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Poésie

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Comme un Joyau Parmi des Ors Divergents (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2018


joyau

Ce premier Jour, où tu Me louas, mon Ange,
Me disant que j’étais forte –
Et pouvais être grande, si je voulais,
Ce Jour – d’entre les Jours –

Luit Central – comme un Joyau
Parmi des Ors Divergents –
Le Moindre – qui luisait derrière –
Et celui plus vaste – du Monde –

(Emily Dickinson)

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Danses tristes (Stefan George)

Posted by arbrealettres sur 18 avril 2016



Tel un sourire en ce déclin
Le parc t’offre son arôme,
Mêle à ta chevelure éparse
De la véronique et du lierre.

Les blés mouvants gardent leurs ors
Peut-être moins drus et moins hauts,
Des roses te saluent encore
Douces, dans leur éclat moins chaud.

Taisons ce qu’il ne faut entendre
Et promettons-nous d’être heureux,
Ne dussions-nous plus rien attendre
Que cette promenade à deux.

***

Es lacht in dem steigenden Jahr dir
Der Duft aus dem Garten noch leis,
Flicht in das flatternde Haar dir
Eppich und Ehrenpreis.

Die wehende Saat ist wie Gold noch,
Vielleicht nicht so hoch mehr und reich.
Rosen begrüßen dich hold noch,
Ward auch ihr Glanz etwas bleich.

Verschweigen wir, was uns verwehrt ist,
Geloben wir, glücklich zu sein,
Wenn auch nicht mehr uns beschert ist,
Als noch ein Rundgang zu zwein.

(Stefan George)

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Laisse les choses à leur pauvreté (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2016



Laisse les choses à leur pauvreté.
N’essaie de les revêtir d’un sens qu’elles n’ont pas.
De les draper du lourd manteau de l’idole.
Indignes, certes, de ce temple, tout de stucs, d’ors et de velours.
Insignifiantes, vaines. De pauvres choses de rien.
Leur beauté n’est-elle en cela même :
elles n’ont d’autre vérité que leur existence.

(Gérard Pfister)

Illustration: André Kertesz

 

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Jardins (José Ángel Valente)

Posted by arbrealettres sur 10 décembre 2015




Jardins

ET LA FIDÉLITÉ qui se dilue
entre les seins obscurs de l’après-midi
et le coeur d’eau qui fait naufrage
dans le papier de cendre de l’étang
et les pleurs légers et leurs minces fils
de brume filée par des araignées fragiles
et la dernière marche
et le pied qui sur elle se change en main
et nous salue céréale, nous emporte,
et allons-nous en, dit-il, encore et toujours,
et allons
allons vers les ors de l’ombre ancienne.

***

Jardines

Y LA FIDELIDAD que se deslíe
en los oscuros senos de la tarde
y el corazón de agua que naufraga
en el papel ceniza del estanque
y el llanto tenue y sus pequeños hilos
de niebla hilada por arañas frágiles
y el último peldaño
y el pie que en él en mano se convierte
y nos saluda cereal, nos lleva,
y vámonos, nos dice, aún y aún,
y vamos
hacia los oros de la sombra antigua.

(José Ángel Valente)

Illustration

 

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