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Poésie

Posts Tagged ‘(Paul Nougé)’

L’orageux éventail (Paul Nougé)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2015



Maelstrom [800x600]

L’orageux éventail des saveurs défendues
Ravage l’univers à chaque battement

(Paul Nougé)

Illustration

 

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Non plus de quelque architecture aérienne et trop pure (Paul Nougé)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2015



Gao Xingjian

Non plus de quelque architecture aérienne et trop pure,
quelque complexe et subtil jeu de lignes à travers quoi pour l’éternité joue le vide.
Il s’agit de descendre. Plus bas. Encore plus bas.
Nous sommes au niveau de la terre noire,
au niveau des odeurs humides, de la fraîcheur obscure,
au niveau de la naissance des pensées verdoyantes.
Nous sommes chez nous.

(Paul Nougé)

Illustration: Gao Xingjian

 

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Ha! (Paul Nougé)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2015



Ha!
regarde passer cette
bouteille cachetée
ce message à la mer

(Paul Nougé)

 

 

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Il croit distinguer un fin réseau de veine (Paul Nougé)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2015



Il croit distinguer un fin réseau de veine.
Il se prend à désirer de toucher cet éventail presque impalpable.
Et le bras qui soutiennent cette fine ramure bleue.
Et le corps dont vivent les bras et le visage qu’il distingue mal
à cause de la lumière ou de sa honte.
Et voilà qu’il regarde sa main s’avancer vers la main de la femme.
Il va la toucher.
Elle retire la main.

(Paul Nougé)

Illustration

 

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Il y a dans une chambre obscure (Paul Nougé)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2015



Il y a dans une chambre obscure un homme assis devant une table,
accoudé, la tête entre les mains.
Tu peux distinguer entre le col et las cheveux
les moindres lignes de sa peau.
Il n’existe entre lui et nous
qu’une grande épaisseur de silence.

(Paul Nougé)

Illustration: Alain Chayer

 

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Allumette (Paul Nougé)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2015



Allumette, le feu qui dort,
le miroir est l’eau qui dort,
qui rêve ton image, si tu te regardes.

(Paul Nougé)

 

 

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La voix de cet homme (Paul Nougé)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2015



La voix de cet homme
habitait une pâleur étincelante:
j’en ai vu, disait-elle,
de toutes les couleurs.

(Paul Nougé)

Illustration: Oleg Zhivetin 

 

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Passage de midi (Paul Nougé)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2015



Passage de midi

Le parfum de ce corps écartait les vêtements trop faibles
et la clarté oblique de la chair achevait de dénuder la femme blanche mollement étendue.
Les cloisons de la chambre ne résistaient pas davantage et bien que l’on fût à l’instant de midi,
les fenêtres s’emplirent soudain d’une épaisse nuit sucrée.
Les mains parlaient à la blancheur abandonnée
que l’on savait délicieusement tendue de sang
et les ventouses des yeux en gorgeaient la tête avide.
Enfin, la forte roue de l’ivresse
entraîna cet univers nouveau
qui retrouvait ainsi la marche liquide
des premiers instants du monde.

(Paul Nougé)

 

 

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Attente incertaine de la pluie (Paul Nougé)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2015



Attente incertaine de la pluie
puis l’outre noire épanche
ses larmes violentes.

Angle des toits
et les rues enfuies et tournantes
les rues, encore,
ville née d’un éclair et morte avec lui.

(Paul Nougé)

 

 

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Mains parallèles (Paul Nougé)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2015



Mains parallèles

Le paysage hésite à mi-chemin de la pluie et du soleil.
Délicieuse plénitude de gris
riche de toutes les couleurs dominées.
Elles y sont toutes en une saveur unique.
Un fruit scelle pour l’hiver
l’ardeur mouvante de l’été.
L’esprit n’est à cette heure
qu’une seule pensée.
Mais la présence tournante
de toutes les pensées.
Calmes devant soi, les mains au repos
les mains parallèles.
Les yeux devant soi.
Soi-même devant soi.

(Paul Nougé)

Illustration: Bénédicte Pontet

 

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