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Posts Tagged ‘(Paul Gilson)’

Mon enfance (Paul Gilson)

Posted by arbrealettres sur 31 août 2018



Eugène Carrière   f5a9a963

Mon enfance ô douceur de maman la merveille
alors que je n’avais pas d’ombre autour de moi
Chaque dimanche était Robinson sous la treille
et les oiseaux chantaient dans le gâteau des rois…

(Paul Gilson)

Illustration: Eugène Carrière

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Sur les villages (Paul Gilson)

Posted by arbrealettres sur 21 août 2018



 

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Sur les villages c’est carrousel de fumées
qui projettent au ciel leurs ombres animées

Les premières lueurs font rire les fontaines
entre les pince-vent et les porte-mitaines

Lâchant du fil les hirondelles sont contentes
de partir en beauté pour leurs vols d’émigrantes

Quelle île s’appareille à cette Ile de France
immobile dans l’air de ses fours de boulange

Je n’ai rien vu de plus doré que cet automne
qui mange le soleil tel un pain en couronne

et je reste à rêver seul de la confrérie
jusqu’au couchant blessé qui saigne aux tuileries

(Paul Gilson)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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SAN FRANCISCO NIGHT (Paul Gilson)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2017



 

Leroy Neiman San Francisco by Night [1280x768]

SAN FRANCISCO NIGHT

JE crois qu’il n’a jamais fait plus noir que ce soir
où la sirène pleure au bord du monde en ruines
mais la merveille vaut le prix du désespoir
Aussi profil perdu d’amour je te dessine

en aveugle et j’attends nocturne de l’enfance
que l’enchanteur ranime un oiseau mort de froid
sans avoir révélé le secret de la chance
Amour amour toujours dans mon rêve à l’étroit

(Paul Gilson)

Illustration: Leroy Neiman

 

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L’ECUREUIL DE NOEL (Paul Gilson)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2016



 

L’ECUREUIL DE NOEL

LE vent sifflait pour les oiseaux
morts le jour sans lendemain
lorsque vint un orphelin
qui m’abrita dans son chapeau

Il m’emmena seul jusqu’à Londres
Une dame en me voyant
ébrécha sa tirelire
et m’offrit un sautoir d’argent

Des noisettes pour chaque dent
et des pommes près du feu

Mes yeux tiennent dans vos yeux
Belle dame des compliments

(Paul Gilson)

 

 

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REMEMBRANCE (Paul Gilson)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2015



 

Otto Dix Painting 029 [1280x768]

REMEMBRANCE

PROJECTEURS balayez un monde de décombres

Les enfants de minuit retrouveront demain
et Renaud qui portait ses tripes en sa main
et le mari soldat mort vivant des complaintes

La foule tourne en rond dans le Jardin des Plaintes
mais te reconnaîtrai-je au milieu des rumeurs
de l’angoisse amoureuse et à quel cri du coeur

Il y a si longtemps que j’ai perdu mon ombre

(Paul Gilson)

Illustration: Otto Dix

 

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ABSENT MINDED (Paul Gilson)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2015



 

Guy Baron  _  la_dame_rouge

ABSENT MINDED

C ‘EST toi que j’appelais du fond de mon enfance
Je te vois revenir et ton regard sans fin
dépasse notre vie en découvrant demain
celui que je serai pour abolir l’absence

On peut toujours être heureux
quand l’avenir a les yeux bleus

(Paul Gilson)

Illustration: Guy Baron

 

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LA COMPLAINTE D’AUTEUIL (Paul Gilson)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2015



 

Camille Pissarro   La-Marchande-de-Marrons-Fiore-de-la-St-Martin-Pontoise [1280x768]

LA COMPLAINTE D’AUTEUIL

LA joueuse de violon
qui jouait avec ses mouflons
et la marchande de marrons
tournant son cornet de chansons
me rappellent ce dimanche
mort de mille et un chagrins
où je retenais par la main
l’enfant voleur de pervenches

Au pavillon des trépassés
las de s’être tant délassés
tous les échos du temps passé
à manger des parfaits glacés
renvoyaient leurs mots de passe
que brouillait dans le faux jour
une amazone de velours
sur fond de trompe de chasse

Mémoire promeneuse en deuil
L’enfant plus fourré qu’écureuil
s’était fait un chapeau de feuilles
de saules du bosquet d’Auteuil
et les ombres de la mare
mêlaient dans un air d’adieu
les deux paillettes de ses yeux
au vol plané des fanfares

Sur le chemin des écoliers
en aurais-je tant oublié
entre un rond point de canotier
et le gant rouge d’un mercier
Ohé folle hop militaire
et toi chantre du mourron
qui pour un sou de carillon
sortais d’un globe de verre

Ici haut comme ici bas
en passant de vie à trépas
se peut-il qu’il ne reste pas
la moindre trace de mes pas
Cet enfant c’était moi-même
emporté dans un tour de vent
Mais qu’importent les absents
si je me souviens que je t’aime

(Paul Gilson)

Illustration: Camille Pissarro

 

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UN DE PLUS OU DE MOINS (Paul Gilson)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2015



 

miroir brisé

UN DE PLUS OU DE MOINS

Encore un carreau qu’on casse
sans que le vitrier passe

Encore un carreau cassé
voilà l’enfant trépassé

A jouer sans crier grâce
il s’est perdu dans les glaces

Mais chaque soir sur son miroir
coule une larme pour mémoire

(Paul Gilson)

 

 

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Recouvrez le miroir (Paul Gilson)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2015



 

Recouvrez le miroir
condamnez enfin cette porte
Je ne veux plus voir au fond du couloir

(Paul Gilson)

Illustration

 

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DUBLIN BLUES (Paul Gilson)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2015



 

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DUBLIN BLUES

LE temps me saisit de sa main courante
par un bout de rue où nul ne m’attend
sauf dans le saloon aux portes battantes
la barmaid qui sert les morts sur un rang

J’avais trop rêvé d’une fée aux miettes
qui donc l’appelait mirette d’oiseaux
pour ne pas finir par perdre la tête
en virant au noir d’encre du ruisseau

La nuit qu’écrasaient les chevaux de frise
fait un abattoir de mon carrousel
et mon Opéra se change en cerise
au fond d’un bocal du dernier bordel

(Paul Gilson)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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