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Poésie

Posts Tagged ‘perchoir’

PARTAGE (Paul Neuhuys)

Posted by arbrealettres sur 29 juillet 2019



Forêt-Noirejpg

PARTAGE

Lors du partage des oiseaux
le vanneau reçut le jonc
l’alcyon reçut les flots
et l’alouette le sillon
L’aigle reçut le rocher
la perruche le perchoir
la corneille le clocher
et le coucou la Forêt-Noire

(Paul Neuhuys)

 

 

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Mon regard se perd (Wang Wei)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2018



Au vallon vide peu reviennent…
Les montagnes bleues frissonnent au soleil.
Il me tente, votre perchoir solitaire…
Mon regard se perd à la pointe des nuages blancs.

(Wang Wei)

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Mon oiseau d’or (Dylan Thomas)

Posted by arbrealettres sur 8 février 2018


 

Mon oiseau d’or, le soleil
A ouvert ses ailes, s’est envolé
De sa cage, le ciel,
Ô balancement!
Et, comme son ombre épuisée
Blanche d’amour,
La lune, mon oiseau d’argent
S’envole à nouveau
Vers son perchoir d’étoiles.

(Dylan Thomas)

Illustration

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Si tu disparais de mes yeux trop longtemps (Alain Borne)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2017



 

Illustration: Oleg Zhivetin
    

Si tu disparais de mes yeux
trop longtemps
je n’aurai de toi dans la nuit de ma tête
que la pâle clair de lune de ton image
je n’aurai
qu’un reflet de tes yeux
traversant des nuages
le mot double de ta bouche
illisible sur la page de ta face.

Si tu disparais de mes yeux je n’aurai
rien que leur envers incertain
perchoir où se pose
chaque vague souvenir et bientôt
je ne saurai
si c’est ton ombre que je retiens
ou un rêve déchiré
ou un passé qui jette de sa cendre
la dernière étincelle.

Si tu disparais je n’aurai
que le frisson au bout des doigts
de ta chair
fleur gardée fraîche par le désir
et que le souvenir
de tes dents derrière mes lèvres.

(Alain Borne)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Curandera

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Rester humain (Wang Wei)

Posted by arbrealettres sur 26 octobre 2017



J’aime mon perchoir au bois sauvage,
J’aime boire aux torrents…
Vulgaires façons de miséreux
A tunique rude et crin chenu…
En fait de sagesse, je ne sais pas grand-chose,
Rester humain, voilà où j’excelle.

(Wang Wei)

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L’azur est la mort du hasard (José Acquelin)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2017



L’azur est la mort du hasard

pour pouvoir se permettre d’être rien
le rêve est une volonté élémentaire

il ne suffit pas de regarder les nuages
dans le cerveau du voisin
oui le ciel est un cahier ligné

par tous les yeux qui s’y sont lancés
la terre est un oeil qui nous porte
à l’enfermer sous nos paupières

l’ego est lent quand le coeur
est clair comme un verre de ciel
l’âme est une campanule dans la cloche du corps

la volonté de bonheur me déprime par son égoïsme
la décence consiste à quitter les perchoirs
pour voler sans ailes et sans remords

le ciel descend
pour que je marche sur les nuages
heureux de ne pas être le soleil

(José Acquelin)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

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Mon oiseau d’or (Dylan Thomas)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2017



Mon oiseau d’or

Mon oiseau d’or, le soleil
A ouvert ses ailes, s’est envolé
De sa cage, le ciel,
Ô balancement !
Et, comme son ombre épuisée
Blanche d’amour,
La lune, mon oiseau d’argent
S’envole à nouveau
Vers son perchoir d’étoiles.

(Dylan Thomas)

Illustration

 

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Refuge pour les oiseaux (René-Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2016


Refuge pour les oiseaux

Entrez n’hésitez pas c’est ici ma poitrine
Beaux oiseaux vous êtes la verroterie fine
De mon sang je vous veux sur mes mains
Logés dans mes poumons parmi l’odeur du thym
Dressés sur le perchoir délicat de mes lèvres
Ou bien encore pris dans la glu d’un rêve
Ainsi qu’une araignée dans les fils du matin
La douleur et la chaux ont blanchi mon épaule
Vous dormirez contre ma joue les têtes folles
Pourront bien s’enivrer des raisins de mon coeur
Maintenant que vous êtes la je n’ai plus peur
De manquer au devoir sacré de la parole
C’est à travers vos chants que je parle de moi
Vous me glissez des bouts de ciel entre les doigts
Le soleil le grand vent la neige me pénètrent
Je suis debout dans l’air ainsi qu’une fenêtre
Ouverte et je vois loin
Le Christ est devenu mon plus proche voisin
Je remue des printemps en ramassant vos ailes
Vous savez qu’il y a du bleu dans mes prunelles
Et vous le gaspillez un peu dans tous les yeux
Refermez les forêts sur moi c’est merveilleux
Cet astre qui ressemble tant à mon visage
Un jour vous écrirez mon nom en pleine page
D’un vol très simple et doux
Et vous direz alors c’est René Guy Cadou
Qui monte au ciel avec pour unique équipage
La caille la perdrix et le canard sauvage.

(René-Guy Cadou)

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Où réside l’esprit? (Seamus Heaney)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2015



Où réside l’esprit? Au-dedans, au-dehors
Des choses remémorées, des choses faites ou défaites?
Premier le cri de l’oiseau de mer, première l’âme

Imaginée dans l’aube froide de son cri?
Et son perchoir ultime? Le bâton fangeux d’un nid
De corneille, au sommet de la vieille tour de pierre,

Ou le buste de marbre dominant le parterre?
Habitable, la forme accomplie?
Habitée, la lumière venteuse?

Pourquoi la note maintenue, pourquoi la ligne maintenue
Sinon pour l’assaut qui rassure?

***

Where does spirit live? Inside or outside
Things remembered, made things, things unmade?
What came first, the seabird’scry or the soul

Imagined in the dawn cold when it cried?
Where does it roost at least? On dungy sticks
In a jackdaw’s nest up in the old stone tower

Or a marble bust commanding the parterre?
How habitable inhabited the windy light?

What’s the use of a held note or held line
That cannot be assailed for reassurance?

(Seamus Heaney)

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