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Posts Tagged ‘oie’

Seule lune sur seul étang (Bian Shoumin)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2019



Seule lune sur seul étang
D’où s’envole l’oie sauvage

Vers l’infini ouvert
Au-dedans de toi-même

(Bian Shoumin)


Illustration

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UNE LIGNE (Pai Ch’iu)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2019



Illustration : Barbaras BilderKunst – Barbara Walder
    
UNE LIGNE

Ce qui s’élève est ciel, est envol.
Ce qui descend sont vagues écrasantes,
est déchéance et perdition.

Une ligne divise le monde :
abandonné au milieu il y a toi,
désemparé tu vacilles

Réveillée de sa sieste
une oie sauvage pourchasse l’horizon.

Tu es une moucheture de poussière
entre ciel et terre.

***

A LINE

What ascends is sky, escape.
What descends is dashing waves, decadence and decay.

A line divides the world:
You’re left in the centre,
Floating unsupported.

Awakening from an afternoon nap,
A wild goose chases the horizon.

You’re a speck of dust
Between heaven and earth
Seeking a place to stay for the night

***

EEN LIJN

Wat opstijgt is hemel, is vlucht.
Wat neerdaalt zijn verpletterende golven,
is teloorgang en verderf.

Een lijn scheidt de wereld:
achtergelaten in het midden ben jij,
zwalp je hulpeloos rond.

Uit haar middagslaap ontwaakt
jaagt een wilde gans de horizon achterna.

Jij bent een spikkeltje stof
tussen hemel en aarde,

***

EINE LINIE

Was aufsteigt ist Himmel, ist Flucht
Was absteigt sind zerschmetterende Wogen.

Eine Linie trennt die Welt
Vergessen, in der Mitte, bist du
Hilflos treibend

Du bist ein Körnchen Staub
Zwischen Himmel und Erde
Suchst du einen Hort für die Nacht.

***

Una linea

Ciò che sale è il cielo, fuga.
Ciò che scende sono onde che si infrangono, decadenza
e declino.

Una linea divide il mondo: tu
rimani al centro,
galleggiando senza un aiuto.

Svegliandosi dal riposo del pomeriggio
un’oca selvaggia insegue l’orizzonte.

Sei un granello di polvere
fra cielo e terra
Alla ricerca di un posto dove passare la notte.

***

O LINIE

Ce crește spre cer, e doar evadare
Ce cade din el e tumult vijelios.

O linie simplă desparte Pământul
E muchia pe care stingher poposești
Suspendat în derivă

Firicel de nisip
Între cer și pământ
Căutând adăpost pentru-o noapte.

***

ΜΙΑ ΓΡΑΜΜΗ

Ότι ανυψώνεται είναι ουρανός, διαφυγή
Ότι κατέρχεται κύματα ολοφώτεινα, παρακμή, φθορά.

Μια γραμμή χωρίζει τον κόσμο:
Κι έμεινες στο κέντρο
να πλέεις δίχως σωσίβιο.

Tο απόγευμα που ξυπνά
μια χήνα κυνηγά τον ορίζοντα

ένας κόκκος σκόνης είσαι
ανάμεσα σε γη κι ουρανό
και ψάχνεις να βρεις πού να ξοδέψεις τη νύχτα

***

一条线

上升的是天空,逃离。
下降的是汹涌的波浪,颓废和腐朽。
一条线分割世界:
你被留在中心,
没有支撑地漂浮着。
从午睡中醒来,
一只天鹅在追求地平线。
你是天地间的
一粒尘埃
在找个地方过夜。

***

UMA LINHA

O que sobe ao céu, é fuga
O que desce são ondas desfeitas, decadência e perdição.

Uma linha divide o mundo:
Permaneces no centro,
Flutuando sem sustentação.

Despertando de uma sesta
Um ganso selvagem persegue o horizonte.

És um pouco de pó
Entre o céu e a terra
Buscando um lugar de acolhimento à noite.

***

LINIA

Co wzniosłe – jest niebem, ocaleniem.

Co upadłe – jest szalejącymi falami,
dekadencją i rozpadem.

Świat dzieli linia:
Ty pozostajesz w centrum,
unosisz się,
niczym nie podtrzymywany.

Przebudzenie z popołudniowej drzemki.
Dzika gęś goni za horyzont.

Jesteś drobiną pyłu między niebem i ziemią,
poszukującą miejsca na nocleg.

(Pai Ch’iu)

 

Recueil: Ithaca 591
Traduction: Français: Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache / Anglais: Zhou Dao Mo / Néerlandais: Germain Droogenbroodt / Allemand / Italien: Luca Benassi / Roumain: Gabriela Căluțiu Sonnenberg / Grec: Manolis Aligizakis / Chinois / Portugais: José Eduardo Degrazia / Polonais: Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka
Editions: POINTS

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Au soir tombant (Issa)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2019



au soir tombant
un vol d’oies sauvages les fumées
blotti sur moi-même

(Issa)

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La vieille gardeuse d’oies (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2019



 

Thérèse Marthe Françoise Dupré 50

la vieille gardeuse d’oies et ses oies blanches
au bord de l’étang bleu de Prusse
Le vent se cachait dans sa pèlerine
et les princes charmants changeaient de route

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Thérèse Marthe Françoise Dupré

 

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Oie sauvage (Bian Shoumin)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2019



Oie sauvage

(Bian Shoumin)

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LES OIES INQUIETES (Gaston Couté)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2018



Illustration: Christiane Marette
    
LES OIES INQUIETES

Les oies qui traînent dans le bourg
Ainsi que des commères grasses
Colportant les potins du jour,
En troupeaux inquiets s’amassent.
Un gros jars qui marche devant
Allonge le cou dans la brume
Et frissonne au souffle du vent
De Noël qui gonfle ses plumes…

Noël ! Noël !
Est-ce au ciel
Neige folle
Qui dégringole,
Ou fin duvet d’oie
Qui vole.

Leur petit œil rond hébété
A beau s’ouvrir sans trop comprendre
Sur la très blanche immensité
D’où le bon Noël va descendre,
A la tournure du ciel froid,
Aux allures des gens qui causent,
Les oies sentent, pleines d’effroi,
Qu’il doit se passer quelque chose.

Les flocons pâles de Noël
– Papillons de l’Hiver qui trône –
Comme des présages cruels
S’agitent devant leur bec jaune,
Et, sous leur plume, un frisson court
Qui, jusque dans leur chair se coule.
L’heure n’est guère aux calembours,
Mais les oies ont la chair de poule.

Crrr !… De grands cris montent parmi
L’aube de Noël qui rougeoie
Comme une Saint-Barthélemy
Ensanglantée du sang des oies ;
Et, maintenant qu’aux poulaillers
Les hommes ont fini leurs crimes,
Les femmes sur leurs devanciers
Dépouillent les corps des victimes.

(Gaston Couté)

 

 

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AU PRIME TEMPS (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 11 octobre 2018




AU PRIME TEMPS

Des trilles de pluie, de pleurs,
Ça giboule par les traboules,
Le ciel s’éclaire de pâleurs
Fièvre du nuage qui roule,

Battent les averses vernales
Syncopées de coups de soleil.
Noctuelles en saturnales,
Chats en ravaud, vaches, remeils.

La terre aux seins froids de rosées,
Les anges étendus de long
Et les filles bien reposées
Qui vont dansant sur leurs talons,

La redondance des glycines,
Les pampres frileux des lilas,
Puis la jonquille qui dessine
Ses lacs d’or sous les entrelacs

Et ces matins de coeur battant
Plus doux que le duvet des songes,
Caresses lentes des printemps
D’où l’on sort vif comme des plonges

Plus doux que le duvet des oies
— Les pêchers fleuris dans tes yeux
Qui se levaient, me disaient « Toi… » —
Et pourtant, que je t’aime mieux

Depuis que tu dors sous mon toit
Où se sont aimés tant de dieux.

(Maurice Fombeure)

 

 

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Les oies sauvages (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 21 août 2018


oies

 

Nous avons vu passer les oies sauvages,
elles n’apaiseront pas nos rancunes.
Triangle pépiant… Celui de mon amie,
duveté trop doux pour ne pas partir aussi!

(André Frénaud)

 

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Dans la résurrection, il y a confusion (Hilda Doolittle)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2018



La floraison du bâton

[3]
Dans la résurrection, il y a confusion
si nous voulons argumenter ; si nous restons à regarder,

nous ne savons pas où aller ;
dans la résurrection, il y a une simple affirmation,

mais ne traîne pas à regrouper les autres,
dans toute la rue ; ton départ

à un tel moment, est la meilleure preuve
que tu connais le chemin ;

la première oie sauvage s’inquiète-t-elle de savoir
si les autres la suivent ou pas ?

je ne crois pas — elle est contente de partir —
elle sait où elle va ;

ainsi nous faut-il nous grouper ou nous envoler,
comme l’oie des neiges du cercle arctique,

aux Carolines ou en Floride,
ou comme ces vols migratoires

qui planent toujours (dit-on)
au-dessus de l’île perdue, l’Atlantide ;

en quête de ce que nous avions connu,
nous savons qu’un jour nous trouverons

le bonheur ; aujourd’hui tu seras
avec moi en Paradis.

***

but do not delay to round up the others,
up and down the street; your going

in a moment like this, is the best proof
that you know the way;

does the first wild-goose stop to explain
to the others? no—he is off;

they follow or not
that is their affair;

does the first wild-goose care
whether the others follow or not?

I don’t think so—he is so happy to be off—
he knows where he is going;

so we must be drawn or we must fly,
like the snow-geese of the Arctic circle,

to the Carolinas or to Florida,
or like those migratory flocks

In resurrection, there is confusion
if we start to argue; if we stand and stare,

we do not know where to go;
in resurrection, there is simple affirmation,

who still (they say) hover
over the lost island, Atlantis;

seeking what we once knew,
we know ultimately we will find

happiness; to-day shalt thou be
with me in Paradise.

(Hilda Doolittle)

Illustration: Hiroshige

 

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Épris de toi (Kiyohara no Fukayabu)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2018



vol oie sauvage 

Épris de toi
Mon coeur n’est pas
Une oie sauvage, mais
Comme elle, qui crie en traversant les nuages,
Je pleure, l’esprit perdu dans le vague.

(Kiyohara no Fukayabu)

Illustration

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