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Poésie

Posts Tagged ‘occupé’

Cet hivernage de la pensée (René Char)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2019



Cet hivernage de la pensée
occupée d’un seul être
que l’absence s’efforce de placer à mi-longueur
du factice et du surnaturel.

(René Char)

Illustration: Gennadiy Ulybin

 

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Celui qui n’est pas occupé à naître (Bob Dylan)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2019


 


 

Sarolta Bán   3

Celui qui n’est pas occupé à naître
est occupé à mourir.

(Bob Dylan)

Illustration: Sarolta Bán  

 

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J’admirais descendant vers toi l’espace occupé par le temps (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2018



J’admirais descendant vers toi
L’espace occupé par le temps
Nos souvenirs me transportaient

Il te manque beaucoup de place
Pour être toujours avec moi.

(Paul Eluard)

Illustration: Alexander Alexeieff

 

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Tu as dit est -il quelque chose (Edward Estlin Cummings)

Posted by arbrealettres sur 3 février 2018



Illustration
    

tu as dit Est
-il quelque chose qui
mort ou vivant soit plus beau
que mon corps, l’avoir entre tes doigts
(tremblant toujours un peu)?
Te regardant
au fond des yeux Rien,ai-je dit,sinon cet
air printanier fleurant le jamais le toujours.

…et au travers du treillage qui s’agitait comme
si une main touchait une
main(qui
s’agitait comme si
des doigts touchaient d’une fille
les seins,
légèrement)
Crois-tu en toujours,a demandé
le vent à la pluie
je suis trop occupé avec
mes fleurs pour croire,a répondu la pluie

***

you said Is
there anything which
is dead or alive more beautiful
than my body,to have in your fingers
(trembling ever so little)?
Looking into
your eyes Nothing,i said,except the
air of spring smelling of never and forever.

….and through the lattice which moved as
if a hand is touched by a
hand(which
moved as though
fingers touch a girl’s
breast,
lightly)
Do you believe in always,the wind
said to the rain
I am too busy with
my flowers to believe,the rain answered

(Edward Estlin Cummings)

 

Recueil: Erotiques
Traduction: Jacques Demarcq
Editions: Seghers

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C’était quoi cette vie? (Raymond Carver)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018



Illustration: Olivier de Sagazan 
    
C’était quoi cette vie?
Une vie où un homme est trop occupé

même pour lire des poèmes?

(Raymond Carver)

 

Recueil: La vitesse foudroyante du passé
Traduction: Emmanuel Moses
Editions: Points

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La vie enfumée (Leonard Cohen)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018




    
La vie enfumée

Je n’avais jamais vu tes yeux si grands
Je n’avais jamais vu ton appétit si complètement occupé
Ailleurs est ton festin d’amour
Je sais… il y a longtemps nous nous étions entendus pour garder ça léger
Alors marions-nous encore pour une autre nuit

C’est léger, assez léger
pour nous permettre de le faire
C’est assez léger pour nous permettre de le faire

Souviens-toi quand le paysage a commencé à s’effacer
Je t’ai tenue jusqu’à ce que tu apprenne à marcher dans les airs
Alors ne regarde pas en bas, il n’y a plus de sol
Il n’y a personne qui attend de toute façon
La vie enfumée est pratiquée partout

Alors ajuste ton coeur insatiable à ta guise
Apprends des feuilles d’automne
Qui ne perdent pas leur temps à attendre la neige
Ne dis pas avant que tu seras en retard
Il n’y a rien à cacher

C’est léger, assez léger
pour nous permettre de le faire
C’est assez léger pour nous permettre de le faire

Souviens-toi quand le paysage a commencé à s’effacer
Je t’ai tenue jusqu’à ce que tu apprenne à marcher dans les airs
Alors ne regarde pas en bas, il n’y a plus de sol
Il n’y a personne qui attend de toute façon
La vie enfumée est pratiquée partout

Reviens ici si le moment s’y prête
Tu peux chercher parmi tous mes meilleurs amis

C’est léger, assez léger
pour nous permettre de le faire
C’est assez léger pour nous permettre de le faire

***

THE SMOKEY LIFE

I’ve never seen your eyes so wide
I’ve never seen your appetite quite this occupied
Elsewhere is your feast of love
I know … where long ago we agreed to keep it light
So lets be married one more night

It’s light, light enough
To let it go
It’s light enough to let it go

Remember when the scenery started fading
I held you til you learned to walk on air
So don’t look down the ground is gone,
there’s no one waiting anyway
The Smoky Life is practiced
Everywhere

So set your restless heart at ease
Take a lesson from these Autumn leaves
They waste no time waiting for the snow
Don’t argue now you’ll be late
There is nothing to investigate

It’s light enough, light enough
To let it go
Light enough to let it go

Remember when the scenery started fading
I held you til you learned to walk on air
So don’t look down the ground is gone,
there’s no one waiting anyway
The Smoky Life is practiced everywhere

Come on back if the moment lends
You can look up all my very closest friends

Light, light enough
To let it go
It’s light enough to let it go

(Leonard Cohen)

 

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À cause de quelques chansons (Leonard Cohen)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018




Illustration  de l’auteur
    
À cause de quelques chansons

À cause de quelques chansons
où je parlais de leur mystère,
les femmes ont été
d’une exceptionnelle bienveillance
envers mon grand âge.
Elles ménagent un endroit secret
dans leurs vies occupées
et elles m’y emmènent.
Elles se mettent nues
chacune à sa façon
et elles disent :
« Regarde-moi, Leonard,
regarde-moi une dernière fois. »
Puis elles se penchent sur le lit
et me recouvrent
tel un bébé qui grelotte.

***

Because of a few songs
Wherein I spoke of their mystery,
Women have been
Exceptionally kind
To my old age.
They make a secret place
In their busy lives
And they take me there.
They become naked
In their different ways
And they say,
« Look at me, Leonard
Look at me one last time. »
Then they bend over the bed
And cover me up
Like a baby that is shivering.

(Leonard Cohen)

 

Recueil: Le livre du désir
Traduction: Jean-Dominique Brierre et Jacques Vassal
Editions: Cherche Midi

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Nous nous vîmes (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017



Illustration
    
Nous nous vîmes par un soir calme
(Le coeur se souvient de ces songes).
Les arbres s’habillaient à peine
De leur feuillage de printemps.

De vermillon s’illuminant,
Courant le long de cet étang,
L’étroite allée nous invitait
Aux songes et ombres à jamais.

Cette jeunesse, cette tendresse —
Que fut-elle pour nous, vraiment?
N’est-ce pas elle qui élève
Chacun de mes vers insurgés ?

Le coeur est occupé de rêves,
Le coeur sait que le terme est long,
Il sait le soir sur les étangs
Et votre mouchoir parfumé.

(Alexandre Blok)

 

Recueil: Le Monde terrible
Traduction:Pierre Léon
Editions: Gallimard

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La farce (Miroir)

Posted by arbrealettres sur 28 août 2017




La farce

On est rien
puis on devient
pour se rendre
compte
qu’on reste rien
on s’est
tout juste
occupé
– amusé ?
un brin de temps

que le silence pour le contredire

(Miroir)

Son Blog ici

et TRES bel extrait de film en illustration du poème: Rêve

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Que les choses (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 22 avril 2017



 

 

Que les choses soient occupées à être
est le bonheur de voir.

(Laurent Albarracin)

Illustration

 

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