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Poésie

Posts Tagged ‘parenté’

Comme une parenté sans ressemblance (Emilien Chesnot)

Posted by arbrealettres sur 3 janvier 2018




    
comme une
parenté sans ressemblance

je dors sous le ciel
une impression

ne sommes-nous que le
bord d’autre chose

(Emilien Chesnot)

 

Recueil: Faiblesse d’un seul
Traduction:
Editions: Centrifuges

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Temps et parenté si éphémères (Machiko Okamoto)

Posted by arbrealettres sur 1 novembre 2017



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Temps et parenté
si éphémères —
Je suis dans une chaise en rotin…

(Machiko Okamoto)

 

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CHEVAL DES RÊVES (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2017




CHEVAL DES RÊVES

Superflu, me regardant dans les miroirs
avec un goût de semaines, de biographes, de papiers,
j’arrache de mon sieur le capitaine de l’enfer,
j’établis des clauses indéfiniment tristes.

j’erre d’un point à l’autre, j’absorbe des illusions,
je bavarde avec les oiseaux dans leurs nids:
et eux, souvent, d’une voix fatale et froide
chantent et font fuir les maléfices.

I1 y a un vaste pays dans le ciel
avec les superstitieux tapis de l’arc-en-ciel
et les végétations vespérales :
c’est vers lui que je vais et grande est ma fatigue,
foulant une terre retournée de tombes encore fraîches,
je rêve entre ces plantes aux fruits indécis.

Je Passe entre les enseignements possédés, entre les sources,
vêtu comme un être original et abattu :
j’aime le miel usé du respect,
le doux catéchisme entre les feuilles duquel
dorment des violettes vieillies, évanouies,
et les balais, aux secours émouvants,
dans leur apparence il y a sans doute, cauchemar et certitude.

Je détruis la rose qui siffle et la ravisseuse anxiété:
je brise les extrêmes aimés: et plus encore,
je guette le temps uniforme, sans mesures
une saveur que j’ai dans l’âme me déprime.

Quelle aurore a surgi! Quelle épaisse lumière de lait,
compacte, digitale, me protège !
J’ai entendu hennir son rouge cheval
nu, sans fers et radieux.
Je survole avec lui les églises,
Je galope à travers les casernes désertes de soldats
et une armée impure me poursuit.
Ses yeux d’eucalyptus volent l’ombre,
son corps de cloche galope et frappe.

J’ai besoin d’un éclair de splendeur persistante,
d’une parenté joyeuse qui assume mes héritages.

(Pablo Neruda)

Illustration: Marc Chagall

 

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Marée contre le gré des eaux (Emmanuel Damon)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2016



Marée contre le gré des eaux

Où la neige La vive
L’éphémère neige
Ce poids de fraîcheur sur la main
Qui s’accroît dans le silence
La terre d’ici
Est poussière qui enfle sur le vent
Se mêle à l’os et pèse sur la langue
Poussière
Sur la pierre blanche des villes
Sur les routes les coupoles
Le bois d’olive et la nuque des hommes
Qui s’entretiennent avec le ciel

***

Qui veille sur cette terre enclose,
dans la friche les écorces de liane ?
À voix éteinte sous le ballant des branches ?
Quand notre faim dort sous la ronce,
dans le voeu des labours où l’étourneau s’égaye
qui veille et fait grincer les chênes, et lever le vanneau,
ardoise clairsemée d’une aile sur la plaine ?
Course le chevreuil sous les hêtres
et touche le lièvre au gîte ?
Le taillis ouvre pour l’oeil un arpent de ciel
sur le flambeau des sources.
Une parenté nous y retient
— ses mots dans le cours du sang trouvent refuge,
et nous gardent debout.

(Emmanuel Damon)

Découvert ici: http://revuedepoesie.blog.lemonde.fr/

 

 

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