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Poésie

Posts Tagged ‘parfumée’

Simple appareil (Patrick Somprou)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2018



 

Simple appareil –
parfumée et croustillante
sa peau au soleil

(Patrick Somprou)

Illustration: Alexander Sigov

 

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La campanule (Emily Brontë)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2017



La campanule est la fleur la plus suave
Ondoyant dans l’air de l’été
Ses clochettes ont le suprême pouvoir
D’apaiser le souci de mon âme

Il y a dans la pourpre bruyère un charme
Trop violemment, tristement cher
La violette a une haleine parfumée
Mais le parfum ne peut égayer

***

The blue bell is the sweetest flower
That waves in summer air
Its blossoms have the mightiest power
To soothe my spirit’s care

There is a spell in purple heath
Too wildly, sadly dear
The violet has a fragrant breath
But fragrance will not cheer

(Emily Brontë)

Découvert ici chez Lecture/Ecriture

Illustration

 

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Censure morale sur une rose et par elle sur ses semblables (Soeur Juana Inès de la Cruz)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2017



Censure morale sur une rose et par elle sur ses semblables

Rose divine qui en culture élégante
es, avec ta subtilité parfumée,
magistère pourpre dans la beauté,
enseignement neigeux à la splendeur.

Semblant de l’humaine architecture,
exemple de la vaine élégance,
où, dans ton être, la nature a réuni
le berceau joyeux et la sépulture triste.

Comme, hautaine dans ta pompe, fière,
superbe, le risque de mourir tu méprises,
et après évanouie et recroquevillée

de ton être caduc tu donnes des signes fanés,
et ainsi par une mort savante et une vie niaise,
en vivant tu trompes et en mourant enseignes!

(Soeur Juana Inès de la Cruz)

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Les jardins de la Rose (Dialogue) (Marianne Dubois)

Posted by arbrealettres sur 1 août 2016



Les jardins de la Rose
(Dialogue)

Moi :

Rose éphémère et fragile, veux-tu bien te laisser
cueillir ?

La rose :

Laisse-moi jouir encore de la fraîcheur matinale de
ton jardin et cueille-moi juste avant que la chaleur
ne me brûle. Si tu me parles en me cueillant, ton
amour guérira ma blessure et je serai bien dans le
vase à l’ombre de ta maison.

Moi :

Pourquoi ta parole me fait-elle pleurer ?

La rose :

Parce que tu t’étonnes et t’émerveilles chaque fois
que tu perçois ma réponse et pourtant quoi de plus
naturel ? Je n’aurais jamais pu éclore si tu n’avais
pas écouté le rosier lorsqu’il était en train de mourir.
Tu l’as déplacé pour le mettre en ce lieu guérisseur
choisi pour renaître et ce lieu comme un fil de
lumière qui nous relie m’a permis de t’offrir
et d’offrir encore à l’été le cadeau de ma ferveur.
Je peux te donner maintenant cette beauté de velours,
si rouge et intense de ma robe parfumée.

Moi :

Lorsque tu me parles il me semble reconnaître
la voix de mon coeur et mon coeur délire chaque fois
qu’une tendre communion transforme la couleur du jour.

La Rose :

Cette voix est bien celle qui te vient de toi-même
puisque je suis toi lorsque plus rien n’est séparé.

Moi :

Merci ma reine, merci ma rose, merci moi-même
pour la joie transparente et infinie d’un instant de
vérité.

(Marianne Dubois)

son site ici

Illustration: Vladimir Kush

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Rose (Francis Ponge)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2016


fire-ballerina-girl-dancing

C’est trop d’appeler une fille Rose,
car c’est la vouloir toujours nue
ou en robe de bal,
quand, parfumée par plusieurs danses,
radieuse, émue, humide,
elle rougit, perlante,
les joues en feu
sous les lustres de cristal…

(Francis Ponge)

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J’ai ruiné mon cœur (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2016



J’ai ruiné mon cœur, j’ai dévasté mon âme
Et je suis aujourd’hui le mendiant d’amour:
Des souvenirs, pareils à la vermine infâme,
Me rongent à la face implacable du jour.
J’ai ruiné mon cœur, j’ai dévasté mon âme
Et je viens lâchement implorer du destin
Un reflet de tes yeux au caprice divin,
O forme fugitive, ô pâleur parfumée
Si prodigalement, si largement aimée!

J’ai cherché ton regard dans les yeux étrangers,
J’ai cherché ton baiser sur des lèvres fuyantes;
La vigne qui rougit au soleil des vergers
M’a versé dans ses flots le rire des Bacchantes;
J’ai cherché ton regard dans les yeux étrangers
Sans libérer mon cœur de tes âpres caresses.
Et, comme les soupirs des plaintives maîtresses
Qui pleurent dans la nuit un été sans retour,
J’entends gémir l’écho des paroles d’amour.

O forme fugitive, ô pâleur parfumée,
Incertaine douceur arrachée au destin,
Si prodigalement, si largement aimée,
J’ai perdu ton sourire au caprice divin;
O forme fugitive, ô pâleur parfumée,
Tu m’as fait aujourd’hui le mendiant d’amour
Étalant à la face implacable du jour
La douleur sans beauté d’une misère infâme…
J’ai ruiné mon cœur, j’ai dévasté mon âme.

(Renée Vivien)

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Le Vent (Paul Henri Lezac)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2015


vent

J’aime le vent qui va, dissipant les nuages
On le dit vent des fous et parfois vent des sages
A la terre assoiffée il dispense la pluie
En nuées chargées d’eau, nuées couleur de suie

J’aime aussi quand le vent qui joue dans tes cheveux
Emporte au loin les perles de ton rire heureux
Frise le duvet de ta nuque parfumée
Caresse de son aile ta joue satinée

J’aime le vent venu de ces terres lointaines
Ayant survolé bois et montagnes et plaines,
Souffle chargé d’épices, de parfums, d’odeurs
Messager de l’amour et de rêves d’ailleurs

(Paul Henri Lezac)

Textes de Prisonniers: lecercledespoetesdetenus

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Comment combiner parole et silence sans altérer la Réalité? (Fêng Hsüeh)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2015




Un moine demanda un jour à maître Fêng Hsüeh:
« La parole altère la transcendance (de la Réalité),
et le silence altère la manifestation.
Comment combiner parole et silence sans altérer la Réalité? »

Le maître répondit:
« Je me souviendrai toujours du paysage printanier que je vis un jour dans le Chiang Nan.
Les perdrix gloussaient parmi les fleurs parfumées, alors dans leur éclat! »

(Fêng Hsüeh)

Illustration

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