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Poésie

Posts Tagged ‘peigner’

Le vent décoiffe les cheveux (Jean-Pierre Siméon)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2019




    
Le vent décoiffe les cheveux
et le rêve les idées bien peignées.

***

(Jean-Pierre Siméon)

 

Recueil: Le Livre des petits étonnements du sage Tao Li Fu
Traduction: Meng Ming
Editions: Cheyne

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Les beaux métiers (Jacques Charpentreau)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2019



peigner-la-girafe

Les beaux métiers

Certains veulent être marins,
D’autres ramasseurs de bruyère,
Explorateurs de souterrains,
Perceurs de trous dans le gruyère,

Cosmonautes, ou, pourquoi pas,
Goûteurs de tartes à la crème,
De chocolat et de babas :
Les beaux métiers sont ceux qu’on aime.

L’un veut nourrir un petit faon,
Apprendre aux singes l’orthographe,
Un autre bercer l’éléphant…
moi, je veux peigner la girafe !

(Jacques Charpentreau)

Illustration

 

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LE PASSÉ QUI SURVIT (Pierre Louÿs)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2018



Illustration: Francine Van Hove
    
LE PASSÉ QUI SURVIT

Je laisserai le lit comme elle l’a laissé, défait et rompu, les draps mêlés,
afin que la forme de son corps reste empreinte à côté du mien.

Jusqu’à demain je n’irai pas au bain, je ne porterai pas de vêtements
et je ne peignerai pas mes cheveux, de peur d’effacer les caresses.

Ce matin, je ne mangerai pas, ni ce soir, et sur mes lèvres
je ne mettrai ni rouge ni poudre, afin que son baiser demeure.

Je laisserai les volets clos et je n’ouvrirai pas la porte,
de peur que le souvenir resté ne s’en aille avec le vent.

(Pierre Louÿs)

 

Recueil: Les chansons de Bilitis
Traduction:
Editions: Gallimard

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UNE FEMME DEVANT SON MIROIR (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2018




    
UNE FEMME DEVANT SON MIROIR
Tchan-Jo-Su

Assise devant son miroir,
elle regarde le clair de lune.

Le store baissé entrecoupe la lumière ;
dans la chambre on croirait voir du jade, brisé en mille morceaux.

Au lieu de peigner ses cheveux, elle relève le store en fils de bambou,
et le clair de lune apparaît plus brillant.

Comme une femme, vêtue de soie,
qui laisse tomber sa robe.

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

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Graduel (Jude Stéfan)

Posted by arbrealettres sur 9 mars 2018



Graduel

mon enfant,
fais le signe de croix
peigne tes cheveux
coupe tes ongles
ne fends pas le pain
fuis les femmes
(songe à ta mère)
fuis l’ivresse
(songe à ton oncle)
essuie bien tes pieds
appâte les oiseaux
dédaigne les fleurs
ne ris pas à table
ne joue qu’au cerceau
n’apprends rien
attends le soir
attends le pire
remercie le Vide

(Jude Stéfan)


Illustration

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Vous demandez si l’amour rend heureuse (Marceline Desbordes-Valmore)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2017


Vous demandez si l’amour rend heureuse;
Il le promet, croyez-le, fût-ce un jour.
Ah ! pour un jour d’existence amoureuse,
Qui ne mourrait ? la vie est dans l’amour.

Quand je vivais tendre et craintive amante,
Avec ses feux je peignais ses douleurs :
Sur son portrait j’ai versé tant de pleurs,
Que cette image en paraît moins charmante.

Si le sourire, éclair inattendu,
Brille parfois au milieu de mes larmes,
C’était l’amour; c’était lui, mais sans armes;
C’était le ciel… qu’avec lui j’ai perdu.

Sans lui, le coeur est un foyer sans flamme;
Il brûle tout, ce doux empoisonneur.
J’ai dit bien vrai comme il déchire une âme
Demandez-donc s’il donne le bonheur!

Vous le saurez : oui, quoi qu’il en puisse être,
De gré, de force, amour sera le maître;
Et, dans sa fièvre alors lente à guérir,
vous souffrirez, ou vous ferez souffrir.

Dès qu’on l’a vu, son absence est affreuse;
Dès qu’il revient, on tremble nuit et jour;
Souvent enfin la mort est dans l’amour;
Et cependant… oui, l’amour rend heureuse!

(Marceline Desbordes-Valmore)

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Ici (Luis Mizón)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2017



Ici les femmes
se peignent nues
avec des longues tresses d’ombre
sur les murs de lin.

(Luis Mizón)


Illustration: Paul Gauguin

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LA GIRAFE DEPEIGNEE (Brigitte Level)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2017



Illustration
    
LA GIRAFE DEPEIGNEE

Une girafe dépeignée
Se plaignait
Elle eût voulu qu’on la peignât
Et puis qu’après on la peignît.

Mais peintre et peigneur de girafe
Qui tous les deux sont nés coiffés
Sont au café, fort assoiffés,

Et la girafe est en carafe.

(Brigitte Level)

 

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J’ai retrouvé la mer (Georges Jean)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2017



J’ai retrouvé la mer
Qui peigne les cailloux

Ce battement de coeur
D’une joue qui s’affaisse

Les oiseaux fabuleux
Déchirant un oeil vert

L’espace plus fermé
Qu’un temple de légende

Et quand s’ouvrent les portes
Au sexe fou du vent

L’horizon se rassemble
Et nous sommes vivants.

(Georges Jean)

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POUR TOI (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2017




POUR TOI

Je réalisais pour toi des miracles
Elucidais des secrets bien cachés
Et dessinais sur des papiers
Des silhouettes qui dansaient

Je peignais le vent dans tes cheveux
La pluie sur tes joues
La neige sur tes seins
Et la lumière dans tes yeux

Je faisais voguer sur le vert de la vague
Le vivant vaisseau de nos rêves
Qui virait dans le vent
Loin du rivage des contraintes

Nous naviguions sur des rivières joyeuses
Et quittions ces tristes rivages
Pour des îles rieuses
Sur des mers gaies
Nos chants accompagnaient
Le bruit lourd des vagues

Le vent soulevait cette gracieuse poussière
Sur la route de notre campagne
Où le papillon s’accouplait avec la fleur
Les ailes et les pétales mêlant

La fièvre de leurs couleurs
Chassés de leurs nids les oiseaux
Secouaient la fatigue de leur vol sur les toits

Pour toi
Je ramassais les cailloux du soleil
Et faisais des ricochets de lumière
Sur l’eau trouble de l’étang

(Jean-Baptiste Besnard)

 

 

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