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Poésie

Posts Tagged ‘oiseau’

Au fond de la cour (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2017



 

Au fond de la cour
le gris tremblé des tôles

La pénombre du hangar
fleurie d’oiseaux

Les herbes sous le vent
comme un premier langage

(Georges Bonnet)

 

 

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L’armée des façades (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2017



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L’armée des façades
Les toits en quête d’oiseaux

Des volets clos
aux couleurs difficiles

La vie entre deux pavés
dans un brin d’herbe

(Georges Bonnet)

 Illustration

 

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Sur l’herbe du verger (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 25 février 2017



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Sur l’herbe du verger
les ombres en famille

Au loin
la certitude du fleuve

La vie passe
violettes fanées
odeurs en haillons

La mémoire sans fin
rassemble ses oiseaux

(Georges Bonnet)

 Illustration

 

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SECONDE VIE ICARE (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2017



 

SECONDE VIE
ICARE

La voix du soleil

Écoute écoute-moi car toi tu peux m’entendre
Je le vois à tes yeux sans repos
Je le vois à tes mains raidies lorsque les mots sont pauvres puis
comme des feuilles qui ne peuvent mieux faire que mourir
Je le sens à ce souffle qui te prend et te laisse comme si les oiseaux
t’avaient quitté
Écoute écoute-moi car toi tu peux sortir de ta chair et de ta maison
comme le ferait un mort neuf de ses bandelettes
Tu peux m’entendre toi qui sais que ces épis de blé que l’on sépare
ne témoigneront plus pour le chant de la terre
Tu peux m’entendre toi qui cherches la vie et la raison de vivre
Toi qui sais que tout est autre chose encore
Et le secret dont tu as une part aussi vrai que le son de tes pas
sur l’asphalte des villes

Ce cri que je suis
Ce cri que je suis en toi
Écoute-le et laisse ces royaumes sans énigmes où les jours
s’abattent l’un sur l’autre comme les volets d’une maison sage

Ce cri que je suis en toi fera tomber les écailles de ta première
naissance

Ce cri d’amour que je suis en toi
Ce cri d’amour que je suis en toi

Plus terrible que l’inquiétude du matin et que les mers dont la
nuit sonde les profondeurs
D’autres n’en veulent pas

Ils laissent accumuler en eux des moissons vaines entre lesquelles
je ne peux me frayer le passage

Ce cri
Ce cri terrible et tendre que je suis en toi habite ton visage le
plus nu
Qu’il te prenne que tu n’aies plus de cesse
Qu’il redresse ta jeune nuque qu’il batte à tes tempes
Et en ce point sacré entre tes deux yeux.

(Andrée Chedid)

Illustration: Henri Matisse

 

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Il se passait peu de choses (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2017



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Il se passait peu de choses
à elle seule la colline faisait le matin
de grandes étendues
donnaient des fenêtres généreuses
les romarins se grisaient de leur haleine
sous les vitres les planchers
gardaient leurs guêpes mortes
le cerisier de l’armoire espérait ses oiseaux
un pigeon roucoulait
le ciel était gris de rien

(Georges Bonnet)

 

 

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Tout se voyait (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2017



 

Tout se voyait
la nostalgie de la saison qui se meurt
la soif des vieux murs
la folie des alliances
le fin duvet des paroles tendres
Parfois les prémices d’un espoir
dans ses feuillages d’oiseaux

(Georges Bonnet)

 

 

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Sans raison parfois (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017



Sans raison parfois
un souvenir naissait d’un bercement
de bruits d’oiseaux dans un buisson d’années
de la rumeur d’une forêt profonde
encore aimée des dieux
dans une nuit d’été d’étoiles familières
du silence de la mer
de la pâleur des dunes
du défi d’un orage
d’un désir mêlé au vent

(Georges Bonnet)

 

 

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Ce n’était pas encore l’allégresse (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2017



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Ce n’était pas encore l’allégresse
mais le ciel dans les pommiers
au plus près des oiseaux
allait jusqu’à la danse
et les fleurs les plus graciles
se faisaient libellules

Ils se donnaient tels qu’ils étaient
avec dans leurs paroles
le risque de l’amitié

(Georges Bonnet)

Illustration: Edvard Munch

 

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Ô lumineux matin (Anna de Noailles)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2017



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Ô lumineux matin

Ô lumineux matin, jeunesse des journées,
Matin d’or, bourdonnant et vif comme un frelon,
Qui piques chaudement la nature, étonnée
De te revoir après un temps de nuit si long ;

Matin, fête de l’herbe et des bonnes rosées,
Rire du vent agile, oeil du jour curieux,
Qui regardes les fleurs, par la nuit reposées,
Dans les buissons luisants s’ouvrir comme des yeux ;

Heure de bel espoir qui s’ébat dans l’air vierge
Emmêlant les vapeurs, les souffles, les rayons,
Où les coteaux herbeux, d’où l’aube blanche émerge,
Sous les trèfles touffus font chanter leurs grillons ;

Belle heure, où tout mouillé d’avoir bu l’eau vivante,
Le frissonnant soleil que la mer a baigné
Éveille brusquement dans les branches mouvantes
Le piaillement joyeux des oiseaux matiniers,

Instant salubre et clair, ô fraîche renaissance,
Gai divertissement des guêpes sur le thym,
– Tu écartes la mort, les ombres, le silence,
L’orage, la fatigue et la peur, cher matin…

(Anna de Noailles)

Illustration: Carry Akroyd

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Les roses d’Ispahan (Charles Leconte de Lisle)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2017



rose d'Ispahan

Les roses d’Ispahan

Les roses d’Ispahan dans leur gaîne de mousse,
Les jasmins de Mossoul, les fleurs de l’oranger
Ont un parfum moins frais, ont une odeur moins douce,
O blanche Leïlah ! que ton souffle léger.

Ta lèvre est de corail, et ton rire léger
Sonne mieux que l’eau vive et d’une voix plus douce,
Mieux que le vent joyeux qui berce l’oranger,
Mieux que l’oiseau qui chante au bord du nid de mousse.

Mais la subtile odeur des roses dans leur mousse,
La brise qui se joue autour de l’oranger
Et l’eau vive qui flue avec sa plainte douce
Ont un charme plus sûr que ton amour léger !

O Leïlah ! depuis que de leur vol léger
Tous les baisers ont fui de ta lèvre si douce,
Il n’est plus de parfum dans le pâle oranger,
Ni de céleste arôme aux roses dans leur mousse.

L’oiseau, sur le duvet humide et sur la mousse,
Ne chante plus parmi la rose et l’oranger ;
L’eau vive des jardins n’a plus de chanson douce,
L’aube ne dore plus le ciel pur et léger.

Oh ! que ton jeune amour, ce papillon léger,
Revienne vers mon coeur d’une aile prompte et douce,
Et qu’il parfume encor les fleurs de l’oranger,
Les roses d’Ispahan dans leur gaîne de mousse !

(Charles Leconte de Lisle)

Illustration

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