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Posts Tagged ‘pêcheur’

La vérité (Serge Pey)

Posted by arbrealettres sur 8 juillet 2020



Ráed Al-Rawi Fishing

 

La vérité n’a pas besoin d’erreur
pour s’approcher d’elle-même
mais l’homme a besoin d’erreur pour
s’approcher de la vérité

La raison d’exister de la vérité est le souvenir
de l’erreur qui est la raison de l’être

Nous sommes les enfants du moment
c’est-à-dire dans le présent
de ce qui ne peut se nommer
au delà du langage
sans lendemain ni hier

Il y a un présent du passé
et un présent de l’avenir
et un présent du présent

Si la vérité accepte l’erreur
l’erreur doit accepter la vérité
Nous déchirons les miroirs
toujours en deux
même quand nous nous regardons

La vérité est celle du pêcheur
qui ne pêche que le lac
L’erreur est le poisson
qui lui ressemble
ou le noeud qu’il fait avec son fil

(Serge Pey)

Illustration: Ráed Al-Rawi

 

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COMME LES CAILLOUX (Gilles Vigneault)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2020



 

COMME LES CAILLOUX

Comme les cailloux
Que font danser sur l’eau calme
Les enfants des pêcheurs
Et qui font parfois deux sauts
Et parfois vingt
Ainsi je ne sais point
Jusqu’où mon coeur lancé
Par ta main douce
Se rendra palpiter
Sur l’eau grise
Des jours que j’ai cessé d’appeler
Ma jeunesse…

(Gilles Vigneault)

 

 

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Au bord de la mer (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 8 mai 2020


Des écueils portent des noms précieux
la mer se soumet à la lune
le pêcheur à pied des marées basses
revient porteur des crabes verts
dans la hotte d’osier mort
lorsqu’une fille s’écrie
laissez-moi à mes peines.

(Jean Follain)

Illustration: ArbreaPhotos

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Arrivant la nuit devant le logis d’un pêcheur (Zhang Ji)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2020




    
Arrivant la nuit devant le logis d’un pêcheur

A l’entrée du fleuve, un logis de pêcheur
L’eau du lac effleure la porte de bois
Le voyageur frappe pour la nuit, nulle réponse :
Le maitre n’est pas encore de retour

Un sentier se perd au profond des bambous
Surgit la lune, éclairant peu de barques…
Soudain, sous son manteau de jonc mû par la brise
Là-bas, le pêcheur qui cherche la berge de sable

(Zhang Ji)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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A un ami qui part pour le Wu (Du Xun-he)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2020




    
A un ami qui part pour le Wu

Au sud du fleuve, dans la ville de Gu-su
Les maisons, toutes, sont bordées d’eau
Près de l’ancien palais, peu de lieux délaissés
Dans le quartier du port, que de ponts minuscules…

Au marché de nuit on vend fruits et racines de lotus
Les barques de printemps transportent soies et satins
Loin de toi, sous la même lune qui veille
Je te rejoindrai dans le chant d’un pêcheur

(Du Xun-he)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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Le chalutier (David Marino)

Posted by arbrealettres sur 14 avril 2020



Le chalutier

Le ciel sombre,
L’océan mort
Bercent l’Ombre.

Dans ce noir d’encre,
Un chalutier
Jette l’ancre.

Des fils sordides
Jettent à l’eau
Des chants vides.

Et c’est l’attente
Pour ce pêcheur
Qui nous hante.

(David Marino)


Illustration

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QUAND VIENDRAS-TU? (Leiser Aichenrand)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2019



Illustration: Véronique Wibaux 
    
QUAND VIENDRAS-TU?

Dans l’océan des nuits
Tes paroles deviennent
Huîtres perlières
Et tes yeux, des pêcheurs
Portant filets de mélodies.

Le jour
Leur soif décoche
Des flèches de feu vers le soleil.
Qui de ton coeur pourtant
Fait le cri déchiré
Des mouettes
Effrayant même
La solitude ancienne
Du vent?

Intouché par les temps
Tu mets la voile
Dans la pluie des regards
À travers le ruissellement
Des tristesses
Là-bas
Où sur mon pays d’attente
Croît
Noire, l’herbe.

Quand viendras-tu ?

(Leiser Aichenrand)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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Mon coeur est devenu semblable (Michel Butor)

Posted by arbrealettres sur 30 novembre 2019




    
Mon coeur est devenu
semblable à ces canots
de pêcheur qui tressaillent
sans cesse et sans repos

(Michel Butor)

 

Recueil: Collation précédé de HORS-D’OEUVRE scandés par les SOUVENIRS ILLUSOIRES D’UN JAPON TRES ANCIEN
Traduction:
Editions: Seghers

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Pêcheur (Georges Moustaki)

Posted by arbrealettres sur 23 octobre 2019



 

DCF 1.0

Pêcheur

{Refrain:}
Pêcheur, pêcheur, pêcheur d´amour
Pêcheur, pêcheur à la tombée du jour
Tout seul, tout seul sur un bateau de bois
Tout seul, tout seul, je suis seul avec moi

Dans mes filets ce sont des diamants
Ce sont les larmes de l´océan
Mais au matin elles s´évaporent
Le cœur léger je rentre au port

{au Refrain}

Tout seul je vais où me pousse le vent
La terre est si loin derrière ou devant
Et personne ne m´attend nulle part
Ma vie n´est faite que de départs

{au Refrain}

Lorsque la mort viendra me chercher
Qu´elle me brise contre un rocher
De mes filets qu´elle fasse un linceul
J´y dormirai tout seul, tout seul, tout seul, tout seul…

Pêcheur, pêcheur, pêcheur d´amour
Pêcheur, pêcheur à la tombée du jour

(Georges Moustaki)

Illustration: Sylvain Horréard

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Mousse (Tristan Corbière)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2019



mousse rl

Mousse : il est donc marin, ton père ?…
— Pêcheur. Perdu depuis longtemps.
En découchant d’avec ma mère,
Il a couché dans les brisants…

Maman lui garde au cimetière
Une tombe — et rien dedans —
C’est moi son mari sur la terre,
Pour gagner du pain aux enfants.

Deux petits. — Alors, sur la plage,
Rien n’est revenu du naufrage ?…
— Son garde-pipe et son sabot.

La mère pleure, le dimanche,
Pour repos… Moi : j’ai ma revanche
Quand je serai grand — matelot ! —

(Tristan Corbière)

 

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