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CE QUE DIT LA GRIVE (John Keats)

Posted by arbrealettres sur 14 avril 2019



 

CE QUE DIT LA GRIVE

O toi dont le visage sentit le vent d’Hiver,
Dont l’oeil a vu les nuages de neige suspendue dans la brume,
Les cimes noires des ormes dans les étoiles glaçantes
Pour toi le printemps sera temps de moisson.
O toi dont le seul livre a été la lumière
Des suprêmes ténèbres dont tu te nourrissais
Nuit après nuit, déserté de Phébus
Pour toi le printemps sera un triple matin.
Ne te tourmente point en quête du savoir ! Je n’en ai pas,
Et pourtant mon chant vient de lui-même avecque la chaleur.
Ne te tourmente point en quête du savoir. Je n’en ai pas
Et pourtant le soir écoute. Qui s’attriste
A la pensée de l’oisiveté ne peut être oisif,
Et celui-là veille, qui se croit endormi.

(John Keats)

Illustration

 

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UN NAVIRE A L’ABRI DU VENT CONTRAIRE (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2018



Illustration: Hokusaï
    
UN NAVIRE A L’ABRI DU VENT CONTRAIRE
Sou-Tong-Po

Les voiles tombent lourdement le long du mât, le vent joue de la flûte avec fureur.
De tous côtés, en écumant, les vagues battent le navire ;
on dirait qu’il est posé au milieu d’une grande fleur blanche.

L’ancre, au bout de sa chaîne, descend dans l’eau et s’accroche aux rochers ;
de mille et mille lieues le vent se lance contre elle, et ils luttent ensemble.
On dirait que la mer veut escalader la montagne, pour atteindre le ciel ;
par moments le ciel et la mer paraissent se rejoindre.

Les marins, oisifs, dorment dans le navire, calmes sur l’océan furieux.
Cependant le cœur aussi a ses vents contraires et ses orages.
Lorsque le temps nous permettra de repartir,
j’écrirai ma pensée sur le flanc de la montagne.

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

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UNE NUIT DE PLUIE EN AUTOMNE (Bai Juvi)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2018



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UNE NUIT DE PLUIE EN AUTOMNE

A la fin de l’automne la nuit est froide
Oisif, le vieillard veille tard
La lampe éteinte
Il se met au lit
En écoutant le bruit agréable de la pluie

Le fagot dans le poêle est déjà réduit en cendres
Le parfum du bois donne encore de la chaleur
Le lendemain matin il fait beau et froid
Le vieux tarde encore dans la chaleur du lit
Les feuilles rouges givrées jonchent le perron

(Bai Juvi)

 

 

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Nuit sur la lande (Gustave Kahn)

Posted by arbrealettres sur 8 mars 2018



Nuit sur la lande

Toi qui m’as désappris la douleur
sirène qui chante à la rade la meilleure
je tresserai pour toi les âmes de mon âme.

Fleur de l’ardent épithalame
temple oisif aspirais du seuil de mes tentes
je te bercerai des légendes de l’attente.

Au portique de ta beauté
je suis venu chargé des toisons d’aurore
brodées loin des yeux, de toutes les flores.

J’en ferai les tapis pour ta sérénité
et si l’heure chagrine attristait votre front
je le caresserai des aubes de ma passion.

(Gustave Kahn)

 

 

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Cherchant le moine taoïste Chang, de Nan-qi (Liu Chang-qing)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2018



 

    
Cherchant le moine taoïste Chang, de Nan-qi

Le long du chemin, en maints lieux traversés :
Traces de sabots sur le tapis de mousse…

De blancs nuages entourent l’îlot paisible
Derrière les herbes folles, une porte oisive

Contempler, après la pluie, la couleur des pins
Puis atteindre, au-delà du mont, la source

Une fleur dans l’eau éveille l’esprit du Chan
Face à face : déjà hors de la parole

(Liu Chang-qing)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Le mont Jing-ting (Li Bo)

Posted by arbrealettres sur 27 janvier 2018



Illustration: Yang Yongliang
    
Le mont Jing-ting

Les oiseaux s’envolent, disparaissent
Un dernier nuage, oisif, se dissipe
A se contempler infiniment l’un l’autre
Il ne reste que le mont Révérence

(Li Bo)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Dans la chambre d’un bonze (Wang Chang-ling)

Posted by arbrealettres sur 27 janvier 2018




    
Dans la chambre d’un bonze

Une cour emplie de fleurs de palmier
Les mousses pénétrant la chambre oisive
De l’un à l’autre la parole a cessé
Dans l’air flotte un étrange parfum

(Wang Chang-ling)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Nulle heure n’est oisive (André Chénier)

Posted by arbrealettres sur 31 janvier 2017



 

Nulle heure n’est oisive et nul instant n’est vide.
Le temps vole, pour eux, d’une aile si rapide !
Tous deux muets, tous deux tranquilles à l’écart,
S’étonnent à la fin qu’il soit déjà si tard.
Ils se parlent d’amour dans leur silence même.
L’âme sans le vouloir rêve de ce qu’elle aime.
Il est là : c’est assez.

(André Chénier)

Illustration

 

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Dans le monde, je suis oisif (Lohan Heshang De Hangzhou)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2016



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Dans le monde, je suis oisif,
Pour les hommes, un bonze bizarre.
Qu’ils se rient de moi à loisir
Partout je bondis librement.

(Lohan Heshang De Hangzhou)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Illustration

 

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Bouquet de flammes… (Raymond Radiguet)

Posted by arbrealettres sur 3 janvier 2016




Bouquet de flammes…

Bouquet de flammes (que délie
Des faveurs l’innocent larcin)
Où se noyer en compagnie
Des colombes de la Saint-Jean.

De l’eau qui ne peut en son lit
Obtenir la tranquillité,
Et des feux oisifs qui s’ennuient
Loin des lieux par Vénus hantés,

Roucoulent les vagues, singeant
Dans leur adorable colère
Un sein qui se gonfle de lait.
Ou de désir ? Plutôt cela.

(Raymond Radiguet)

Illustration: Jules Breton

 

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