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Poésie

Posts Tagged ‘organiser’

AU CIEL (Blanca Castellón)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2019



Illustration: Elisabeth Gecius
    
AU CIEL

Déjà enfant je voulais visiter le ciel
J’ai réussi à l’atteindre grâce
aux poèmes
aux avions
et aux rêves

si je meurs je pense déménager vers la région bleue
déjà je m’emploie à organiser mon séjour éternel
avec son fondateur

plus qu’un impatient j’attends mon arrivée.
Dieu qui nous connaît tous et comprend mon désir
ne permettra pas que je reste errer sur terre pour l’éternité
couvert de vers qui de mon vivant n’ont jamais montré
la moindre affection pour mon humanité.

(Blanca Castellón)

Recueil: ITHACA 584
Traduction: Français Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache /

Editions: POINTS

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Communiquons (Pierre Oster)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2018




    
Communiquons, par la lumière, avec le fugace.
Organisons la fugacité.
Recherchons l’acquiescement qui nous lie
à la béance du Beau primitif.

(Pierre Oster)

 

Recueil: Paysage du Tout
Traduction:
Editions: Gallimard

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Hypothèse de Sapir-Whorf (Edward Sapir)(Benjamin Lee Whorf)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2018



premier-contact

Hypothèse de Sapir-Whorf:
Les représentations mentales dépendent des catégories linguistiques,
autrement dit que la façon dont on perçoit le monde dépend du langage

***

Nous disséquons la nature
en suivant les lignes dessinées par notre langue native.

Les catégories et les types que nous dégageons du monde des phénomènes,
nous ne les trouvons pas pour la raison qu’ils frappent quiconque les observe.
Au contraire, le monde est présenté comme un flux kaléidoscopique d’impressions
qui doivent être organisées par notre esprit
– ce qui signifie, en large part, qui doivent être organisées
par les systèmes linguistiques de nos esprits.

Nous découpons la nature, nous l’organisons en concepts,
et nous lui donnons la signification que nous lui donnons
car nous sommes largement partie prenante d’un accord
qui organise les choses de cette façon
– un accord que toute notre communauté linguistique partage,
et qui est fondu dans les codes de notre langue.

Cet accord est bien évidemment implicite et non-dit,
mais ses termes sont obligatoires;
la seule façon que nous ayons de parler est en souscrivant à l’organisation
et à la classification des données telles que décrétées dans cet accord.

(Benjamin Lee Whorf)

***

Les humains ne vivent pas uniquement dans le monde objectif.
Ils ne vivent pas non plus seuls dans le monde de l’activité sociale
telle que comprise ordinairement.

Au contraire, ils sont à la merci de la langue particulière
qui est devenue le moyen d’expression dans leur société.

Il est assez illusoire d’imaginer qu’on s’ajuste à la réalité
essentiellement en dehors de l’usage de la langue,
et que la langue est juste un moyen quelconque
de résoudre des problèmes de communication ou de réflexion spécifiques.

Le fait est que le ‘monde réel’ est, dans une large mesure,
construit inconsciemment sur les habitudes linguistiques du groupe.
Il n’existe pas deux langues qui soient suffisamment similaires entre elles
pour être considérées comme représentant la même réalité sociale.

Les mondes dans lesquels vivent différentes sociétés sont des mondes distincts,
et non pas le même monde avec juste des étiquettes différentes attachées aux choses…

Nous voyons, entendons et faisons autrement l’expérience des choses
de la manière dont nous le faisons
car les habitudes langagières de notre communauté
nous prédispose à certains choix d’interprétation.

(Edward Sapir)

Illustration: Film « Premier Contact » http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=226509.html

 

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L’artiste organise (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2018




    
L’artiste organise
la vie lumineuse des yeux.

(Edmond Jabès)

 

Recueil: Le Seuil Le Sable Poésies complètes 1943-1988
Traduction:
Editions: Gallimard

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Ceux qui marchent en se tenant par la main (Roberto Fernández Retamar)

Posted by arbrealettres sur 18 avril 2018



Illustration: Daniele Guido
    
Ceux qui marchent en se tenant par la main,
Avec leurs mains élèvent une tour,
Construisent une maison,
Organisent le monde,
Lavent l’air de ses feuilles mortes,
Saluent l’aube,
Couchent le crépuscule,
Défendent les premiers fruits,
Assurent, affirment, unissent.

Et nous brisent le cœur.

***

Los que caminan cogidos de las manos,
Con sus manos levantan una torre,
Construyen una casa,
Organizan el mundo.
Limpian el aire de hojas rotas.
Saludan el amanecer
Acuestan el ocaso,
Defienden los primeros frutos.
Aseguran, afirman, juntan.

Y nos rompen el corazón.

(Roberto Fernández Retamar)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Recueil:
Traduction: anchita Gonzalez Batlle
Editions:

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Fugue (Olivier Larronde)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2017



Fugue

Retirez-vous mon cœur d’un si grave appareil.

D’après, d’avant, les coups ont entre eux l’étincelle.
Constant, le choc muet de la mort vous cisèle,
Cœur vanté… brûle… saoule un atroce organiste.

Va belle main écrite où l’idée s’organise
Déchire l’encre en moi quand le reste appareille.

(Olivier Larronde)

Illustration: Salvador Dali

 

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LES POUVOIRS DE L’AMOUR (II) (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2017



 


    
LES POUVOIRS DE L’AMOUR (II)

La chambre qui ne cesse le jour de s’étendre
à la faveur de continents mal démasqués
ne va plus maintenant au-delà des murs
dans lesquels elle est prise comme un front.

La terre s’arrête un moment de tourner,
prise entre les genoux des grands fleuves,
emmêlée dans les vols d’oiseaux
qu’elle organise de village à village.

De mon coeur, exerçant son métier de vivant,
s’élève un feu qui ne sait brûler qu’en toi
mais nous n’en voyons que l’étincelle
dont tes tempes s’allument et s’éteignent.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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Je demande (Paol Keineg)

Posted by arbrealettres sur 6 janvier 2017



A la pluie je demande de marcher pieds nus le long des prairies à double fond
Au soleil je demande de ne pas bouger puis de résumer d’un jet la naissance et la mort
A la route je demande d’organiser par la campagne obnubilée dissidence et circulation des idées
Au cheval je demande son galop choquant et sa présence constructive
Au village je demande la secousse du déjà vu et un rien de vulgarité
A la forêt je demande de transparaître et de signaler à notre évidence raisonnable la certitude qu’elle est une île
A l’arbre je demande le cri de l’homme seul et son effort à jaillir du cocon de l’hiver
Qui suis-je pour exiger moi qui ne vis que par poussées et me délite à toute vitesse dans l’odeur des terres après la pluie ?

(Paol Keineg)

 

 

 

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Si nous pénétrions le coeur des choses (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 29 juillet 2016



Si nous pénétrions le coeur des choses et que nous puissions voir
nous ne verrions pas la splendeur ni même une énigme secrète
Peut-être qu’une notion organise ce qu’il y a de plus intime
entre l’abîme et l’éclair et que la matière
ardente et obscure tournoie dans une atmosphère mobile
Mais parmi tant de signes nous ne saurons pas lire
le bonheur animal et la volupté d’être
comme si l’intelligence ne pouvait s’élever
ni inclure en elle-même les orgues de l’être

(António Ramos Rosa)

Illustration

 

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Chaque nuit (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 4 avril 2016



Chaque nuit
je m’entraîne à mourir
j’explore la cartographie
de l’au-delà

Dans les villes où je passe
j’organise des expositions
de mes rêves
que je vends au marché noir

(Anise Koltz)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Gao Xingjian

 

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