Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘oubliées’

Féminine (Eric Mercier)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2018


beauté

Beauté satine, yeux d’opaline
au cœur câline, caresse coquine.

Beauté marine, sirène malouine
marée mesquine sur ton corps dessine.

Beauté champêtre, liane de l’être
de naturel disparaître, en ton âtre brûle ton hêtre.

Beauté sablée, oasienne endiablée
amour désaltéré, comme vent, légèreté.

Beauté cité, soie rouge et maquillée
bord de ta vie, extrémité, artificielle et tamisée.

Femmes aimées, femmes oubliées,
femmes d’amour et d’amitié,
Souvenirs de vous, infinité !!!

(Eric Mercier)

Textes de Prisonniers: lecercledespoetesdetenus

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Mon ciel si bleu et si lointain (Ali Hamouda)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2016



Au fond des eaux repose
inaccessible mais partout présente
la terre ferme et riche en corail et verdures.
et il est aussi vrai
qu’un nuage jamais n’effacera le ciel.
Hymne de l’espérance mystérieuse
les rêves renaissent plus jeunes plus tenaces
dans le coeur encor vague de l’enfant
et sur la lèvre mourante.
Combien de larmes avons-nous oubliées?
Mon ciel si bleu et si lointain, tu restes.

(Ali Hamouda)

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L’HORREUR (Georg Trakl)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2016




L’HORREUR

Je me vis traverser des pièces oubliées
– Les astres, fous, dansaient sur un fond bleu
Et dans les champs hurlaient les chiens,
Et le foehn ravageait sauvagement les cimes.

Et puis soudain : silence ! La sourde ardeur des fièvres
Fait éclore des fleurs vénéneuses à mes lèvres,
Des branches s’égoutte, comme d’une blessure,
La rosée, pâle éclat, et goutte, goutte comme du sang.

Du désert illusoire d’un miroir émerge
Lentement, comme se dirigeant dans le flou,
Une face d’horreur et de ténébre : Caïn !

Tout bas froufroute une tenture de velours,
Par la fenêtre la lune semble fixer le vide
Et puis me voici seul avec mon assassin.

***

DAS GRAUEN

Ich sah mich durch verlass’ne Zimmer gehn.
— Die Sterne tanzten irr auf blauem Grunde.
Und auf den Feldem heulten laut die Hunde,
Und in den Wipfeln wühlte wild der Föhn.

Doch plötzlich : Stille ! Dumpfe Fieberglut
Läßt giftige Blumen blühn aus meinem Munde,
Aus dem Geäst fä…llt wie aus einer Wunde
Blaß schimmernd Tau, und fä…llt, und äf…llt wie Blut.

Aus eines Spiegels trügerischer Leere
Hebt langsam sich, und wie ins Ungefä…hre
Aus Graun und Finsternis ein Antlitz : Kain !

Sehr leise rauscht die samtene Portiere,
Durchs Fenster schaut der Mond gleichwie ins Leere,
Da bin mit meinem Mörder ich allein.

(Georg Trakl)

 

 

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