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Poésie

Posts Tagged ‘ourler’

Mortelle (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 10 juillet 2018



Mortelle

Pour charmer
ta chevelure
de luciole,
Deborah,
toute la mer
a ourlé
ses tempêtes
en dentelles
à tes genoux.

(André Frénaud)

 

 

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Et la montagne (Maurice Benhamou)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2017




    
Et la montagne
devient un grand épaulement de nuit,
une nuit dans la nuit
pour ceux qui attendent
se taisant, oh, se taisant,
tant que la chair embue de nuit
se mue en de la terre inviolable,
de la matière de silence.

Ce fut une nuit
à l’odeur de terre moisie,
à l’odeur de cachot ;
l’instant d’une seule étoile
indifférente
la nuit
de la Révélation du Rien.

Miasmes de temps
qu’exhalent
les tièdes obscurités végétales.
Dans le chevelu des étoiles
grésillent des « où ? » des « quoi ? »

Un glacis d’effroi
ourle
le champ du guetteur.

(Maurice Benhamou)

 

Recueil: Tréfonds du Temps
Editions: Unes

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Tu mords dans le bras de la nuit (Albert Ayguesparse)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2017



 

Tu mords dans le bras de la nuit
Et son ombre se défait au fond des pièges.
Une épaule remue dans l’air des montagnes
Au milieu des bulles de lumière
Dans la brume dorée des villes.

Les fleurs sauvages de l’aurore
Illuminent les petits jardins trempés de rosée.
Sur les murs couverts de cicatrices
Brillent les mains coupées des boucaniers.
Et quand le plaisir laisse pendre la langue
Les amoureux perdus sur les récifs du soir

Sentent bouger sous l’écorce de la vie
La lave amère des mensonges.
Tu te promènes dans un paysage millénaire
Où la mer se démène sans repos
Et ourle d’une écume légère et sautillante
Les lèvres des coquillages oubliés.

(Albert Ayguesparse)

Illustration: Christiane Vleugels

 

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Source (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2017


source ste odile1

Source sourde à nos souillures
Sourde même à nos complaintes
Ourlant le sol de ses bulles
De ses billes et frisottis

Parant l’azur de nuées
Et le val d’éclats de pluie
Sourdant coulant le temps nu
Muant tous cris en mélodie

(François Cheng)

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La Mer du Nord (Herwig Hensen)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2017



 

La Mer du Nord

Vent, vent salé au goût de moules et de crevettes,
et, à tous les horizons rien qu’un ourlet de brunie.
Tels sont les lointains que je me suis choisis :
évasifs à mon atteinte;

et tel est le souci qui, sans repos,
d’en haut, d’en bas, dirige ma recherche.
Ce ne peut être tout que le toucher et la vue,
les sons, tes goûts, les odeurs.

Découvrir est le premier jeu des sens
(Mordez le vent et l’eau entre la langue et la lèvre);
mais, s’il est détaché de la connaissance des choses,
aucun accomplissement ne peut commencer.

La mer est là. Elle ne cesse de s’assaillir elle-même
en un rythme aveugle dont elle ne guérit jamais.
Nous, cependant, par l’esprit nous nous élevons
à la verticale, au-dessus de l’apparence des choses.

(Herwig Hensen)

Illustration

 

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Ce sont les pommiers qui ourlent les prairies (Gérard Le Gouic)

Posted by arbrealettres sur 23 novembre 2016





Ce sont les pommiers
Qui ourlent les prairies

D’un regard,
D’une couture de tendresse.

(Gérard Le Gouic)

Illustration: Jacques Muller

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Le rêve de ta main (Philippe Biget)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2016



Le rêve de ta main
ourlant mon désir

(Philippe Biget)


Illustration: Alain Gagnon

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La sève effleure aussi le lieu (Pierre-Alain Tâche)

Posted by arbrealettres sur 11 octobre 2015



Edgar Hunt poules ferme  [800x600]

La sève effleure aussi le lieu
ses cours aux paupières closes
s’épuise au sol battu des étables béantes
où la paille est tressée encore

Les gonds durcissent
le bois grisonne aux tempes des maisons
Le chancre ourle les seuils
hante la huche farineuse
bouillonne au bord du four
Le bec d’ambre des volailles
fauche les roses pâles des lambris

(Pierre-Alain Tâche)

Illustration: Edgar Hunt

 

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