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Poésie

Posts Tagged ‘penser’

La pensée pense (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 19 juin 2018



Illustration: Auguste Rodin
    
La pensée pense.
Elle ne fait rien de plus quoi qu’on imagine.
Elle ne pénètre pas le réel. Simplement, elle le pense.
Comme d’autres modes d’approche le racontent,
lui font écho sur la toile ou le calculent…

(Roger Munier)

 

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Le monde, quand je le pense (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 19 juin 2018




    
Le monde, quand je le pense,
est le monde où je ne suis pas.

(Roger Munier)

 

Recueil: Le moins du monde
Traduction:
Editions: Gallimard

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Quand viendra la mort (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2018




    
Quand viendra la mort,
il n’y faudra plus y penser,
pour qu’elle soit la mort.

Il faudra ne plus penser

(Roger Munier)

 

Recueil: Requiem
Traduction:
Editions: Arfuyen

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Je pense qu’en ce moment personne peut-être ne pense à moi (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2018




    
Je pense qu’en ce moment
personne peut-être ne pense à moi dans l’univers,
que moi seul je me pense,
et si maintenant je mourais,
personne, ni moi, ne me penserait.

Et ici commence l’abîme,
comme lorsque je m’endors.
Je suis mon propre soutien et me l’ôte.
Je contribue à tapisser d’absence toutes choses.

C’est pour cela peut-être
que penser à un homme
revient à le sauver

(Roberto Juarroz)

 

Recueil: Poésie et Réalité
Traduction: Jean-Claude Masson
Editions: Lettres Vives

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Penser, c’est comme aimer (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2018




    
Penser à un homme ressemble à le sauver.
La poésie ressemble aussi au salut, qu’il existe ou non.
Penser, c’est comme aimer.
Faire la pensée à deux, comme on fait l’amour.

(Roberto Juarroz)

 

Recueil: Poésie et Réalité
Traduction: Jean-Claude Masson
Editions: Lettres Vives

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ÉCLAIREMENT (Pierre Jean Jouve)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2018



Illustration: Freydoon Rassouli  
    
ÉCLAIREMENT

J’émerge alors de l’angoisse quand le soleil
Perce en se souvenant de sa droite les brumes
A la saison vieillie par les glaives du ciel
Bleu profond qui réchauffe encor les amertumes

Et me souviens : vous êtes amoureusement
Tout amoureusement à toute heure de vie
Si je sais vous aimer dès le souffle aspirant
Seulement vous aimer où votre sein supplie

la plaie! Seulement uniquement aimer
Par souffle et par poil frémissant et par penser
Votre être; et votre éternité claire et ravie.

(Pierre Jean Jouve)

 

Recueil: Diadème suivi de Mélodrame
Traduction:
Editions: Gallimard

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La pensée (Miguel de Unamuno)

Posted by arbrealettres sur 11 juin 2018



Illustration: Auguste Rodin
    
la pensée ressent,
le sentiment pense.

(Miguel de Unamuno)

 

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Dialogue (Umberto Eco)

Posted by arbrealettres sur 11 juin 2018




    
Dialogue entre le maitre Yaoshan et un disciple
qui lui demandait ce qu’il faisait assis, les jambes croisées.

Réponse : « Je pensais à ce qu’il y a au-delà de la pensée. »

Question : « Mais, comment peux-tu penser à ce qui est au-delà de la pensée ? »

Réponse : « En ne pensant pas. »

(Umberto Eco)

 

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Tu t’ennuies ? (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2018



Illustration
   
Tu t’ennuies ? —

— Elle dure
cette pluie
qui est dure.

Je prends ma
pipe en glaise
que j’allume
une braise.

Tu es loin
et tu penses
dans un coin
aux vacances.

Les pavés.
par la pluie
sont lavés.
Je m’ennuie.

Aux carreaux
blancs, j’écoute
tomber l’eau
froide en gouttes.

Tu ne vien
dras pas, puisque
tu es loin :
pas de risque.

Tu es loin :
je m’ennuie :
je n’entends rien
dans la pluie :

c’est de l’eau
fine ou dure,
passant tôt
ou qui dure.

Je n’y vois
rien. — Entendre
là des voix
en deuil, tendres ?…

Je ne puis :
c’est la pluie
d’un jour gris
qui essuie.

(Francis Jammes)

 

Recueil: De l’Angelus de l’aube à l’Angelus du soir
Traduction:
Editions: Gallimard

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Та figure douce… (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2018



Illustration
    
Та figure douce…

Та figure douce souffrirait.
Tes larmes que j’ai avalées,
petite amie, étaient salées
comme une herbe de marée.

Elles m’ont mordu la langue…
Tu t’en allais tristement
prendre l’omnibus lourd et lent,
en pleurant que je m’en aille;

et ta bouche sur ma bouche,
ta tête faisait des sauts,
et tu étais douce
en pleurant doucement…

II y a là sur la fenêtre
des liserons bleus où il a plu.
Ils bougent comme un baiser sur
ta fine et douce tête.

Tu ne m’as pas ennuyé.
Les autres m’ont ennuyé.
Mon coeur triste est ennuyé
comme un ange ennuyé.

Les mouches volent aux vitres
pendant que je pense à toi.
Tout est triste comme moi.
Tout est triste.

(Francis Jammes)

 

Recueil: De l’Angelus de l’aube à l’Angelus du soir
Traduction:
Editions: Gallimard

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