouvrez le brayon
rendez la liberté
à ce renard enragé
nous avons besoin de ses dents
de la douceur de son pelage
pour aimer

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour
Traduction:
Editions: Gallimard

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Tu dors (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 4 septembre 2020



 

Alexey Steele floating-dreams1 [1280x768]

Tu dors
douce comme une icône
dehors
le jeune hiver braconne

Tu dors
ma fantasmagorie
dehors
est une allégorie

Tu dors
ta joue à des fossettes
dehors
des brumes s’époussettent

Tu dors
ton sein nu se soulève
dehors
s’esquisse comme un rêve

Tu dors
tes lèvres entrouvertes
dehors
et ses terres désertes

Tu dors
où suis-je dans tes songes
dehors
la nuit chauve s’allonge

Il se peut que déjà tout ne soit que décombres

(Louis Calaferte)

Illustration: Alexey Steele

 

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Le vent du soir (Francis Carco)

Posted by arbrealettres sur 4 septembre 2020



 

Charles Guilloux  _Paysage-2

Le vent du soir

Le vent du soir berce ma peine.
De molles branches, doucement
Balancées, frémissent à peine
Sous un souffle lent et clément.

Le ciel mouvant tourne et s’abaisse
Et, brusquement, voici la nuit.
J’entends glisser , entre les haies,
La fraîcheur vive de la pluie.

Et par dessus le mur, je vois –
Horizon calme – de confuses
Prairies mouillées, mêlées, fondues
Dans les brouillards blêmes et froids.

(Francis Carco)

Illustration: Charles Guilloux

 

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Seul celui qui a osé voir (Christiane Singer)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2020




    
Seul celui qui a osé voir que l’enfer est en lui y découvrira le ciel enfoui.
C’est le travail sur l’ombre, la traversée de la nuit qui permettent la montée de l’aube.

(Christiane Singer)

 

Recueil: Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?
Traduction:
Editions: LE LIVRE DE POCHE

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