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Poésie

Posts Tagged ‘pantalon’

Chatons dans tous les coins (William Wordsworth)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2022




Illustration: ArbreaPhotos
    
Chatons dans tous les coins

Chatons, chatons dans tous les coins,
Chatons mâchonnant mes lorgnons,
Chatons griffant mes pantalons,
Chatons partout sous les coussins,
Un chaton derrière, un chaton devant …
Comment seront-ils donc, quand ils seront grands ?

Chatons qui bataillent en tout lieu,
Chatons qui roulent le long des escaliers,
Un chaton sur ma tête,
Un chaton sur la galette,
Un chaton dans mon soulier…
Je ne peux pas le croire : ils ne sont que deux !

(William Wordsworth)

Recueil: le chat en cent poèmes
Traduction:
Editions: Omnibus

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Mobilisation générale, 1914. (Robert Mallet)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2022



    

Mobilisation générale, 1914.

Ils marchaient en chantant
vers Berlin
via la gare de l’Est
fleur au fusil
La belle guerre en poésie
sous les vivats
de ceux qui ne la feraient pas!

La nuit, dans un wagon de marchandises
les fleurs se desséchaient
à la bouche d’acier muette
des canons noirs glacés
les corps fanés mêlaient leurs rouges pantalons
avant d’être couchés ailleurs
mêlant d’autres rougeurs
balle au fusil

(Robert Mallet)

 

Recueil: Presqu’îles presqu’amours
Traduction:
Editions: Gallimard

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Portrait de Jean-Daniel (Charles-Ferdinand Ramuz)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2022



Illustration: Marfa Indoukaeva
    
Portrait de Jean-Daniel

Il est court et fort, il n’a la semaine
pour pouvoir travailler à l’aise que sa
chemise et un pantalon de grisette,
mais le dimanche il met un habit noir.

Il a de larges épaules, un visage
osseux qui a la couleur du soleil, des
moustaches jaunes qui sentent le vin
et de petits yeux vifs et pâles.

Son parler est lent et chantant
comme ses gestes et comme quand il marche
à pas égaux, tranquillement,
en regardant le ciel au-dessus de lui
pour voir le temps qu’il va faire,
les champs déserts où le blé germe,
la terre qu’il aime, parce qu’il en vit.

Et il va à l’auberge le soir
jouer aux quilles
ou danser avec les filles,
parce que çа fait du bien des fois de s’oublier
après qu’on a bien travaillé,
parce que rien ne vaut de sentir dans sa main
la main de sa bonne amie,
parce que le vin est frais dans les verres,
après une pipe, dans les grandes chaleurs.

(Charles-Ferdinand Ramuz)

 

Recueil: Le Petit Village
Traduction:
Editions: Héros-Limite

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Sécheresse (Khamîd ägg Äfiser)

Posted by arbrealettres sur 5 octobre 2020



    

Sécheresse

Les sacs sont légers, les chèvres sont sèches;
vient un pauvre, il s’assoit sur les talons,
on n’en a nul souci, qu’il meure de faim s’il le veut!
La sécheresse pèse sur le pays comme le mont Oûdan;
elle se lèche les lèvres de satisfaction, elle ne recule pas d’un pas;
elle veut nous ôter jusqu’à nos voiles de visage
et nos pantalons, et nous empêcher d’aller aux réunions galantes.
Les chamelles et les chamelons d’un an sont arrêtés et retenus aux lieux où ils sont, tant ils sont épuisés;
Les chameaux s’arrêtent en plein désert sans pouvoir avancer, de faiblesse;
qu’arrivera-t-il, à plus forte raison, aux petits des vieilles chèvres
qui à grand-peine déplient leurs articulations pour marcher?

(Khamîd ägg Äfiser)

Chants touaregs, recueillis et traduits par Charles de Foucauld, Albin Michel,1997.

Recueil: 120 nuances d’Afrique
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Pétronille (René de Obaldia)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2020



Illustration: Valérie Renoux
    

Pétronille

Je suis une petite fille
Mais je mets des pantalons.
J’ai beau m’appeler Pétronille
J’aime mieux être un garçon.

Quand la crémière m’interpelle
Bonjour ma petite demoiselle »
Exprès je lui réponds
« Bonjour M’sieur Potiron. »

Quand le boucher s’écrie
« Qu’est-ce que veut aujourd’hui
Ma petite escalope ? »
Je fronce les sourcils
Et lui dis . « Du persil,
Mademoiselle Pénélope. »

Ça crée la confusion.

J’ai beaucoup d’caractère
Beaucoup de formation

Et sous mes petits airs
Se cache un grand garçon.

Je n’aime pas les filles
Aux réflexes sanguins
Moites sous les charmilles
Et pâles dans les trains.

Quand on est un garçon
On siffle dans ses doigts
On est Ali-Babas
On grimpe sur les toits.

On s’en va sur les mers
Où y’a plein de moutons.
On vole dans les airs
Avec les électrons.

Et devant ces exploits
Tout l’monde reste baba.

« Non Maman, pas ma robe, je veux mon pantalon
Ma ceinture de cuir, mon colt, mes munitions .
Je vais faire un hold-up
A Plessis-Robinson. »

(René de Obaldia)

 

Recueil: Innocentines
Traduction:
Editions: Gracet & Fasquelle

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Retouche au patois (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2020



 

Dubos-Roger-Le-Petit-Roger-Dictionnaire-Du-Patois-Normand L

retouche au patois

son pantalon lui tombe sous le ventre

(Daniel Boulanger)

 

 

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RONDE DES DÉPARTS (Franc-Nohain)

Posted by arbrealettres sur 19 décembre 2019



    

RONDE DES DÉPARTS

– Pour montrer que nous sommes tristes,
Il convient d’agiter nos mouchoirs de batiste.

Choeur des sceptiques
Et si vous n’avez pas de mouchoirs ?

– Nous quitterons nos redingotes
Offrant au vent leurs pans qui se gonflent et flottent.

Le choeur
Et si vous n’avez pas de redingote ?

– Que notre gilet de flanelle
S’envole vers l’absent comme de blanches ailes.

Le choeur
Et si vous n’avez pas de flanelle ?

– Mais notre pantalon nous reste
Pour faire au train qui part nos signaux de détresse.

Le choeur
Et si vous n’avez pas de pantalon ?

– (C’est absolument invraisemblable.)

(Franc-Nohain)

 

Recueil: Le rire en poésie
Traduction:
Editions: Gallimard

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Ces pas qui nous mènent (Frédérique Archimbaud)

Posted by arbrealettres sur 20 novembre 2018



Illustration
    
Ces pas qui nous mènent
(extraits)

Un forsythia
dans le printemps
se souvient de l’enfant
qui prenait la pose
le gilet de mailles bariolées
les pantalons usés
où scintillent encore quelques fleurs
le jaune d’or et de miel
de l’arbuste fraîchement éclos
tricotent pour l’enfant un théâtre
de sourires de dents blanches
qu’une photographie
a volé
au temps.

(Frédérique Archimbaud)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Numéro 128 de la revue Friches
Traduction:
Editions: Revue Friches

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CORPS ABSOLU (Kenneth White)

Posted by arbrealettres sur 21 septembre 2018



 

CORPS ABSOLU

Le corps absolu s’éveille
enfile chemise et pantalon

et s’en va par les rues

*

THE ABSOLUTE BODY

The absolute body wakens
puts on pants and shirt

and goes out into the streets

(Kenneth White)

Illustration

 

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Le fer à repasser (Joël Sadeler)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2018


 


 

Le fer à repasser

Le fer à repasser

Assez assez j’en ai assez
gémit le fer à repasser

j’en ai assez d’aller et venir
sur ma planche sans avenir

j’en ai assez de souffler
toujours le chaud et le mouillé

sur les maillots les pantalons
les corsages et les jupons

les blouses me donnent le blues
quand il faut les presser par douze

et les mouchoirs sont ma terreur
soupire encore le fer-vapeur

Assez assez j’en ai assez
gémit le fer à repasser

(Joël Sadeler)

 

 

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