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Poésie

Posts Tagged ‘parenthèse’

Survivre (Petr Král)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2018




    
(Survivre entre parenthèses)

(Petr Král)

 

Recueil: Cahiers de Paris
Traduction:
Editions: Flammarion

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La route des vents (Claudine Helft)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2018



Illustration: Jean Georges Cornelius
    
La route des vents

Lui sur lequel on voudrait poser
une épaule, un regard, un ciel,
lui musant sur la route des vents
et s’inscrivant au hasard des vagues
tout en haut, à l’écume du destin,
lui, quand même là, entre parenthèses
entre sommeil au matin feuillu
de tendresse et non serment, loin,
tout de même de lui, au sourire
entre guillemets, ensoleillé
clair, en marche singulière « vers »
vers, simplement « vers », en marche « vers »
un « vers » qui ne lui appartient pas.

Lui, sa rencontre avec l’arbre
d’un printemps et l’ami patient.
Lui qui rompt
le quotidien
l’emmurement et le murmure
du temps, jouit de l’éphémère,
interroge les questions sans point,
sans attente, et sans durée.
Sans attache, sans voeux, amoureux
de la dérive et du navire,
à la fois du joug et du galop
arrimé quand même au port,
à toi pour un temps.

(Claudine Helft)

 

Recueil: Une indécente éternité
Traduction:
Editions: De la Différence

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CERTITUDE (Octavio Paz)

Posted by arbrealettres sur 5 mai 2018



 

CERTITUDE

Si réelle est la blanche lumière
de cette lampe, réelle
la main qui écrit, sont-ils réels
les yeux qui regardent ce qui est écrit?

D’un mot à l’autre
ce que je dis s’évanouit.
Je sais que je suis vivant
entre deux parenthèses.

(Octavio Paz)

 

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Les fenêtres (Alexàndra Galanou)

Posted by arbrealettres sur 15 avril 2018



Illustration: René Magritte
    
Les fenêtres

Ce matin il écrit un poème.
Le fait sécher
à la fenêtre,
mais pas au soleil,
voulant qu’il garde
quelques gouttes du songe
d’une nuit qui fut aventureuse.

Tandis qu’avance la journée
des pigeons de passage
picorent le poème.
Le privent de ses voyelles
de tous ses points d’exclamation.
Parenthèses et guillemets
Sont épargnés.

Le soir il revient chez lui,
ramasse le poème
et ferme la fenêtre.
Il le récrira peut-être demain…

Elle a tant de fenêtres, la Poésie.

***

(Alexàndra Galanou)

 

Recueil: Dans les recoins des mots
Traduction:
Editions: Circé

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L’alouette (Pierre Garnier)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2018



 

Illustration
    
l’alouette
elle cristal
elle voilier.

d’aile en aile
jusqu’au vide
où tout coule
penché
sur tant de battements.

elle multiplie les parenthèses
jusqu’à ce que le monde soit
hors du monde.

(Pierre Garnier)

 

Recueil: Ornithopoésie
Traduction:
Editions: Des Vanneaux

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Entre parenthèses (Sylvie Durbec)

Posted by arbrealettres sur 15 mars 2018



Illustration: Marina Dieul
    
Entre parenthèses

(Chaque fois que l’un d’entre nous meurt
est-ce que chaque fois un petit dieu meurt aussi ?
le sien, bien sûr, mais aussi l’un des nôtres…
Lorsque à mon tour je mourrai, dit la petite Virginia,
quels petits dieux seront tristes de ma disparition ?
Peut-être celui des questions et des vélos ?
Je n’aime que les dieux très petits,
les grands, uniques ou multiples,
ne me plaisent pas beaucoup,
trop puissants, trop absents.
Alors, dit-elle encore, la bouche pleine de sons,
prions le petit dieu des disparitions
et des oublis.
Et puis.)

(Sylvie Durbec)

 

Recueil: Le paradis de l’oiseleur
Traduction:
Editions: Al Manar

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Parenthèse (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 4 janvier 2018



 

Peut-être que le monde est mort
A l’instant même,

Que tout a basculé dans une autre lumière
Qui ressemble assez bien
A celle d’autrefois.

Il reste un simulacre
de murs et de rochers
Où tu vas sans l’histoire.

A moins qu’un homme vienne
Et sourie en passant

(Guillevic)

 

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AUTOPORTRAIT SANS MIROIR (Marie-Anne Bruch)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2017



AUTOPORTRAIT SANS MIROIR

I. Je passe

Je suis la femme transparente
Celle qu’on efface sans bruit
Et qui s’en va comme l’eau fuit
Pâle à trente ans comme à soixante.

Je suis la femme murmurante
Qui propose son faible appui
Et cause juste un brin d’ennui
Aux esprits libres qu’elle hante.

Pour ces êtres auxquels je tiens
Je continue à n’être rien
Qu’une tranquille parenthèse.

Quand j’expose mon coeur blessé
Ils coupent court : « Ça va passer !»
Il est plus doux que je me taise.

II. Je casse

Je suis la femme aux nerfs de verre
Mal installée dans ses tessons
Moitié fakir moitié trouvère
Toujours bancale en ses chansons.

Je suis la femme à l’air sévère
Qui ne comprend rien aux leçons
De l’existence, et persévère
Dans l’entretien de ses frissons.

Je suis l’échappée du naufrage
Qui se hâte vers le rivage
Pour se noyer dans un sanglot.

Je suis la femme de baudruche
Qui fait toujours un peu l’autruche
Sous la plume de son stylo.

(Marie-Anne Bruch)

Découvert ici: Lucarne Poétique

Illustration

 

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L’amour et le rêve (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 19 novembre 2016


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L’amour et le rêve sont parenthèses
Entre elles je place mon corps
par qui je prends connaissance du monde

(Adonis)

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FERMER LES YEUX (Jean-Jacques Goldman)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2016




FERMER LES YEUX

Et puis cette ombre au fond de l’ombre
Et puis ces deux mains qui se nouent
Ces gestes faits et refaits sans en voir le bout
Et puis cette ombre encore debout

Le cri d’une sirène
Quand le jour a déteint
Parenthèse de peine
L’oubli jusqu’à demain

Longues secondes inertes
Le corps à l’abandon
Gestes lents, cigarettes
Puis s’essuyer le front

Vague regard au ciel
Pour l’heure ou pour le temps
Trop de pluie, de soleil
C’est tout c’qu’il en attend

Déjà loin de ses haines
Aussi loin qu’il le peut
Où ses rêves l’entraînent
Quand il ferme les yeux

Et puis cet otage sans cage
Et puis tous ces hommes en essaim
Son grave visage, maquillage, sans âge
Et puis ces billets dans ta main

Tu peux prendre ses lèvres
Tu peux goûter sa peau
Décider de ses gestes
Même dicter ses mots

Soumettre à tes plaisirs
Tant que le compte est bon
Arracher des sourires
Même changer son nom

Maître d’une apparence
Possédant de si peu
D’un vide, d’une absence
Dès qu’elle ferme les yeux

Quand la peine est trop lourde
Quand le monde est trop laid
Quand la chance est trop sourde
La vérité trop vraie

Comme au dernier voyage
Pour y voir enfin mieux
Enfin d’autres images
Quand on ferme nos yeux
Quand on ferme nos yeux

(Jean-Jacques Goldman)

 

 

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