Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘par-dessus’

IL FAUDRA NOUS AIMER … (Emile Ripert)

Posted by arbrealettres sur 8 juillet 2019




IL FAUDRA NOUS AIMER …

Il faudra nous aimer par-dessus toutes choses,
Malgré les jours mauvais ou les heures moroses,
Afin que notre amour soit une apothéose.

Il faudra que nos yeux soient purs comme un matin
De Pâques où tout l’air bleu rit d’un rire enfantin,
Dans lequel il y a des cloches au lointain.

Acceptant le travail que le jour leur apporte,
Il faudra que nos mains soient fidèles et fortes,
Jointes encor, même alors qu’elles seront mortes.

Il faudra que par les chemins qui s’offriront
Nous marchions, malgré tous les deuils et les affronts.
Sentant l’ombre d’une aile effleurer notre front.

Nous irons à travers les rires ou les larmes
Calmes et doux, impassibles, sans autres armes
Que ma fidélité tendre et que votre charme.

Nous nous soucierons peu des yeux faux ou moqueurs,
Et, chère, n’est-ce pas que nous serons vainqueurs
De toute chose, avec un tel amour au coeur ?…

(Emile Ripert)

Illustration: Gilbert Garcin

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 3 Comments »

Regarde papa (Alexandre Romanès)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2019




    
Ma fille Rose,
en regardant par-dessus mon épaule;
Regarde papa, le ciel est partout!

(Alexandre Romanès)

 

Recueil: Sur l’épaule de l’ange
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , | 2 Comments »

Double accès séquentiel (Linda Maria Baros)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2018



Illustration: Konstantin Razumov
    
Double accès séquentiel

Au début, on cherche une paire d’yeux
et on y enfonce ses regards.
Peut-être que là-bas, dans les profondeurs,
il y a quelqu’un qui aboie,
tranche les têtes, tire les cordages.

On prend ensuite une paire de lèvres
et on dessine leur contour,
délicatement, avec le bout de la langue.

Puis, une paire de bras
qui ressemblent à quelques ailes endormies,
qui, tangentiels, par-dessus tes épaules,
sont en train de s’arquer.

Et à tout cela s’ajoutent la paire d’yeux,
la paire de lèvres, d’ailes endormies,
de cuisses, qui sont tiennes.

S’y ajoute ainsi, paire et sans paire, tout le reste,
jusqu’à ce qu’on arrive à une paire de coeurs.
qu’à ce qu’on arrive à se retrouver soi-même.

(Linda Maria Baros)

 

Recueil: L’Ardeur ABC poétique du vivre plus
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LA FLÛTE MYSTÉRIEUSE (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 8 avril 2018



Illustration: Suzuki Harunobu
    
LA FLÛTE MYSTÉRIEUSE
Li-Taï-Pé

Un jour, par-dessus le feuillage et les fleurs embaumées,
le vent m’apporta le son d’une flûte lointaine.

Alors, j’ai coupé une branche de saule,
et j’ai répondu une chanson.

Depuis la nuit, lorsque tout dort,
les oiseaux entendent une conversation dans leur langage.

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Cette rue, je la connais (Sergueï Essénine)

Posted by arbrealettres sur 4 avril 2018




    
Cette rue, je la connais,
je la connais, cette maisonnette.
Le chaume bleu de ses chenaux
a glissé par-dessus la fenêtre.

Il y eut les années de détresse,
le déchaînement de forces insensées.
Je me suis souvenu de ma jeunesse,
souvenu de ma campagne bleue.

Je n’ai cherché ni la tranquillité
ni la gloire, dont je connais la vanité.
Aujourd’hui si je ferme les yeux
je ne vois que la maison paternelle.

Je vois le jardin sous la bruine bleue,
août en silence tapi contre la haie.
Et les saules dont les pattes vertes
abritent le ramage des oiseaux.

Si je l’ai aimée, notre maison de bois
aux poutres craquelées, inquiétantes !
Les nuits de pluie, notre vieux poêle
poussait d’étranges plaintes sauvages.

Râles déchirants, voix puissante
comme d’un vivant à l’agonie.
Que voyait-il, notre chameau de briques,
à travers le gémissement de la pluie ?

Quelque pays lointain sans doute,
rêves d’antan, époques florissantes,
les sables d’or d’Afghanistan,
les soirs cristallins de Boukhara.

Ces pays, je les connais aussi.
Que de chemin n’y ai-je parcouru.
Mais aujourd’hui je n’ai qu’un souhait :
Revoir les lieux de mon enfance

Pourtant ce tendre espoir n’est plus,
n’est plus que cendres dans la brume bleue.
Paix à toi, chaume de mes champs
paix à toi, ma maison de bois !

***

(Sergueï Essénine)

Recueil: Journal d’un poète
Traduction: Christiane Pighetti
Editions: De la Différence

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Froid (Stéphanie Ferrat)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2018



Illustration: Irving ST Garp

    
froid par-dessus
les lèvres ultimes

(Stéphanie Ferrat)

 

Recueil: Caisson
Traduction:
Editions: La lettre volée

Posted in poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

COMPLICITÉ (Philippe Delaveau)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2018



Illustration: Charles Edward Perugini
    
COMPLICITÉ

Le ciel s’est appuyé
De tout son poids de Juillet bleu
Sur les fragiles reins du toit
Pour voir ce que tu lis
Par-dessus ton épaule.

(Philippe Delaveau)

 

Recueil: Le Veilleur amoureux précédé d’Eucharis
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Quelle est la vraiment plus joyeuse plus belle et plus rare – la plus vivante généreuse fille (Edward Estlin Cummings)

Posted by arbrealettres sur 3 février 2018




    
quelle est la vraiment
(dans ce triste et surpossédant
monde)plus joyeuse
plus belle et plus rare
—la plus vivante généreuse
fille sur cette tournoyante
terre ?
eh bien tu es
de loin la plus chérie

qui (sur cet affairé
nulle part très houleux)
est le pris de vertige
lui des plus lui
—le grimpant plus tombant
idiot dans cet épineux
si?
eh bien je suis
de tous le plus chanceux

quelle est la merveille
(pleine d’être et devenir)
par-dessus tout dessous
toutes les peurs et les haines
—tous les plus que mourants
miens et sans toujours
tiens?
eh bien nôtre
est l’amour et sans jamais

(Edward Estlin Cummings)

 

Recueil: Une fois un
Traduction: Jacques Demarcq
Editions: La Nerthe

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Écoutez-moi (Jean Cocteau)

Posted by arbrealettres sur 28 janvier 2018




    
Écoutez-moi derrière le silence
écoutez-moi par-dessus le silence

(Jean Cocteau)

 

Recueil: Le Cap de Bonne-Espérance suivi de Discours du Grand Sommeil
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Un silence (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2017


 

Un silence
Est monté tout là-haut
Par-dessus son silence

Et l’attire.

(Guillevic)

Illustration

Posted in poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :