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Poésie

Posts Tagged ‘paix’

Importance de l’intendance dans les armées (Sylvain Tesson)

Posted by arbrealettres sur 11 janvier 2020




    
Importance de l’intendance dans les armées :
« Qui veut la paix prépare la soupe. »

(Sylvain Tesson)

 

Recueil: Une très légère oscillation
Traduction:
Editions: Equateurs

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DERNIER COULOIR (Géo Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2020



DERNIER COULOIR

Ce soir dans la paix des pipes
la mémoire est un plat froid,
la salive sur la lippe
remonte de l’autrefois.
On est toujours loin des nôtres
— entre eux et soi que de croix : —
quand tu te souviens de toi,
songeur, c’est encore un autre.
Au printemps des papillons
tu revois passer la morte,
elle suit le couloir long
et disparaît par la porte.

*

La voix de l’éclair te parle,
Renoue avec le passé
sous l’averse et la tempête
dans la nuit des girouettes
en prose et cristal français
tu ne comprends pas sa flamme.
Invente pour chaque image
l’énigme au double visage :
du dehors ou du dedans
lequel est le plus prenant ?

(Géo Libbrecht)

 

 

 

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VILLE (David Hofstein)

Posted by arbrealettres sur 7 janvier 2020



Illustration: Sylvie Bartczak
    
VILLE

Ville!
De très loin tu m’as appelé
Avec tes écheveaux de fer,
Je te voyais toujours du haut des monts,
De très loin tu m’as attiré
Avec l’aimant
Des clartés, des miroitements,
Tu m’as leurré
Et tu m’as capturé !
Tu as transpercé
La paix de ma maison champêtre
Avec le sifflement des trains,
Effrité, fracassé,
Avec le tremblement des rails,
Dans les hauteurs toujours se balançait
Toujours s’avançait
L’inquiétude de tes échos ensorcelés,
Ville!
Tu m’as capturé !

Sous mes yeux éblouis
Ton corps de pierre omnipotent
S’étend à présent
Au hasard des champs et des bois,
Avec ses tuyauteries enracinées dans les profondeurs
de la terre,
Les bras écartelés,
Étage sur étage, cour sur cour,
Caisse sur caisse, pièce sur pièce,
Noir par le bas et scintillant dans l’altitude,
Aiguisé par les toits, dentelé par les tours,
De rails reptiliens noué et ceinturé,
Tendu, enchevêtré,
De toiles d’araignées de fer,
Ville !
Tu m’as capturé!

(David Hofstein)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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BONSOIR (Guy Bellay)

Posted by arbrealettres sur 4 janvier 2020



BONSOIR

Les enfants pleurent
la grand-mère appelle dans le noir
l’homme réclame la paix.
Les fleurs sont calmes.

La jeune femme les étale avant d’éteindre
leur sourit comme à son miroir
change l’eau
change l’air
joue au bonheur.

Elle est la seule chose douce de la journée, et le sait.

(Guy Bellay)

Illustration: Rémy Disch

 

 

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COMME LA ROSÉE (Hwang Ji-u)

Posted by arbrealettres sur 31 décembre 2019




    
COMME LA ROSÉE

Oh ! Bruissement de l’eau
qui rêve l’illusion de la vie et d’une nouvelle naissance,
les larmes de l’herbe l’écoutent en secret.

Ce qui vit ne vit qu’appelé par son nom tant qu’il est en vie.
Exister ne signifie pas exister, vivre ne signifie pas vivre.
Que ce sera calme au sein du feu ardent !

Tenant une bougie blessée
j’entrerai en toi, rosée ;
en paix je dormirai.

(Hwang Ji-u)

 

Recueil: DE L’HIVER-DE-L’ARBRE AU PRINTEMPS-DE-L’ARBRE Cent poèmes __..
Traduction: Kim Bona
Editions: William Blake & co

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L’instant qui fuit (Jean Mambrino)

Posted by arbrealettres sur 29 décembre 2019



L’instant qui fuit est loin de tout,
plus loin que les nuages là-bas,
plus loin que le passé dissous, que l’avenir
à l’avance effacé, réduit à rien,
comme le ciel confondu
avec l’espace, où diminuent
les chants d’oiseaux, par-dessus
l’atrocité du monde.
Le soir tombe, si las, sur les coeurs
cruels, vaincus par leur malignité.
Pourtant demeure encore un froissement
d’ailes, au bout du firmament,
sur les confins d’un autre ciel,
où un souffle inconnu murmure l’on ne sait
quel accompagnement de paix.

(Jean Mambrino)

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L’infinie (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2019




L’infinie

Tu vois ces mains ? Elles ont mesuré
la terre, elles ont séparé
minéraux et céréales,
elles ont fait la paix, la guerre,
abattu les distances
de toutes les mers et de tous les fleuves,
pourtant,
quand elles te parcourent
toi, la petite,
le grain de blé, l’alouette,
elles n’arrivent pas à t’étreindre en entier,
elles peinent pour atteindre
les colombes jumelles
qui sur tes seins reposent ou volent,
elles parcourent les distances de tes jambes,
elles s’enroulent à la clarté de ta ceinture.
Tu es pour moi un trésor plus chargé
d’immensité que la mer et ses grappes
et tu es blanche et bleue et tu es vaste comme
la terre à l’heure des vendanges.
Sur ce territoire,
de tes pieds à ton front
je passera ma vie
marcher, à marcher, à marcher.

(Pablo Neruda)

Illustration: Fernand Cormon

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Je voudrais qu’un sage me dise (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2019



Mark Kostabi 03
Je voudrais qu’un sage me dise
l’endroit où je peux vivre en paix

(Pablo Neruda)

Illustration: Mark Kostabi

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Venu voir les fleurs (Yosa Buson)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2019



    

Illustration: Toyohara Chikanobu

 

(Yosa Buson)

 

Recueil: Les plus beaux HAÏKU(S)
Traduction: Akié Boulard
Editions: Arichi

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CHEMINS DE MORT (H. Leivick)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2019




    
CHEMINS DE MORT

Si du moins à notre rencontre
Quelqu’un venait
Pour nous dire, fût-ce au passage,
« Soyez en paix».

Simplement de quelqu’un ne voir
Même que l’ombre,
Dire «la paix soit avec toi»
Et avoir honte

Qu’au moins pour nous, saisi de crainte,
Tremble quelqu’un,
Même s’il nous jette au visage
Notre gourdin.

Mais nul, nul à notre rencontre
Ne vient encore.
Plaines et broussailles sauvages,
Chemins de mort.

(H. Leivick)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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