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Posts Tagged ‘paravent’

COMMENCEMENT DE L’AUTOMNE (Liu Han)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2019



automnejpg

COMMENCEMENT DE L’AUTOMNE

Dans les croassements les corneilles se dispersent
Le paravent de jade plonge dans le silence
L’oreiller neuf offre une fraîcheur
tout comme l’air d’un éventail
A mon réveil après un sommeil je cherche
d’où vient le bruit d’automne
Au clair de lune le perron
est couvert de feuilles de platane

(Liu Han)

Illustration

 

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Des tapis de brocart, des paravents de soie (Liu Yong)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2019



Des tapis de brocart, des paravents de soie,
Une longue et sinueuse galerie.
La nuit est paisible et j’ai du temps libre pour lui rendre visite.
La nouvelle lune se lève sur les degrés de jade et les rampes sculptées.
Une porte vermillon s’entrebâille, on échange des regards.

Le brasero qui fume a bientôt réchauffé la courtine.
Arbre et rameaux de jade
Souplement s’entrelacent.
La force du vin aidant, le désir se déchaîne
Et l’édredon d’amour ondule en vagues rouges.

(Liu Yong)


Illustration: Koryusai

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À un jeune gentilhomme (Poème chinois)

Posted by arbrealettres sur 5 septembre 2018



À un jeune gentilhomme

N’entrez pas, Monsieur, s’il vous plaît,
Ne brisez pas mes fougères,
Non pas que cela me fasse grand’peine,
Mais que diraient mon père et ma mère ?
Et même si je vous aime,
Je n’ose penser à ce qui arriverait.

Ne passez pas mon mur, Monsieur, s’il vous plaît,
N’abîmez pas mes primevères,
Non pas que cela me fasse grand’peine,
Mais, mon Dieu ! que diraient mes frères ?
Et même si je vous aime,
Je n’ose penser à ce qui arriverait.

Restez dehors, Monsieur, s’il vous plaît,
Ne poussez pas mon paravent,
Non pas que cela me fasse grand’peine,
Mais, mon Dieu ! qu’en diraient les gens ?
Et même si je vous aime,
Je n’ose penser à ce qui arriverait.

***

To a Young Gentleman

Do not enter, Sir, I beg you,
Do not break my ferns,
Not that it would upset me much,
But what would my father and my mother say?
And even if I love you,
I dare not think what would happen.

Do not come by my wall, Sir, I beg you,
Do not destroy my primroses,
Not that it would upset me much,
But, good God! what would my brothers say?
And even if I love you,
I dare not think what would happen.

Stay outside, Sir, I beg you,
Do not push my screen,
Not that it would upset me much,
But, good God! what would people say?
And even if I love you,
I dare not think what would happen.

(Poème chinois)

 

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OÙ EST MA BELLE ? (Wei Zhuang)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2018



OÙ EST MA BELLE ?

Rare, cette beauté sans égale
Ebranle le coeur du pays entier
Aurai-je l’occasion de la revoir
parmi les fleurs ?
Arqués, ses sourcils ressemblent
A la crête des montagnes lointaines
Dans la douleur ma pensée s’envole vers elle

Derrière le paravent vert au phénix doré
Je regrette mon rêve interrompu
Les rideaux fermes
Le salon désert
Aucun chemin ne dessert les cieux émeraude
Impossible d’y envoyer mon message
Dans notre ancienne chambre
M’envahit une tristesse indescriptible

(Wei Zhuang)

 

 

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A l’ombre d’un paravent (Bashô)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2018



A l’ombre d’un paravent
on devine les gâteaux

(Bashô)

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LE COEUR AU BOND (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 6 février 2018




    
LE COEUR AU BOND

Rien n’a changé
Les fleurs du paravent montent jusqu’au plafond
La serrure secrète retrouve sa chanson
La fenêtre est ouverte
Je regarde courir la Loire jument verte
L’écume des corbeaux qui flotte au bord du toit

C’est toujours toi qui m’accueilles
Au bas de l’escalier
Des algues de lumière enchaînent tes épaules
Et le serpent de ciel aurait pu t’étouffer

Quand tes mains voleront sous les prèles
Quand la terre baignera tes paupières fossiles
Je reprendrai la vie où tu l’auras laissée.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Poésie la vie entière
Traduction:
Editions: Seghers

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Chang-e (Li Shang-yin)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2018




    
Chang-e

Lueurs obscurcies des chandelles
près du paravent de mica
S’incline la Voie lactée
sombrent les astres avant l’aube
Vol du nectar immortel
éternel regret de Chang-e ?
Ciel d’azur mer d’émeraude
nuit après nuit ce coeur qui brûle

(Li Shang-yin)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Caché derrière mon paravent (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2017




    
Caché derrière mon paravent.
Je contemple mes petits pieds…
Je contemple mes petites mains,
Et ma fenêtre est toute sombre…
Il fait sombre, il fait bon. J’éteins
La bougie que l’on m’apporte,
Sans oublier de dire merci…
On voudrait bien que je m’amuse,
Mais ces mains… Je suis épris
Des vieilles rides de mes mains…
Parfois je vois un songe doux,
Mais je ne veux pas me déranger,
Ni déranger les souvenirs
Qui jouent encor sur la fenêtre…
Et je croise mes mains ridées,
Et je croise mes pieds ridés.
Derrière mon paravent. Au chaud.
Il y a quelqu’un. Foin de bougie.
Les yeux sont vides et vitreux.
Et sur mes doigts ridés — des bagues.

(Alexandre Blok)

 

Recueil: Le Monde terrible
Traduction:Pierre Léon
Editions: Gallimard

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LE COEUR AU BOND (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2017



LE COEUR AU BOND

Rien n’a changé
Les fleurs du paravent montent jusqu’au plafond
La serrure secrète retrouve sa chanson
La fenêtre est ouverte
Je regarde courir la Loire jument verte
L’écume des corbeaux qui flotte au bord du toit

C’est toujours toi qui m’accueilles
Au bas de l’escalier
Des algues de lumière enchaînent tes épaules
Et le serpent de ciel aurait pu t’étouffer

Quand tes mains voleront sous les prêles
Quand la terre baignera tes paupières fossiles
Je reprendrai la vie où tu l’auras laissée.

(René Guy Cadou)

Illustration: Stanislav Shpanin

 

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La maison d’Hélène (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2017




    

La maison d’Hélène

II a suffi du liseron du lierre
Pour que soit la maison d’Hélène sur la terre
Les blés montent plus haut dans la glaise du toit
Un arbre vient brouter les vitres et l’on voit
Des agneaux étendus calmement sur les marches
Comme s’ils attendaient l’ouverture de l’arche
Une lampe éparpille au loin son mimosa

Très tard les grands chemins passent sous la fenêtre
II y a tant d’amis qu’on ne sait plus où mettre
Le pain frais le soleil et les bouquets de fleurs
Le sang comme un pic-vert frappe longtemps les cœurs
Ramiers faites parler la maison buissonnière
Enneigez ses rameaux froments de la lumière
Que l’amour soit donné aux bêtes qui ont froid
À ceux qui n’ont connu que la douceur des pierres

Sous la porte d’entrée s’engouffre le bon vent
On entend gazouiller les fleurs du paravent
Le cœur de la forêt qui roule sous la table
Et l’horloge qui bat comme une main d’enfant

Je vivrai là parmi les roses du village
Avec les chiens bergers pareils à mon visage
Avec tous les sarments rejetés sur mon front
Et la belle écolière au pied du paysage.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Comme un oiseau dans la tête
Traduction:
Editions: Points

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