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Posts Tagged ‘(Paul-Jean Toulet)’

Ce n’est pas drôle de mourir (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2017



Ce n’est pas drôle de mourir
Et d’aimer tant de choses
La nuit bleue et les matins roses,
Les fruits lents à mûrir.

(Paul-Jean Toulet)

Illustration

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Un acide parfum (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 9 juin 2017



La guirlande n’est plus, ni le brun violier,
Qu’un arôme qui meurt au fond de ton armoire
À glace. Que ne puis-je aussi bien oublier
Un acide parfum qui perce ma mémoire.

(Paul-Jean Toulet)

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Où est celui de qui j’étais aimée? (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 9 juin 2017



Quand l’âge, à me fondre en débris,
Vous-même aura glacée
Qui n’avez su de ma pensée
Me sacrer les abris;

Qui, du saut des boucs profanée,
Pareille sécherez
A l’herbe dont tous les attraits,
C’est une matinée;

Quand vous direz: « Où est celui
De qui j’étais aimée? »
Embrasserez-vous la fumée
D’un nom qui passe et luit?

(Paul-Jean Toulet)


Illustration: Alain Marbezy

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Venez: l’heure est plus douce à l’ombre du platane (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 9 juin 2017



La mer étincelait ainsi qu’une gitane
Sous ses volants d’azur où scintille le fer;
Et tu m’as dit: « Que je suis lasse de la mer.
Venez: l’heure est plus douce à l’ombre du platane.»

(Paul-Jean Toulet)


Illustration:
Petr Halak

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Toi qu’empourprait l’âtre d’hiver comme une rouge nue (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2017



Toi qu’empourprait l’âtre d’hiver
Comme une rouge nue
Où déjà te dessinait nue
L’arôme de ta chair;

Ni vous, dont l’image ancienne
Captive encor mon coeur,
Île voilée, ombres en fleurs,
Nuit océanienne;

Non plus ton parfum, violier,
Sous la main qui t’arrose,
Ne valent la brûlante rose
Que midi fait plier.

(Paul-Jean Toulet)

Illustration: Pascal Renoux

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L’un et l’autre, s’efface (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2017



Le sonneur se suspend, s’élance,
Perd pied contre le mur,
Et monte: on dirait un fruit mûr
Que la branche balance.

Une fille passe. Elle rit
De tout son frais visage:
L’hiver de ce noir paysage
A-t-il soudain fleuri?

Je vois briller encor sa face,
Quand elle prend le coin.
L’Angélus et sa jupe, au loin,
L’un et l’autre, s’efface.

(Paul-Jean Toulet)

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La Cigale (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2017



Quand nous fûmes hors des chemins
Où la poussière est rose,
Aline, qui riait sans cause
En me touchant les mains;-

L’Echo du bois riait. La terre
Sonna creux au talon.
Aline se tut: le vallon
Etait plein de mystère…

Mais toi, sans lymphe ni sommeil,
Cigale en haut posée,
Tu jetais, ivre de rosée,
Ton cri triste et vermeil.

(Paul-Jean Toulet)

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C’est être fou de ne plus boire (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2017



Eh, jeûnes à ta faim d’aimer si le déboire
Te suffit. Mais c’est être fou de ne plus boire.

(Paul-Jean Toulet)


Illustration: Rubens

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Le divin parfum de Chine emplissait la chambre (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2017



Le divin parfum de Chine emplissait la chambre.
Soudain, secouant les pleurs de l’hiver mouillé,
Tu parus, Faustine. Ah ! que n’est-ce encor Décembre,
Et toi, hors de ton linge épars, lys effeuillé.

(Paul-Jean Toulet)


Illustration: zinaida serebriakova

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Le soleil se levait dans un ciel sans nuage (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2017



Le soleil se levait dans un ciel sans nuage.
L’aube aux tendres couleurs se mirait dans les eaux.
Un râle épouvanté courut dans les roseaux,
Qui prit pour un serpent la corde de halage.

(Paul-Jean Toulet)

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