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Poésie

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L’insoutenable légèreté de l’être (Milan Kundera)

Posted by arbrealettres sur 31 octobre 2017



L’insoutenable légèreté de l’être

L’être humain, guidé par le sens de la beauté
transpose l’évènement fortuit
(une musique de Beethoven, une mort dans une gare)
pour en faire un motif
qui va ensuite s’inscrire
dans la partition de la vie.

(Milan Kundera)

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Soudain, elle voit (Jean Aron)

Posted by arbrealettres sur 20 juillet 2017



lourdesDans son cachot
elle prie comme elle peut
puis repense à sa journée:
elle espère qu’on la réveille,
elle erre
au milieu des brebis,
elle marche au bord de l’innocence,
son regard est vers là-bas;
elle cueille du bois mort
qu’elle met dans son panier,
elle enlève ses sabots,
l’eau glacée
comme un étau l’étreint.
Soudain,
elle voit la voix des branches
dégouliner le long des tiges
parmi les partitions endormies
de la prairie des gaves,
une gloire enluminée d’opale
flotte autour d’elle,
elle vit son extase
au gré tremblant du froid.

(Jean Aron)

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Effleuré par l’oiseau de l’instant (Heather Dohollau)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2016



Effleuré par l’oiseau de l’instant
Le jardin rentre dans son ordre présent
Dans la lumière grise
Les couleurs viennent du rose de son cri
Le tapis que l’ombre tisse
Dans l’éclaircie soudaine
Est pour le regard une partition connue
La fraîcheur sur la joue gauche
La main droite étendue
Tout est peut-être retrouvable
Et nous sommes des statues familières
Sous les doigts légers du lieu

(Heather Dohollau)

 

 

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POÉSIE FUNAMBULE (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 14 octobre 2016



POÉSIE FUNAMBULE

Je n’écris pas sur le motif en ce moment
Le paysage sort du bois
Au seul bruissement des branches et des feuilles
On dirait une vision sonore
Un raga de brume de poussière et de miel
Qui apparaît
Qui transparaît
Dans un réel plus vrai que nature

La mélodie crée ses images
Sans relever la pointe du crayon
Sans suspendre le geste qui découvre
Un fil de funambule
Tout un envol de partitions
Et un requiem ajourné
Qui se veut chorus ou chanson
Avec un aveu à la clé

Je vois comment il y a du noir du blanc du gris
Comment un corbeau étire un nuage
Comment c’est terriblement doux et sage
Terriblement là
Présent et enfui
Sous l’archet qui reprend ses errances
Qui égrène note à note une hanche un visage
Et tous les mots d’amour que j’aurai reconquis

(André Velter)

Illustration: Alain Gagnon

 

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DEUX CHOSES QUI SONT PEUT-ÊTRE UNE (Heather Dohollau)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2016



DEUX CHOSES QUI SONT PEUT-ÊTRE UNE

Premièrement, la manière dont nous lisons un visage.
La reconnaissance presque instantanée, d’une partition.
Pas seulement les traits, mais leur configuration soudaine
de lumière et d’ombre, de mouvement et d’immobilité.
La marionnette de l’identité articulée par les fils de la mémoire.
Une lecture ardente qui court pour ne pas tomber.
Qui peuple de présences un vide.

Et deuxièmement, l’écriture d’un poème.
Ici il s’agit de sortir des présences de la blancheur
pour faire chanter les espaces, les saturer de sens et de couleurs.
Et au lieu d’une course il y a un ralenti, un étalement
jusqu’aux limites de l’évidence.
Une lecture comme à rebours.

Mais n’est-ce pas toujours le même livre, celui des rêves,
où nous créons au fur et à mesure notre lecture, le vrai imaginaire ?

(Heather Dohollau)

Illustration: Octavio Ocampo

 

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Effleuré par l’oiseau de l’instant (Heather Dohollau)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2016



Effleuré par l’oiseau de l’instant
Le jardin rentre dans son ordre présent
Dans la lumière grise
Les couleurs viennent du rose de son cri
Le tapis que l’ombre tisse
Dans l’éclaircie soudaine
Est pour le regard une partition connue
La fraîcheur sur la joue gauche
Le main droite étendue
tout est peut-être retrouvable
Et nous sommes des statues familières
Sous les doigts légers du lieu

(Heather Dohollau)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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C’était celui celui qui remuait les lèvres sans chanter (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2016



chef-de-choeur-s

C’était celui
Celui qui remuait les lèvres
Sans chanter

Ni comprendre la partition
Que chacun tenait
Devant soi

Le chef de chœur
Se tenait devant le groupe

Pourquoi
Ne disait-il rien
A moi qui ne chantais rien

À moi
Qui du poème sacré faisais
Un silence

(Werner Lambersy)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

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Demain le fameux silence de l’éther déferlera sur nous (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



Demain le fameux silence de l’éther
Déferlera sur nous
A grandes houles de syllabes insensées
Qui nous assourdiront
Arracheront les haillons d’idées
Qui nous protègent encore
Et nous drosseront
Sur l’éboulis incandescent des galaxies
Pêle-mêle avec nos morts
Nos partitions de sommeil
Et nos traités d’espérance

En vain nous débattrons-nous
Avec des cris inaudibles pour nous-mêmes
Il nous faudra choir et gésir
Abominablement éveillés pour toujours
Dans l’incommensurable trou de mémoire
Que nous étions accoutumés de nommer Dieu.

(Jean Rousselot)

 

 

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Je viens de là où l’on sait lire le ciel (Louis Bertholom)

Posted by arbrealettres sur 14 novembre 2015



Je viens de là où l’on sait lire le ciel et décrypter
le vent. Là où rien n’est fatalité, où l’imprévisible
s’accepte. Là où je n’aurais de cesse de dialoguer
avec graminées et pluies. Dans la filature des temps
j’ouvre la porte à l’étable des mots. J’essaie
d’atteindre le champ libre en courant dans la partition
de l’herbe, du vent et de la bouse. J’ai inscrit depuis
longtemps sur mon front les sillons de mes songes
et l’incertaine récolte de la vie…

(Louis Bertholom)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

 

 

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Mutations (Jean Claval)

Posted by arbrealettres sur 3 juin 2015



Mutations

Mon coeur cerf-volant
vague au gré des vents
Mon coeur artichaut
pêle et peu lui chaut
Mon coeur escargot
s’endort tout de go
Mon coeur carnaval
parade à cheval
Mon coeur caméra
filme à tour de bras
Mon coeur éventail
s’étale en détail
Mon coeur postillon
veut prendre pension
Mon coeur paravent
musse un sentiment
Mon coeur coccinelle
vole aux demoiselles
Mon coeur caïman
prend rage d’amant
Mon coeur partition
vibre avec passion
Mon coeur plume d’oie
rime toi et moi

(Jean Claval)


Illustration

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