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Posts Tagged ‘Pâques’

TOUTES CES ANNÉES OÙ JE M’ABSENTAIS (Nikiforos Vrettakos)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2021



 

    

TOUTES CES ANNÉES OÙ JE M’ABSENTAIS

Toutes ces années où je m’absentais, c’est pour toi que je voyageais.
En quête de cette rose qu’aucun autre
ne pourrait t’offrir. Nul ne saura jamais
quels monts, quels déserts, quels océans j’ai traversés,
quelles averses m’ont sillonné le front,
quelles tempêtes m’ont tourmenté. J’ai versé mon cœur
dans un saint calice et cette belle rose
en est sortie, pure
comme une aurore de Pâques. Mets-la à ta ceinture,
sur ton cœur ou dans tes cheveux. Elle t’ira à merveille
comme au monde chaque matin le soleil.

(Nikiforos Vrettakos)

 

Recueil: Mon soleil
Traduction: Traduit du grec par Ioannis Dimitriadis
Editions: ainigma.net

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NETTOYAGE DE PÂQUES (Aksinia Mihaylova)

Posted by arbrealettres sur 26 décembre 2020



Illustration
    

NETTOYAGE DE PÂQUES

Un après-midi lent,
il pleut sur la page dix-huit du livre :
le pleur des hommes !

La pluie lave la poussière
des étagères de l’âme,
la rage
des angles de l’impuissance :
ils pleuvent les mots des poètes morts.

Et puisque les femmes savent
que les vérités sont nombreuses,
elles se taisent,
mordent leurs lèvres et regardent
la montagne qui descend dans la ville
à la fin d’avril
et transforme la pluie
en flocons de neige hésitants :

le pleur des femmes.

Elles lèvent leurs mains en prière,
en approchant d’un pas de plus
vers Dieu.

(Aksinia Mihaylova)

 

Recueil: Le baiser du temps
Traduction:
Editions: Gallimard

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Ta belle tête bandée sous le menton (Valérie Rouzeau)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2019



Ta belle tête bandée sous le menton
autour de tes joues pourtant pas Pâques
papa 9.

(Valérie Rouzeau)

 

 

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Pâques (Lorine Niedecker)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2018



Blackbird (Turdus merula) with freshly pulled worm

Pâques

Un merle devant la véranda
oeil oblique
extirpe
un ver

***

Easter

A robin stood by my porch
and side-eyed
raised up
a worm

(Lorine Niedecker)

Illustration

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Malbrough s’en va t’en guerre (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2017




Malbrough s’en va t’en guerre, Mironton, mironton, mirontaine,

Malbrough s’en va t’en guerre, Ne sait qu’en reviendra.

Ne sait qu’en reviendra, Ne sait qu’en reviendra

Il reviendra z’à Pâques,
Ou à la trinité (Ter)

La trinité se passe,
Malbrough ne revient pas. (Ter)

Madame à sa tour monte,
Si haut qu’elle peut monter (Ter)

Ell’voit venir son page.
Tout de noir habillé. (Ter)

Beau page, ah! Mon beau page,
Quelle nouvelle apportez.(Ter)

Aux nouvell’s que j’apporte,
Vos beaux yeux vont pleurer.(Ter)

Quittez vos habits roses,
Et vos satins brochés.(Ter)

Monsieur Malbrough est mort,
Est mort et enterré.(Ter)

J’lai vu porter en terre,
Par quatre z’officiers.(Ter)

L’un portait sa cuirasse,
L’autre son bouclier.(Ter)

L’un portait son grand sabre,
L’autre ne portait rien.(Ter)

A l’entour de sa tombe,
Romarins l’on planta.(Ter)

Sur la plus haute branche
Un rossignol chanta (Ter)

On vit voler son âme,
Au travers des lauriers.(Ter)

Chacun mit ventre à terre,
Et puis se releva.(Ter)

Pour chanter les victoires,
Que Malbrough remporta.(Ter)

La cérémonie faite,
Chacun s’en fut coucher.(Ter)

Les uns avec leurs femmes,
Et les autres tout seuls.(Ter)

Ce n’est pas qu’il en manque,
Car j’en connais beaucoup. (Ter)

Des blondes et des brunes,
Et des châtaign’s aussi.(Ter)

J’n’en dit pas d’avantage,
Car en voilà assez.(Ter)

(Anonyme)

 

 

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PAQUES AU JARDIN (Marie-Thérèse Brousse)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2016



PAQUES AU JARDIN

Pâques est venu par un grand vent
Pâques blanc et noir d’aubépines,
Avec l’âpre odeur du bonheur
Mêlée à celle du laurier.

Tu es resté dans le jardin
Toi qui es vivant dans ma vie
Et le printemps tient en réserve
La nacre de cet escargot
Que tu avais posé sur ta main.

Ici ta présence est si juste
Qu’elle ne nous fait pas de mal.
Les jours sont de longues tiges
Que la nuit j’entends bouger,
Le temps l’arbre raisonnable
Où se repose un oiseau
Et le surgeon du figuier
Est plus pur qu’une larme vive.

(Marie-Thérèse Brousse)

Illustration

 

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