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Poésie

Posts Tagged ‘opposé’

QU’ON EST BIEN (Guy Béart)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2018



QU’ON EST BIEN

Qu’on est bien
Dans les bras
D’une personne du sexe opposé
Qu’on est bien
Dans les bras

Qu’on est bien
Dans les bras
D’une personne du genre qu’on n’a pas
Qu’on est bien
Dans ces bras

C’est la vraie prière
La prochaine aime le prochain
C’est la vraie grammaire
Le masculin s’accorde avec le féminin

Certains jouent quand même
Les atouts de même couleur
Libre à eux moi j’aime
Les valets sur les dames
les trèfles sur les cours

Les creux sur les bosses
Tout finit par se marier
Les bons sur les rosses
Et même les colombes avec les éperviers

Qu’on est bien
Dans les bras
D’une personne du sexe opposé
Qu’on est bien
Dans ces bras

(Guy Béart)

 

 

 

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Moi — toi (Carolyn Carlson)

Posted by arbrealettres sur 17 décembre 2017




    
Moi — toi
flèches volant dans des directions opposées
et qui convergent vers le centre
cocréateurs avec l’univers

(Carolyn Carlson)

 

Recueil: brins d’herbe
Traduction: Jean-Pierre Siméon
Editions: Actes Sud

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Il n’est pas sûr (Jacqueline Kelen)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2017



Illustration
    
Il n’est pas sûr que les sanglots
soient à l’opposé des éclats de rire,
ni que les larmes silencieuses
disent le contraire du sourire radieux…

(Jacqueline Kelen)

 

Recueil: Les Larmes
Traduction:
Editions: Alternatives

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LA MÉSENTENTE (Gabriel Cousin)

Posted by arbrealettres sur 8 janvier 2017



LA MÉSENTENTE

Quelquefois, malgré nous, la porte s’ouvre et la mésentente entre et s’installe.
Nous n’avons rien vu, rien entendu.
L’orgueil donne ses ordres.
L’égoïsme brandit son miroir.
L’ergotage salit les murs et les carrelages.
La mésentente, bête comme un gallinacé, folle comme le poison du seigle, ricane en silence.
Et nous nous retrouvons sur les versants opposés de montagnes ravinées.
Il nous faut alors de longues marches pour nous retrouver, meurtris, assoiffés, heureux.

(Gabriel Cousin)

Illustration: Félix Vallotton

 

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Peut-être la véritable imagination (Octavio Paz)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2016



Peut-être la véritable imagination
– à l’opposé de la fantaisie –
consiste-t-elle à voir
la réalité de tous les jours
avec le regard du premier jour

(Octavio Paz)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

 

 

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Je regarde dehors par la fenêtre (Jean Aubert Loranger)

Posted by arbrealettres sur 14 juin 2016



Je regarde dehors par la fenêtre

J’appuie des deux mains et du front sur la vitre
Ainsi, je touche le paysage,
Je touche ce que je vois,
Ce que je vois donne l’équilibre
À tout mon être qui s’y appuie.
Je suis énorme contre ce dehors
Opposé à la poussée de tout mon corps ;
Ma main, elle seule, cache trois maisons.
Je suis énorme, Énorme…
Monstrueusement énorme,
Tout mon être appuyé au dehors solidarisé.

(Jean Aubert Loranger)

 

 

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Equation (Walter Helmut Fritz)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2016



Equation

Equation incertaine entre ce qui aurait été
possible et ce que nous avons raté ;
entre ce que nous avons rêvé et ce que
nous avons vu ; entre ce qui vit et ce que
la vie simule ; entre les choses
qui disparaissent et la résonance que
crée leur absence ; entre le mot et
son sens opposé ; entre ce que nous faisons
et ce dont nous nous détournons.

***

Gleichung

Ungewisse Gleichung zwischen dem, was möglich
gewesen wäre, und dem, was wir versäumten;
zwischen dem, was wir träumten, und dem, was
wir sahen; zwischen dem, was lebt, und dem,
was Leben simuliert; zwischen den Dingen,
die entschwinden, und der Resonanz, die ihre
Abwesenheit schafft; zwischen dem Wort und
seinem Gegensinn; zwischen dem, was wir tun,
und dem, wovon wir absehen.

(Walter Helmut Fritz)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Max Mitenkov

 

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JE REGARDE DEHORS PAR LA FENÊTRE (Jean-Aubert Loranger)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2015



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JE REGARDE DEHORS PAR LA FENÊTRE

J’appuie des deux mains et du front sur la vitre.
Ainsi, je touche le paysage,
Je touche ce que je vois,
Ce que je vois donne l’équilibre
A tout mon être qui s’y appuie.
Je suis énorme contre ce dehors
Opposé à la poussée de tout mon corps ;
Ma main, elle seule, cache trois maisons.
Je suis énorme,
Enorme…
Monstrueusement énorme,
Tout mon être appuyé au dehors solidarisé.

(Jean-Aubert Loranger)

Illustration

 

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La fleur qui répète (Eugenio Montale)

Posted by arbrealettres sur 18 avril 2015



La fleur qui répète
en bordure du ravin
souviens-toi de moi,
n’a de teintes plus gaies ni plus claires
que l’espace jeté entre toi et moi.

Un son strident survient, qui nous écarte,
l’azur obstiné ne reparaît pas.
Dans la touffeur quasi visible, le funiculaire
me ramène à l’étape opposée, obscure déjà.

***

Il fiore che ripete
dall’orlo del burrato
non scordarti di me,
non ha tinte più liete né più chiare
dello spazio gettato tra me e te.

Un cigolio si sferra, ci discosta,
l’azzurro pervicace non ricompare.
Nell’afa quasi visibile mi riporta all’opposta
tappa, già buia, la funicolare.

(Eugenio Montale)


Illustration

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