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QUELQUE CHOSE IMPERCEPTIBLE (Philippe Delaveau)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2018



Illustration: Vincent Lafargue
    
QUELQUE CHOSE IMPERCEPTIBLE

Le froissement du vent dans les arbres peut-être.
Ou le cri dans la nuit de la chouette chassant,
Ou que sais-je ? Un volet. Il grince à la lisière
De la fenêtre. Éveillant à peine le dormeur.
Non, tu ne comprends pas, répète infiniment
Le tilleul qui s’étire sous l’odeur de ses feuilles.
Le chat de la source dort sous le bronze de la fontaine
De ses yeux d’aveugle sourit aux choses familières,
Comme au secret de l’ombre, une passée de vent,
Un savoir près de se révéler, s’égarent, dont l’ermite,
Au milieu de la nuit, ravive sa prière.

(Philippe Delaveau)

 

Recueil: Le Veilleur amoureux précédé d’Eucharis
Traduction:
Editions: Gallimard

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La ville s’endormait (Jacques Brel)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2017



La ville s’endormait
Et j’en oublie le nom
Sur le fleuve en amont
Un coin de ciel brûlait
La ville s’endormait
Et j’en oublie le nom
Et la nuit peu à peu
Et le temps arrêté
Et mon cheval boueux
Et mon corps fatigué
Et la nuit bleu à bleu
Et l’eau d’une fontaine
Et quelques cris de haine
Versés par quelques vieux
Sur de plus vieilles qu’eux
Dont le corps s’ensommeille

La ville s’endormait
Et j’en oublie le nom
Sur le fleuve en amont
Un coin de ciel brûlait
La ville s’endormait
Et j’en oublie le nom
Et mon cheval qui boit
Et moi qui le regarde
Et ma soif qui prend garde
Qu’elle ne se voit pas
Et la fontaine chante
Et la fatigue plante
Son couteau dans mes reins
Et je fais celui-là
Qui est son souverain
On m’attend quelque part
Comme on attend le roi
Mais on ne m’attend point
Je sais, depuis déjà
Que l’on meurt de hasard
En allongeant le pas

La ville s’endormait
Et j’en oublie le nom
Sur le fleuve en amont
Un coin de ciel brûlait
La ville s’endormait
Et j’en oublie le nom
Il est vrai que parfois près du soir
Les oiseaux ressemblent à des vagues
Et les vagues aux oiseaux
Et les hommes aux rires
Et les rires aux sanglots
Il est vrai que souvent
La mer se désenchante
Je veux dire en cela
Qu’elle chante
D’autres chants
Que ceux que la mer chante
Dans les livres d’enfants
Mais les femmes toujours
Ne ressemblent qu’aux femmes
Et d’entre elles les connes
Ne ressemblent qu’aux connes
Et je ne suis pas bien sûr
Comme chante un certain
Qu’elles soient l’avenir de l’homme

La ville s’endormait
Et j’en oublie le nom
Sur le fleuve en amont
Un coin de ciel brûlait
La ville s’endormait
Et j’en oublie le nom
Et vous êtes passée
Demoiselle inconnue
A deux doigts d’être nue
Sous le lin qui dansait

(Jacques Brel)


Illustration: Fabienne Contat

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Comme l’eau vive (Rûmi)

Posted by arbrealettres sur 13 mars 2017



Il est bon de franchir
chaque jour une étape

Comme l’eau vive
qui ne stagne pas.

Hier s’est enfui, l’histoire d’hier
elle aussi est passée

II convient aujourd’hui de conter
une histoire nouvelle.

(Rûmi)

Illustration

 

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UNE BAMBINE DE MILVIA MAGLIONE (André Pieyre de Mandiargues)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2015




UNE BAMBINE DE MILVIA MAGLIONE

Passée présente et à venir
Toujours égale à elle-même
Sans pleurer elle plaît
Elle séduit sans rire,

Le coloris des bonbons anglais
Lui convient comme le fouet
Promis naguère aux filles vertes,

Mais elle s’est vu rougir
Dans le miroir d’une pomme
Que lui proposait la main
De l’artiste qui la peint.

(André Pieyre de Mandiargues)

Illustration: Jean-Léon Gérôme

 

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Dans – un délaissement – secondes – les roses – (Mathieu Bénézet)

Posted by arbrealettres sur 4 septembre 2015




dans – un délaissement –
secondes – les roses –

de mourir – imprégnées – de pluie –
humaine – âme –

sur toute femme – ô pleurer –
à nos ceintures – sont passées –

des fleurs – et les mots –
se soulèvent – d’un rêve –

(Mathieu Bénézet)

 

 

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