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Les mensonges (Anonyme XVIIIème siècle)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2018



    
Les mensonges

Ah j’ai vu, j’ai vu
Compère qu’as-tu vu ?
J’ai vu une vache
Qui dansait sur la glace
A la Saint Jean d’été
Compère vous mentez

Ah j’ai vu, j’ai vu
Compère qu’as-tu vu ?
J’ai vu une grenouille
Qui faisait la patrouille
Le sabre au côté
Compère vous mentez

Ah j’ai vu, j’ai vu
Compère qu’as-tu vu ?
Ah j’ai vu un loup
Qui vendait des choux
Sur la place Labourée
Compère vous mentez

Ah j’ai vu, j’ai vu
Compère qu’as-tu vu ?
J’ai vu une anguille
Qui coiffait sa fille
Pour s’aller marier
Compère vous mentez.

(Anonyme XVIIIème siècle)

 

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En mission à la frontière (Wang Wei)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2018



Illustration: Tachibana Morikuni
    
En mission à la frontière

Char solitaire sur les routes frontalières
Long-jour passé, voici les pays soumis
Herbe errante hors des murailles des Han
Oie sauvage égarée dans le ciel barbare

Vaste désert où s’élève, droite, une fumée
Long fleuve où se pose le disque du couchant
A la passe Désolée enfin une patrouille
Le quartier général? Au mont Hirondelles !

(Wang Wei)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Au pas des oiseaux (Lavinia Greenlaw)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2016



Les nuits blanches emplument mon esprit,
Je suis un géant de l’insomnie, aussi haut
que la falaise où les pingouins pondent des oeufs chancelants
qui vacillent brutalement, telles des larmes.

Ils ne roulent pas. Mon esprit roule.
Pour dormir, je dois penser comme les oiseaux,
camouflage, appeaux, patrouilles.

Les chevaliers gambettes prennent l’herbe d’assaut,
postent des sentinelles
sur les poteaux télégraphiques, aussi tendus
que les huîtriers qui, dans tous leurs états,
crient plus fort que leurs petits pour tromper les corbeaux
qui haussent les épaules, fanfaronnent, chargent.

A trois heures du matin, un cormoran plonge.
Aiguille noire, nuit qui tombe, mes yeux se ferment.

(Lavinia Greenlaw)


Illustration

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