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Si frais tes doigts ont l’air d’avoir joué dans l’eau (Georges Rodenbach)

Posted by arbrealettres sur 2 juin 2016



Si frais tes doigts ont l’air d’avoir joué dans l’eau,
Tes doigts frêles, pareils aux doigts de ces infantes
Avec de clairs bijoux sur leurs robes bouffantes
Qu’on voit au fond d’un parc dans quelque ancien tableau !

Au charme du printemps, ton charme s’apparie
Et tes cheveux soyeux et dorés tu les as
Mêlés comme un bouquet de jaunes mimosas
Aux roses pâles dont ta figure est fleurie.

Quelque chose de doux, de grave et d’émouvant
T’appelle au fond des bois par la bouche du vent
Et dans l’ombre des fleurs que tu recontinues

Se déplace un rayon qui s’est insinué
Sous le parasol d’or lentement remué
De l’ombre et du soleil dans les blanches ciguës.

(Georges Rodenbach)

Illustration

 

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Roses (Margarita Guarderas de Jijon)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2016



En danger dans la blancheur,
fleurs ouvertes comme les papillons,
transparentes alors que tout est dit
sous la magie, mot de passe pour l’étranger
dans son salon obscur.
Le secret luit, montre sa parure d’aubépine,
ne se livre pas aux mains
qui voudraient savoir, décortiquer, caresser,
il fuit toujours pour parler ailleurs,
peut-être sous les arbres en parasol.

(Margarita Guarderas de Jijon)

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Estivants (G.L Godeau)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2016


Des charrettes d’humains ont été déversées sur le sable.
Agglomérés autour des parasols, ils badigeonnent leurs corps blancs.
Ils se lèvent deux fois par jour.
A regret, ils entrent dans la mer, font la grimace
et regagnent leur place.
A bout portant, le soleil les cuit.
Ils sont venus exprès.

(G.L Godeau)


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Est-ce la parole consolatrice la plus chaleureuse de ce monde (Ko Un)

Posted by arbrealettres sur 14 janvier 2016



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Est-ce la parole consolatrice la plus chaleureuse de ce monde
le bruit
d’un bloc de neige
chutant de la branche verte d’un pin parasol ?

(Ko Un)

Illustration

 

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ODE A RANAVALONA III (Jacques Rabemananjara)

Posted by arbrealettres sur 2 janvier 2016




ODE A RANAVALONA III
(extraits)

[…]

Quel chérubin obscur a pu compter les gouttes
De larmes dont tes yeux ont inondé tes jours!
Peut-être que témoin insensible de tes doutes
Ton ange a-t-il prévu de si brillants retours.

Lorsque la mort, plus tard, vint délivrer ton âme,
Le souffle du désert ou quelques vieux corbeaux
Ont pu seuls écouter les plaintes de tes mânes
Parmi les myrtes verts qui veillaient ton tombeau.

[…]

Mais où sont les taureaux à la nuque étoilée
Dont le sang abondant doit arroser le sol ?
Où donc est la génisse à tes pas immolée ?
Je cherche vainement ton rouge parasol.

Dans le jardin des rois, les « sahondras » sont mortes.
Nulle conque marine avec des sanglots longs
N’ose non plus troubler le silence des Portes
Ni déchirer les flancs paisibles des vallons.

Sous le ciel éclatant d’un bleu d’apothéose,
Je ne vois point marcher des vierges des tribus
La théorie ardente en guirlandes de roses
Pour réciter en choeur les chants qui te sont dus.

*
Une foule innombrable envahit l’Acropole
Et refait vaguement les gestes rituels.
Mais l’Aigle qui défend l’accès des nécropoles
Semble ignorer ton Ombre et tes restes mortels.

Les bambous ont verdi. Les ficus centenaires,
Des ébats de ta cour témoins silencieux,
Poursuivent, nonchalants, leur songe imaginaire
Autour de la « Maison-Froide » de tes aïeux.

Mais, seul, l’arbre des rois, d’un geste symbolique,
Contemple ta dépouille avec des lents remous :
L’« Aviavy » sacré parfume ta relique
Du baume hypothétique à tes cendres si doux.

*

Reine, petite reine aux yeux charmeurs et tristes
Dont la langueur valut l’empire d’un pays,
Au milieu des rois morts dont la vertu t’assiste,
Que tu dois être heureuse en ce linceul ami !

Maintenant que tu dors sous le signe des Rites,
Qu’importe à ton destin que des peuples nouveaux
Rangent sous d’autres lois l’éclat des latérites :
Ton âme aura vécu ses rêves les plus beaux,

Reine, petite reine aux yeux charmeurs et tristes,
Maintenant que tu dors sous le signe des Rites.

(Jacques Rabemananjara)

Illustration et présentation de la Reine Ranavalona III

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San Babila (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 23 juin 2015



 

bouquet

San Babila

Il entraîne, le vent du soir,
Accrochées à leurs parasols de couleur
Les petites bouquetières
Qui gaiement poussent des cris dans les mailles.
Comme des hirondelles aux gouttières
Elles resteront suspendues dans l’air,
Les vendeuses de dahlias,
Maintenant que le vent du soir
Gonfle leurs parasols comme des montgolfières.

***

San Babila

Trascina íl vento della sera
Attaccate agli ombrelli a colore
Le piccole fioraie
Che strillano gaie nelle maglie.
Come rondini alle grondaie
Resteranno sospese nell’aria
Le venditrici di dalie
Ora che il vento della sera
Gonfla gli ombrelli a mongolfiera.

(Leonardo Sinisgalli)

Illustration

 

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