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Poésie

Posts Tagged ‘passante’

Sur le volet d’une fenêtre (René Char)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2019



Sur le volet d’une fenêtre

Visage, chaleur blanche,
Sœur passante, sœur disant,
Suave persévérance,
Visage, chaleur blanche.

(René Char)

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Passante (Joë Bousquet)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2019


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Elle a promené dans les villes
Le pas qui tremblait sur les eaux
Une chanson la déshabille
Son silence est né d’un oiseau

Elle illumine la lumière
Comme l’étoile du matin
Quand tout le ciel est sa paupière
Embellit le jour qui l’éteint

Mais l’astre d’où le ciel s’envole
Sait-il où nos voeux sont allés
Quand mon coeur bercé de paroles
Se meurt de la chanson qu’il est

Quel mal trouvait-elle à me plaire
Qu’un aveu me l’ôte si tôt
Mouillant ses regards de sorcière
Des pleurs qu’il a pris au ruisseau

Hélas ne pleurez point madame
Si j’ai mes jolis soins perdu
Près d’un enfant aux yeux de femme
Qui joue à l’amant qui n’est plus

(Joë Bousquet)

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LA PASSANTE (Emile Nelligan)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018



LA PASSANTE

Hier, j’ai vu passer, comme une ombre qu’on plaint,
En un grand parc obscur, une femme voilée :
Funèbre et singulière, elle s’en est allée,
Recélant sa fierté sous son masque opalin.

Et rien que d’un regard, par ce soir cristallin,
J’eus deviné bientôt sa douleur refoulée ;
Puis elle disparut en quelque noire allée
Propice au deuil profond dont son coeur était plein.

Ma jeunesse est pareille à la pauvre passante :
Beaucoup la croiseront ici-bas dans la sente
Où la vie à la tombe âprement nous conduit;

Tous la verront passer, feuille sèche à la brise
Qui tourbillonne, tombe et se fane en la nuit ;
Mais nul ne l’aimera, nul ne l’aura comprise.

(Emile Nelligan)


Illustration: Jacques Dormont

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La vie est la passante en nous (Henri Meschonnic)

Posted by arbrealettres sur 16 mai 2018



 

La vie est la passante en nous
[…]
la vie est « l’enfant dans nos yeux
le sentir femme de l’homme en nous
le sens de ce qui ne sait pas.

(Henri Meschonnic)

Illustration: Albert Anker

 

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Chaque passant et passante vit en moi (Henri Meschonnic)

Posted by arbrealettres sur 16 mai 2018



 

chaque passant et passante
vit en moi
quelque chose que je ne sais pas
change en moi
s’augmente en moi
c’est ma foule en moi
des flots de moi à sentir
sentir

(Henri Meschonnic)

Illustration: James Zwadlo

 

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EXTINCTION DES FEUX (Jean-Claude Xuereb)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2018



Clarel Neme   (11)

 

EXTINCTION DES FEUX

Toujours aussi fou que dans tes saisons-soleil
sous un visage serein la passion t’embrase
rebelle à tout nébuleux espoir d’au-delà
pourtant mal résigné à te savoir mortel

Un inconnu par hasard pourrait feuilleter
l’un de tes ouvrages empoussiéré d’oubli
ses yeux effleureront un fragment de poème
soudain distraits par le profil d’une passante

Et ton poème retournera au néant
car les mots de papier en silence agonisent
lorsqu’à jamais s’efface une voix intérieure
dotée du pouvoir de leur insuffler vie

(Jean-Claude Xuereb)

Illustration: Clarel Neme

 

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Les vagues brunâtres du brouillard (Thomas Stearns Eliot)

Posted by arbrealettres sur 9 mai 2018



Les vagues brunâtres du brouillard poussent vers moi
Du fin fond de la rue des visages tordus.
Tirant d’une passante à la jupe boueuse
Un sourire sans but qui flotte dans les airs
Et s’évanouit le long des toits.

(Thomas Stearns Eliot)


Illustration

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Les eaux bruns, les eaux noirs, les eaux de merveille (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2017



les eaux bruns, les eaux noirs, les eaux de merveille
les eaux de mer, d’océan, les eaux d’étincelles
nuitent le jour, jurent la nuit
chants de dimanche à samedi

les yeux vertes, les yeux bleues, les yeux de sucelle
les yeux de passante au cours de la vie
les yeux noires, yeux d’estanchelle
silencent les mots, ouatent le bruit

eau de ces yeux penché sur tout miroir
gouttes secrets au bord des veilles
tout miroir, toute veille en ces ziaux bleues ou vertes
les ziaux bruns, les ziaux noirs, les ziaux de merveille

(Raymond Queneau)

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La Passante aux Yeux Bleus (Christian Jodon)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2017




La Passante aux Yeux Bleus
À une petite cousine de douze ans, si vite passée…

Tes yeux sont si bleus
Que je caravelle en des océans
De vagues amères aux gouffres béants

Tes yeux sont si bleus, si bleus
Que je grosbourdonne au creux de tes fleurs
D’Endymion nutans et pois de senteurs

Tes yeux sont si bleus, si bleus, si bleus
Que je follatome happé dans le champ
De tes nébuleuses au tréfond des temps

Tes yeux sont de si jolies fleurs bleues

(Christian Jodon)

 

 

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Passantes, Couronnes de ma Folie (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 15 août 2017



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Passantes, Couronnes de ma Folie

Des femmes fondent devant les carreaux de mon cœur
une neige de robes souples et de langueur,
soufflent dessus le ciel puissant de leur beauté :
buée qui coud sa soie sur tout le verre.

Soie qui aveugle.
Et je m’emmêle à l’écheveau des yeux
coulant le long des murs du souvenir
comme la lenteur d’un fleuve de plaine.
L’amour et la folie m’étranglent de leurs bagues.
Et mon cœur a pris sa tête entre ses mains
pour ne plus voir votre jour, ô femmes !

La courroie de la mort bat des ailes sur le ciel
et rôde autour de ma faiblesse.
Le pauvre fou d’amour s’en va le long des routes
noyer dans les grands bois
et dans les champs qui fuient les beaux démons
les si beaux démons aux danses de feu.

Sur son âme ne s’éparpille plus l’eau si douce du repos,
son cœur saute sur les pierres du chemin
et s’accroche aux haies comme un oiseau qui va mourir.
Une pluie de doigts blancs, de doigts précieux
comme de l’or mouille sa fuite éperdue vers l’oubli.

(Lucien Becker)

Illustration: François Contesse

 

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