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Frou-Frou (Montréal et Blondeau)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2017




    
Frou-Frou

La femme porte quelquefois
La culotte dans son ménage
Le fait est constaté je crois
Dans les liens du mariage
Mais quand elle va pédalant
En culotte comme un zouave
La chose me semble plus grave
Et je me dis en la voyant

Refrain
Frou frou, frou frou par son jupon la femme
Frou frou, frou frou de l’homme trouble l’âme
Frou frou, frou frou certainement la femme
Séduit surtout par son gentil frou frou

La femme ayant l’air d’un garçon
Ne fut jamais très attrayante
C’est le frou frou de son jupon
Qui la rend surtout excitante
Lorsque l’homme entend ce frou frou
C’est étonnant tout ce qu’il ose
Soudain il voit la vie en rose
Il s’électrise, il devient fou

au Refrain

En culotte me direz-vous
On est bien mieux à bicyclette
Mais moi je dis que sans frou frou
Une femme n’est pas complète
Lorsqu’on la voit retrousser
Son cotillon vous ensorcelle
Son frou frou
C’est comme un bruit d’aile
Qui passe et vient vous caresser

au Refrain

(Montréal et Blondeau)

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Toujours et Jamais (Paul Vincensini)

Posted by arbrealettres sur 27 juin 2016



janus

Toujours et Jamais

Toujours et Jamais étaient toujours ensemble
ne se quittaient jamais. On les rencontrait
dans toutes les foires.
On les voyait le soir traverser le village
sur un tandem.
Toujours guidait
Jamais pédalait
C’est du moins ce qu’on supposait…

Ils avaient tous les deux une jolie casquette
L’une était noire à carreaux blancs
L’autre blanche à carreaux noirs
A cela on’ aurait pu les reconnaître
mais ils passaient toujours le soir
et avec la vitesse…

Certains d’ailleurs les soupçonnaient
Non sans raison peut-être
D’échanger certains soirs leur casquette
Une autre particularité
Aurait dû les distinguer
L’un disait toujours bonjour
L’autre toujours bonsoir
mais on ne sut jamais
Si c’était Toujours qui disait bonjour
Ou Jamais qui disait bonsoir
Car entre eux ils s’appelaient toujours
monsieur Albert monsieur Octave.

(Paul Vincensini)

 

 

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Ainsi vont, lucidement les enchantés (Gérard de Crancé)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2015



L’amour inutile
sert parfois de cheval
pour passer les ponts…
Sancho suit pédalant
avec l’énergie d’un évadé
sur un vélo-solex rétif.
Ainsi vont,
lucidement
les enchantés

(Gérard de Crancé)


Illustration

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