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Posts Tagged ‘papillon’

Vous êtes belles mais vous êtes vides on ne peut pas mourir pour vous (Antoine de Saint-Exupéry)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2017



petit-prince-fleurs

Vous êtes belles mais vous êtes vides, leur dit-il encore.
On ne peut pas mourir pour vous.

Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble.
Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes,
puisque c’est elle que j’ai arrosée.
Puisque c’est elle que j’ai abritée par le paravent.
Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles
(sauf les deux ou trois pour les papillons).
Puisque c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter,
ou même quelquefois se taire.

Puisque c’est ma rose.

(Antoine de Saint-Exupéry)

 

 

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LÉGÈRETÉ (Hubert Antoine)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2017




    
LÉGÈRETÉ

dans le temps détenu
d’un cil sur une joue
l’amour devient léger
comme un papier carbone
épris d’une chauve-souris
qui devient parfois papillon
quand le jardinier de la nuit
taille la lune en rosier

(Hubert Antoine)

 

Recueil: tohu-bohu et brouhaha
Editions: Le Cormier

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Canzone de l’endormie sur un doute (Paul Fort)

Posted by arbrealettres sur 21 mai 2017



Canzone de l’endormie sur un doute

Dormez, ne croyez plus, la joue à mon épaule,
qu’il n’est pas de tendresse au monde hors la nôtre,
que l’amour se disperse et meurt de l’un pour l’autre,
mais croyez aux zéphyrs s’aimant de pôle en pôle
et que les papillons sont les âmes des saules.
Dormez, voyez ce soir l’amour universel,
dormez en regardant par tous les yeux du ciel.

(Paul Fort)

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Je suis à peu près certain (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2017



    

Je suis à peu près certain que pour les oiseaux
les papillons les arbres et autres animaux
les jours n’ont pas de nom
puisqu’ils n’ont pas la robe du dimanche

(Pierre Albert-Birot)

 

Recueil: Poèmes à l’autre moi précédé de La Joie des sept couleurs et suivi de Ma morte et de La Panthère noire
Editions: Gallimard

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Quand je pense à toi (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2017




Quand je pense à toi
tout palpite et vit
autour de moi
le bois, les pierres et les métaux

Quand je pense à toi
ma fenêtre enfante mille papillons
et mon ombre m’oublie
pour te suivre

(Aïcha Arnaout)

 

 

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Jusqu’à quand (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2017




Jusqu’à quand resterai-je
la proie de l’ombre
que tes yeux laissent sur mon visage ?

*

Quand je pense à toi
tout palpite et vit
autour de moi
le bois, les pierres et les métaux

Quand je pense à toi
ma fenêtre enfante mille papillons
et mon ombre m’oublie
pour te suivre

(Aïcha Arnaout)

Illustration: Ekaterina Panikanova

 

 

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Chaque fois (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2017



 

Chaque fois que j’ouvre les paupières
je trouve d’autres paupières fermées
qui les recouvrent
Ne vous étonnez donc pas si je vous demande
quelle est la couleur du soleil
et quand la nuit prendra fin

Chaque fois que j’étends le bras
des barbelés m’écorchent
Ne vous étonnez donc pas
si vous voyez mes mains
remplir mes poches
de peur et de sang

Chaque fois que je lève le front
vers un papillon lumineux
je trouve le canon d’un revolver
Ne vous étonnez donc pas
si je remplace le papillon par de la résine

Chaque fois que je tends l’oreille dans la nuit
je ne capte que le sifflement des balles
sur les trottoirs
et le hurlement de celui qui est jeté
dans un bain d’acide
Ne vous étonnez donc pas
si vous retrouvez mes oreilles
comme deux chauves-souris sur une épaule

Chaque fois que j’essaie de chanter ou de crier
je sens que ma langue est aseptisée
enroulée dans des papiers officiels
Ne vous étonnez donc pas
si vous la trouvez un jour en vente
au marché de gros de la boucherie

Chaque fois qu’un jardin pousse dans ma tête
les sauterelles l’envahissent
les bulldozers arrivent
Ils creusent des tunnels
et comme d’habitude y coulent du ciment

Ne vous étonnez donc pas
si d’aucuns ont le monopole du ciment
Chaque fois que mes poumons s’ouvrent
l’odeur de la pourriture envahit mes narines
Ne vous étonnez donc pas
si vous ouvrez ma poitrine
d’y trouver deux pépinières d’algues

Ne me restent
que mes pieds
Eux seuls sont encore capables
de parcourir ce chemin sanglant
vers le cratère du volcan secret
où mon coeur bat
Mais ne vous étonnez pas non plus
si vous y trouvez des traces de pas
qui ne sont pas arrivés

(Aïcha Arnaout)

Illustration: Frida Kahlo

 

 

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Papillon d’avril (Luciole)

Posted by arbrealettres sur 28 avril 2017



    

    

Papillon d’avril
Comme tu es froid sur mon nez
Doux flocon de neige

(Luciole)

Découvert ici: https://petalesdecapucines.wordpress.com/

Le blog de l’auteure

MERCI de commenter ou de « liker » plutôt sur SON blog 🙂

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Pavots (Ana Mafalda Leite)

Posted by arbrealettres sur 28 avril 2017



 

Illustration
    

Pavots

Je suis opiacée de toi
et tu parcours tous mes nerfs
avec des pavots des papillons rouges

mon corps est entrelacé de rêves
et il les sent qui cheminent par-dedans

je t’aspire
comme si l’air me manquait
et les parfums dansent en moi

quelque chose comme une drogue bien forte
corps et âme
récitent de petites prières
gestes rythmés en t’étreignant comme qui étreint
des rêves

chose étrange

opiacée je dois être ou seulement vêtue de pavots et
de beaucoup de soleil avec des lunes par-dedans

pour pouvoir mâcher ces rêves
réels comme des mandragores

(Ana Mafalda Leite)

 

Recueil: L’inventaire des choses (Anthologie)
Traduction: Marie-Claire Vromans
Editions: Action Poétique

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La poésie (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 17 avril 2017



La poésie se contente-t-elle
de creuser son tonnerre dans le temps?
de lancer son exil comme un vol de papillons?

dans quelle langue interroger les arbres du chemin?
et sur les épaules de quelles cailles poser mes ailes?

(Adonis)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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