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Poésie

Posts Tagged ‘ovale’

Le soleil (Tawara Machi)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2019



Pataud et ovale le soleil
sous son propre poids qu’il ne peut supporter
dirait-on commence à décliner

(Tawara Machi)

Illustration: Gisèle Rouquette

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Pastel (Théophile Gautier)

Posted by arbrealettres sur 10 août 2019



Pastel

J’aime à vous voir en vos cadres ovales,
Portraits jaunis des belles du vieux temps,
Tenant en main des roses un peu pâles,
Comme il convient à des fleurs de cent ans.

Le vent d’hiver, en vous touchant la joue,
A fait mourir vos oeillets et vos lis,
Vous n’avez plus que des mouches de boue
Et sur les quais vous gisez tout salis.

Il est passé, le doux règne des belles;
La Parabère avec la Pompadour
Ne trouveraient que des sujets rebelles,
Et sous leur tombe est enterré l’amour.

Vous, cependant, vieux portraits qu’on oublie,
Vous respirez vos bouquets sans parfums,
Et souriez avec mélancolie
Au souvenir de vos galants défunts.

(Théophile Gautier)

Illustration

 

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Ma main et la pierre (Kettly Mars)

Posted by arbrealettres sur 6 avril 2019



pierre dans la main 

Ma main et la pierre,
sage rébellion de particules
tenant dans ma paume.
J’ai fait mienne sa réalité
grise, lourde et ovale.
Pierre millénaire
jusqu’en son cri
elle ne se prétend autre chose
qu’un défi à l’oubli.

(Kettly Mars)

Illustration

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La rue dans l’ombre (Antonio Machado)

Posted by arbrealettres sur 3 septembre 2018




    
La rue dans l’ombre. Les hautes maisons cachent
le soleil qui meurt; il y a des échos de lumière aux fenêtres.

Ne vois-tu pas, dans le cadre enchanté du mirador fleuri
l’ovale rose d’un visage connu?

L’image, derrière la vitre au reflet équivoque, apparaît
ou s’éteint, vieux daguerréotype.

Seul le bruit de ton pas résonne dans la rue; les échos du
couchant s’éteignent lentement.

Oh, mon angoisse! Mon coeur est lourd et douloureux…
C’est elle? Impossible… Passe ton chemin… Dans l’azur, l’étoile.

(Antonio Machado)

 

Recueil: Champs de Castille précédé de Solitudes, Galeries et autres poèmes et suivi de Poésies de la guerre
Traduction: Sylvie Léger et Bernard Sesé
Editions: Gallimard

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Paroi (Gabrielle Althen)

Posted by arbrealettres sur 20 juillet 2018



Paroi

Nulle brèche sur la paroi du jour.
Nulle fenêtre d’osmose où commencer l’amour…
Dehors est un ovale intact,
impérissable œuf de plomb décomposé sur nos sols.
Et il y a la surface intérieure,
paysage rentré sous nos arches de sang.

La mer et la montagne s’évaporaient
lentement dans la brume.
Devant pesait le vase
sans périple du temps.

Si la jeunesse était le chemin
sous la peau de cette veine qui revient,
évasifs, d’un doigt parmi nos spirales sanguines,
nous réinventerions le jour,
et ses fêtes rétractiles sous l’arbre du dedans.

(Gabrielle Althen)


Illustration

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Un rêve (Paul Le Jéloux)

Posted by arbrealettres sur 13 juillet 2018



 

Jacek Yerka -   (34)

Un rêve

Tu entreras dans la maison désolée
lentement, au plus près de toi,
tu ne toucheras pas au heurtoir,
des pas reculeront pour toi dans l’ombre,
tu gagneras leur nuit
sans que ta main ne bouge
Ce ne seront pas les murs qui trembleront
mais l’ovale de ton visage
que tu pourras
tremper dans un lait de jasmin

Des nuages cotonneux de tes jours, de ta vie,
tu seras descendu,
et sur des marches très fidèles tu sentiras l’amour
te quitter comme une belle dame
Tu avanceras dans un long couloir bien que l’obscurité soit forte,
tu frôleras les livres de ta vie, les bibles de tes sanglots.
Les murs scintilleront d’une impossible lumière,
cadrés et droits dans ta neuve cécité.
tu respireras le parfum sec de fleurs flétries,
d’ombres apeurées,
de tissus pourpres et profonds

Tu verras tout à la devinette,
tu creuseras le chemin sans sable ni cailloux.
Les heures passées seront ton baume,
des passades tragiques entêteront tes repères et tes identités
Tu chercheras la clef n’y trouvant pas de sens,
Tu danseras de cœur et d’âme,
Une lampe muette indiquera la salle
parmi mille convois sans nom et des camisoles.
Tu te coucheras en tenant la main inconnue
et enfin la maison de ta nuit prendra feu

(Paul Le Jéloux)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Jacek Yerka

 

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La pluie (Eurydice El-Etr)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2018



Illustration: Kazuya Akimoto
    
La pluie est ovale.

(Eurydice El-Etr)

 

Recueil: Je tousse de la lumière
Traduction:
Editions: La Délirante

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Ô Soeur Marie ! (Rubén Darío)

Posted by arbrealettres sur 24 février 2018



Illustration: Cornelis van Haarlem
    
Dans la forme agréable de la bouche, la fraise
solennise sa pourpre ; dans le subtil dessin
ovale du visage de la blanche abbesse
le front pur exprime l’ange et l’oeil noir le malin.

Sur sa figure mystérieuse, d’ivoire monacal,
fleurit la douce lueur d’un éclat intérieur,
qui allume ses joues d’une céleste roseur
à laquelle l’Enfer apporta sa touche fatale.

Ô Soeur Marie ! Ô Soeur Marie ! Ô Soeur Marie !
Le regard magique et la démarche d’altesse,
ne firent-ils pas un jour, dans une âme pécheresse,
éclore l’oeillet enflammé d’une ardeur impie ?

Et aux tréfonds de tes yeux, on croit lire des pensées
ambiguës, enduites de miel et de venin.
(Soeur Marie est morte condamnée au bûcher
deux abeilles s’envolèrent des roses de ses seins.)

(Rubén Darío)

 

Recueil: Chants de vie et d’espérance
Traduction: Lionel Igersheim
Editions: Sillage

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La Terre (Jacques Prévert)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2017



    

La Terre est ovale.

POULE DE GALILEE

(Jacques Prévert)

 

Recueil: Fatras
Editions: Le Point du Jour

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LE VISAGE (Edwin Muir)

Posted by arbrealettres sur 10 juillet 2017



LE VISAGE

Regardez-moi avec toutes les terreurs de mon destin,
Les épaves rouillées qui pourrissent dans mes océans,
Et l’ovale impassible de mon visage
Qui suit vaguement les usages de la lune
Et complait inexplicablement par sa forme
Simple ornement fugace de l’os anguleux.

J’aurais dû porter un masque de terreur, dissuader
Effrayer l’espoir et la foi,
À moitié chair, à moitié champ de bataille et d’ornières.
Au contraire, je suis mer estivale, souriante
Endormie tandis que le soleil, de l’une à l’autre
De mes rives et les tueurs à forme d’étoiles s’empiffrent et jouent.

***

The Face

See me with all the terrors on my roads,
The crusted shipwrecks rotting in my seas,
And the untroubled oval of my face
That alters idly with the moonlike modes
And is unfathomably framed to please
And deck the angular bone with passing grace.

I should have worn a terror-mask, should be
A sight to frighten hope and faith away.
Half charnel field, half battle and rutting ground.
Instead I am a smiling summer sea
That sleeps while underneath from bound to bound
The sun- and star-shaped killers gorge and play.

(Edwin Muir)

Illustration: Constantin Brancusi

 

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