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Poésie

Posts Tagged ‘opium’

Brouillard de l’opium (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2019



Illustration: Paul-Baudry Cécile
    
Brouillard de l’opium tout trempé d’indolence,
Robe d’or suspendue aux jardins du silence.

(Paul-Jean Toulet)

 

Recueil: Les contrerimes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Un Ordre existe au-delà (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2018


ordre

Ce Monde n’est pas Conclusion.
Un Ordre existe au-delà –
Invisible, comme la Musique –
Mais réel, comme le Son –
Il attire, et il égare –
La Philosophie – ne sait –
Et par une Enigme, au terme –
La Sagacité doit passer –
Son concept, échappe aux savants –
Sa conquête, à des Hommes
A valu le Mépris de Générations
Et la Crucifixion –
La Foi glisse – rit, et se reprend –
Rougit devant témoin –
S’accroche à un fétu d’Evidence –
Et sur la Girouette, s’oriente –
Gesticulations en Chaire –
Grondements d’Alléluias –
Nul Opium ne peut calmer la Dent
Qui ronge l’âme –

(Emily Dickinson)

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Coquelicots en juillet (Sylvia Plath)

Posted by arbrealettres sur 10 novembre 2018




    
Coquelicots en juillet

Petits coquelicots, petites flammes d’enfer,
Vous ne faites pas mal ?

Vous tremblez. Je ne sais pas vous toucher.
Je mets les mains dans les flammes. Rien ne brûle.

Et cela m’épuise de vous regarder
Trembler comme ça, rouge vif et froissés comme une bouche.

Une bouche que l’on vient d’ensanglanter.
Oh petites jupes sanglantes !

Il y a des vapeurs que je ne peux toucher.
Où est votre opium, où sont vos capsules écoeurantes ?

Si je pouvais saigner, ou dormir! —
Si ma bouche pouvait épouser une blessure pareille !

Ou vos sucs distiller pour moi, dans cette capsule de verre,
Une stupeur, un apaisement.

Mais pas de couleur. Pas de couleur.

(Sylvia Plath)

 

Recueil: Ariel
Traduction:
Editions: Gallimard

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Enfer (Jules Laforgue)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018



Enfer

Quand je regarde au ciel, la rage solitaire
De ne pouvoir toucher l’azur indifférent
D’être à jamais perdu dans l’immense mystère
De me dire impuissant et réduit à me taire,
La rage de l’exil à la gorge me prend!

Quand je songe au passé, quand je songe à l’histoire,
A l’immense charnier des siècles engloutis,
Oh! je me sens gonflé d’une tristesse noire
Et je hais le bonheur, car je ne puis plus croire
Au jour réparateur des futurs paradis!

Quand je vois l’Avenir, l’homme des vieilles races
Suçant les maigres flancs de ce globe ennuyé
Qui sous le soleil mort se hérissant de glaces
Va se perdre à jamais sans laisser nulles traces,
Je grelotte d’horreur, d’angoisse et de pitié.

Quand je regarde aller le troupeau de mes frères
Fourmilière emportée à travers le ciel sourd
Devant cette mêlée aux destins éphémères,
Devant ces dieux, ces arts, ces fanges, ces misères,
Je suis pris de nausée et je saigne d’amour!

Mais si repu de tout je descends en moi-même,
Que devant l’Idéal, amèrement moqueur,
Je traîne l’Être impur qui m’écoeure et que j’aime,
Étouffant sous la boue, et sanglote et blasphème,
Un flot de vieux dégoûts me fait lever le coeur.

Mais, comme encor pourtant la musique me verse
Son opium énervant, je vais dans les concerts.
Là, je ferme les yeux, j’écoute, je me berce.
En mille sons lointains mon être se disperse
Et tout n’est plus qu’un rêve, et l’homme et l’univers.

(Jules Laforgue)


Illustration: Jerome Bosch

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CHOSES À EMPOIGNER ET CHOYER (Chawqi Baghdadi)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2018



 

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CHOSES À EMPOIGNER ET CHOYER

Il est certaines choses…

Je ne cherche pas à percer les secrets
Si j’entre dans la caverne surveillée
et franchis des murs
je ne cède à l’opium
ni ne m’abandonne aux rêves des marchands
Je sais…
Il est des portes verrouillées
des coursiers à l’inflexible croupe
des galaxies refusant le retour
des femme ignorantes de l’amour
des hommes aux sourires creux
Ce que je cherche
Je ne sais
Il est certaines choses…
Pain cuit à point
amour très pur

Certaines choses qui adviennent…
Partage entre les enfants
sincérité dite avant la mort
fleur sauvage
pointant dans la fange d’une tranchée
et donnant vaillance au combattant
histoire d’amour
née dans l’effroi
et survivant aux armes

Certaines choses qui adviennent…
Si ma main pouvait s’étendre
ne point sombrer dans l’abîme
je saisirais un appui
moi qui vacille sur l’étroite passerelle
poussé
dépassé
piétiné par un cheval
rejeté par une femme
quand un soir
je lui vouai
corps et folie
Il est des choses
qui ne peuvent grandir
sans voix pour les animer
dans tant de bruit
flûte unique
langage secret
coeur se souvenant

Il est certaines choses qui adviennent
que révèle ce monde
que nous empoignons
ne lâchons
choyons faisons croître
et offrons ailleurs.

(Chawqi Baghdadi)

Découvert chez Lara ici

Illustration: ArbreaPhotos

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D’après tes cheveux rougeoyants (Edward Estlin Cummings)

Posted by arbrealettres sur 1 février 2018



    
D’après tes cheveux rougeoyants s’instaure
Un crépuscule,en gage de quelles perles implorantes;
D’après la vigne charnelle ta beauté se retord
Sur moi,avec des opiums aussi fourmillants
Qu’immobile attend ma chair littérale;
Déjà tournoie l’attentif vent spirituel
Sur le massacre des grives et des merles
De cette rapide forêt que ton sourire dévoile;

M’arrêtant,je lève les yeux du mieux que je puis,
Où se referme l’arc de deux bougies frêles
Au-dessus d’une cézannienne aquarelle.
Mais,d’amour assoiffée,tu souffles ce qui luit;
En totale terreur de l’obscurité réelle
Changeant l’équivalent timide d’un rêve.

***

After your poppied hair inaugurates
Twilight,with earnest of what pleading pearls;
After the camal vine your beauty curls
Upon me,with such tingling opiates
As immobile my literal flesh awaits;
Ere the attent wind spiritual whirls
Upward the murdered throstles and the merles
Of that prompt forest which your smile creates;

Pausing,I lift my eyes as best I can,
Where twain frail candles close their single arc
Upon a water-colour by Cezanne.
But you,love thirsty,breathe across the gleam;
For total terror of the actual dark
Changing the shy equivalents of dream.

(Edward Estlin Cummings)

 

Recueil: Erotiques
Traduction: Jacques Demarcq
Editions: Seghers

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La sagesse des parfums (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 16 novembre 2017




    
La sagesse des parfums

Vieilles écorces nécrosées
Que des suintements verts enduisent,
Lichens, mousses décomposées
Où des baves d’argent reluisent,

Vernes au ciel de pluviôse
Emmêlant, spectres affolés,
Vos troncs aux pourpres ecchymoses
Et que la serpe a mutilés,

Dispersant vos branches moisies,
Répandez vos philtres, ma chair
Réclame votre anesthésie,
Allégeante morphine, éther.

Que loin des langueurs bestiales
Et du vouloir-vivre importun,
Me plonge en une paix claustrale
Votre torpeur morne, ô parfums.

Bouquets d’anémiques astères
Brouillant au cours des eaux flétries
Des pâleurs mauves de paupières
Que l’ardent amour a meurtries,

Rosiers diaphnéisés,
Blêmes comme des fronts de nonnes,
Qui tendrement agonisez
Aux humides vergers d’automne,

Distillez dans le soir qui meurt
Vers nos coeurs la subtile essence,
Ainsi qu’un opium endormeur,
De vos fleurs en déliquescence;

Prodiguez, troncs velus des ormes
Qu’ont abattus les bûcherons,
Vos sourds relents de chloroforme
Et nos blessures se tairont.

(Marie Dauguet)

 

 

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SULTANERIE (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 20 juillet 2017


 


 

SULTANERIE

Dans tes cheveux, flot brun qui submerge le peigne
Sur tes seins frissonnants, ombrés d’ambre, que baigne
L’odeur des varechs morts dans les galets le soir,
Je veux laisser tomber par gouttes les essences
Vertigineuses et, plis froids, les patiences
Orientales, en fleurs d’or sur tulle noir.

Éventrant les ballots du pays de la peste,
J’y trouverai, trésor brodé, perlé, la veste
Qui cache mal ta gorge et laisse luire nus
Tes flancs. Et dans tes doigts je passerai des bagues
Où, sous le saphir, sous l’opale aux lueurs vagues,
Dorment les vieux poisons aux effets inconnus.

Dans l’opium de tes bras, le haschisch de ta nuque,
Je veux dormir, malgré les cris du monde eunuque
Et le poignard qui veut nous clouer cœur sur cœur.
Qu’entre tes seins, faisant un glissement étrange,
Ton sang de femme à mon sang d’homme se mélange,
La mort perpétuera l’éclair d’amour vainqueur !

(Charles Cros)

Illustration: William Bouguereau

 

 

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Ode à un rossignol (John Keats)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2017



 

Heiko Müller rossignol

Ode à un rossignol

Mon coeur se serre et une torpeur douloureuse
Me prend comme si j’avais bu à longs traits
La cigüe, ou bien quelque morne opium,
Et coulé à l’instant au fond du Léthé :
Non que j’envie ton heureuse fortune,
Mais je me réjouis trop de ta félicité, –
Qu’ainsi, dryade aux ailes légères,
Dans un mélodieux bouquet
De hêtres verts et d’ombres innombrables,
A plein gosier tu incantes l’été.

O que je boive une gorgée d’un vin
Rafraîchi dans les abîmes de la terre,
Fleurant bon Flore et la verte campagne,
Danse et chant de Provence, allégresse solaire !
O la chaleur du Sud à plein cratère
Où rougit l’authentique Hippocrène,
Son chapelet de bulles pétillant
A la bouche tachée de pourpre ;
O que j’en boive ! et quitter, ignoré, le monde,
M’évanouir avec toi dans la forêt profonde :

M’évanouir au loin, me dissoudre, oublier
Ce qu’en ta frondaison tu ne connus jamais,
L’ennui d’ici, la fièvre, le dégoût
Des humains occupés à s’écouter gémir ;
Où la paralysie ne laisse tressaillir
Que l’ultime poil gris, triste, clairsemé,
Quand, devenue d’une pâleur de spectre,
La jeunesse diaphane se meurt ;
Où toute pensée n’est plus rien que douleur
Et désespoir aux yeux vides ;
La Beauté même en perd son regard lustral,
Et le nouvel Amour languit, sans avenir.

Au loin ! Au loin ! Je volerai vers toi,
Non sur le char aux léopards de Bacchus,
Mais sur les ailes invisibles de la Poésie,
Tout encombré pourtant de mon cerveau infirme :
Avec toi, déjà ! Tendre est la nuit,
Et il se peut que sur son trône la Reine Lune
Se drape d’un essaim féérique d’étoiles ;
Pourtant ici nulle lumière,
Sinon ce qui nous vient des cieux avec les brises
Et court sur les chemins moussus, dans les ténèbres.

Je ne puis distinguer ni les fleurs à mes pieds,
Ni l’encens délicat flottant dans la ramure,
Mais dans l’obscur embaumé je perçois chaque effluve
Que répand alentour la saison opportune,
Sur l’herbe, le hallier, les baies sauvages,
La blanche aubépine et l’églantier pastoral,
Et l’éphémère violette sous les feuilles ;
Et sur la fille aînée du mois de Mai,
La rose musquée qui déborde de rosée enivrante,
Annonçant les soirées bourdonnantes d’été.

J’écoute sombrement ; c’est vrai que souvent,
A moitié amoureux de la Mort consolante,
Dans plus d’un vers rêveur je l’ai nommée tendrement,
Qu’elle emporte dans les airs mon souffle apaisé ;
Maintenant plus que jamais, mourir semble une fête,
Cesser d’exister, sans douleur, à minuit,
Au moment même, Rossignol, où en pareille extase
Tu donnes libre cours à ton âme !
Et toujours tu chanterais, mais vainement,
Ton haut requiem au gazon de ma tombe.

Toi, tu n’es pas né pour mourir, Oiseau immortel !
Nulle avare génération ne t’a foulé aux pieds ;
Cette voix que j’entends dans la nuit fugitive
Aux temps anciens berçait souverains et bouffons :
Ce même chant, qui sait, avait trouvé la voie
Du triste coeur de Ruth privée de sa patrie,
Debout, en larmes, parmi la moisson étrangère ;
Le même qui maintes fois enchanta
Des croisées par magie ouvertes sur l’écume
De mers dangereuses, au pays sans retour des fées.

Sans retour ! C’est un glas qui résonne en ces mots,
M’arrache à toi, me livre à ma solitude.
Adieu ! Car malgré ce qu’on dit, les chimères
Ne peuvent tout à fait nous abuser, – elfe joueur,
Adieu ! Adieu ! ton hymne plaintif s’évanouit,
Court sur le pré voisin et le ruisseau tranquille,
Jusqu’au sommet de la colline ; le voilà enterré
Tout au fond, sous l’herbe du val proche :
Etait-ce une vision ? ou un rêve éveillé ?
La musique envolée, suis-je avec elle en songe ?

***

Ode to a the Nightingale

My heart aches, and a drowsy numbness pains
My sense, as though of hemlock I had drunk,
Or emptied some dull opiate to the drains
One minute past, and Lethe-wards had sunk:
‘Tis not through envy of thy happy lot,
But being too happy in thine happiness, –
That thou, light-winged Dryad of the trees,
In some melodious plot
Of beechen green and shadows numberless,
Singest of summer in full-throated ease.

O, for a draught of vintage! that hath been
Cool’d a long age in the deep-delved earth,
Tasting of Flora and the country green,
Dance, and Provençal song, and sunburnt mirth!
O for a beaker full of the warm South,
Full of the true, the blushful Hippocrene,
With beaded bubbles winking at the brim,
And purple-stained mouth;
That I might drink, and leave the world unseen,
And with thee fade away into the forest dim:

Fade far away, dissolve, and quite forget
What thou among the leaves hast never known,
The weariness, the fever, and the fret
Here, where men sit and hear each other groan;
Where palsy shakes a few, sad, last gray hairs,
Where youth grows pale, and spectre-thin, and dies;
Where but to think is to be full of sorrow
And leaden-eyed despairs,
Where Beauty cannot keep her lustrous eyes,
Or new Love pine at them beyond to-morrow.

Away! away! for I will fly to thee,
Not charioted by Bacchus and his pards,
But on the viewless wings of Poesy,
Though the dull brain perplexes and retards:
Already with thee! tender is the night,
And haply the Queen-Moon is on her throne,
Cluster’d around by all her starry Fays;
But here there is no light,
Save what from heaven is with the breezes blown
Through verdurous glooms and winding mossy ways.

I cannot see what flowers are at my feet,
Nor what soft incense hangs upon the boughs,
But, in embalmed darkness, guess each sweet
Wherewith the seasonable month endows
The grass, the thicket, and the fruit-tree wild;
White hawthorn, and the pastoral eglantine;
Fast fading violets cover’d up in leaves;
And mid-May’s eldest child,
The coming musk-rose, full of dewy wine,
The murmurous haunt of flies on summer eves.

Darkling I listen; and, for many a time
I have been half in love with easeful Death,
Call’d him soft names in many a mused rhyme,
To take into the air my quiet breath;
Now more than ever seems it rich to die,
To cease upon the midnight with no pain,
While thou art pouring forth thy soul abroad
In such an ecstasy!
Still wouldst thou sing, and I have ears in vain –
To thy high requiem become a sod.

Thou wast not born for death, immortal Bird!
No hungry generations tread thee down;
The voice I hear this passing night was heard
In ancient days by emperor and clown:
Perhaps the self-same song that found a path
Through the sad heart of Ruth, when, sick for home,
She stood in tears amid the alien corn;
The same that oft-times hath
Charm’d magic casements, opening on the foam
Of perilous seas, in faery lands forlorn.

Forlorn! the very word is like a bell
To toll me back from thee to my sole self!
Adieu! the fancy cannot cheat so well
As she is fam’d to do, deceiving elf.
Adieu! adieu! thy plaintive anthem fades
Past the near meadows, over the still stream,
Up the hill-side; and now ’tis buried deep
In the next valley-glades:
Was it a vision, or a waking dream?
Fled is that music: – Do I wake or sleep?

(John Keats)

Illustration: Heiko Müller

 

 

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Rondel musical (Albert Lozeau)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2017



Rondel musical

La musique berce nos peines
Et les endort pour un moment,
Comme en ses bras bonne maman
Berce bébé, des heures pleines.

Tout cède à son enchantement :
Regrets, remords, désespoirs, haines…
La musique berce nos peines
Et les endort pour un moment.

Doux vent d’oubli soufflé des plaines
Bienheureuses du firmament ;
Harmonieux apaisement ;
Opium des âmes humaines…
La musique berce nos peines.

(Albert Lozeau)

Illustration: Remedios Varo Uranga

 

 

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