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Posts Tagged ‘(Oktay Rifat)’

Émerveillement (Oktay Rifat)

Posted by arbrealettres sur 27 avril 2018



 

Émerveillement

Que c’est beau ! Les cheveux ne dépassent pas la nuque,
Ils finissent à notre front ;
Les cils un par un
Les sourcils effilés !
Que c’est beau le visage de l’homme,
Os de la pommette, et dix doigts !
Ah, notre monde ! Toutes ces saisons,
Les nuages, le peuplier effilé,
Et Istanbul !

(Oktay Rifat)

Illustration: Keniz

 

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Réminiscences dans un songe (Oktay Rifat)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2016




Réminiscences dans un songe

À la main son chandelier à quatre branches
Dans ses yeux la flamme des bougies
Ses jupes frôlent le sol ses pieds invisibles
Nus, sur les dalles

Un corridor — interminable —
Sur les murs anciens du Temps
Les squelettes, les rets des fossiles
Vers la désespérance étirée
La beauté de sa robe blanche

Tremblante, comme les musiques de ce jour-là.

(Oktay Rifat)

Illustration: John Everett Millais

 

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L’homme (Oktay Rifat)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2016




L’homme

Une grande prairie — verte —
Dans la prairie paissent le cheval et l’âne — célestes
Derrière, une maison — petite —
Un sapin — peut-être aussi un cyprès —
Devant, un homme est couché — allongé —
Allongé de tout son long.

(Oktay Rifat)

Illustration: Guillaume Bodinier

 

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Le portrait du Conquérant (Oktay Rifat)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2016



 

Le portrait du Conquérant

Sur le dôme de Sainte-Sophie un nuage blanc,
Je regarde, il a filé. Mon chapelet couleur miel,
Jours d’ambre, les feuilles sont tombées, et l’espoir,
La pluie d’automne noeud à noeud sur la vitre descend.

À moi furent les caftans qui flottaient, à moi
L’encolure des chevaux, il n’en reste que du vent !
J’ai touché de la main les pierres des remparts,
À moi était Istanbul, les bastions pareils à moi.

Dans des plats d’or j’ai pris mes repas, j’ai bu l’eau
Dans des coupes d’or, j’ai franchi le Danube fougueux,
Moi, Sultan Mehmet, Avnî, grand par mes aigrettes.

Dans un portrait je suis un nain, ce n’est pas moi,
Mon turban, ma pelisse froide, ma rose sans parfum,
Je cherche, je me cherche par terre, follement.

(Oktay Rifat)

 

 

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L’enfant (Oktay Rifat)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2016




L’enfant

Cet enfant grandit,
Il devient comme son père,
Et puis après, messieurs,
Il meurt.

(Oktay Rifat)

Illustration: Ademaro Bardelli

 

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La tasse (Oktay Rifat)

Posted by arbrealettres sur 13 septembre 2016




La tasse

En prenant la tasse sur la table
Qu’as-tu laissé à la mer
La fenêtre ailes ouvertes
Les nuages ont fondu d’un seul coup
Soudain s’est éteint le ciel
Quant à l’enfant il va se noyer.

(Oktay Rifat)

 

 

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Feuille (Oktay Rifat)

Posted by arbrealettres sur 13 septembre 2016



 

Feuille

Si toutes mes feuilles s’ouvrent
Prends peur
Car ma solitude c’est moi
Car mon dénuement c’est moi
De la tête aux pieds.

(Oktay Rifat)

Illustration: Follon

 

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La mer (Oktay Rifat)

Posted by arbrealettres sur 13 septembre 2016




La mer

La mer dont on voit le fond, regarde
Regarde
Regarde.

(Oktay Rifat)

 

 

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Odeur de lilas (Oktay Rifat)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2016




Odeur de lilas

Odeur de lilas qui tiens le coin de la rue,
Lâche-moi, laisse-moi passer.

(Oktay Rifat)

Illustration

 

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La femme en blanc sur le balcon (Oktay Rifat)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2016



 

La femme en blanc sur le balcon

La femme en blanc sur le balcon
Le point qui noue le paysage
Le coeur d’une harmonie sans bornes
Sous la voûte bleue du ciel
La femme en blanc sur le balcon
Mesure de la couleur et de l’espace
De ses épaules tombe dirait-on
La cascade cristalline du temps.

(Oktay Rifat)

Illustration: Edouard Manet

 

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