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Poésie

Posts Tagged ‘perfection’

Retouche à l’équilibre (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2018


reflets-lac-montagne

en moi comme une eau dans sa perfection

(Daniel Boulanger)

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Aujourd’hui suis de retour (Emmanuelle Le Cam)

Posted by arbrealettres sur 10 juillet 2018




    
Aujourd’hui suis de retour
dans le remue-ménage
des pages à aligner.

Et je marche
à travers la lumière
de septembre.

La Rade
est beauté,
poignard
dans mes côtes
qui se soulèvent
du souvenir
de vous.

(Vos membres:
perfection, envie
douloureuse.)

(Emmanuelle Le Cam)

 

Recueil: Unique demeure
Traduction:
Editions: Le dé bleu

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L’imparfait (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2018




    
Peut-être devrions-nous apprendre que l’imparfait
est une autre forme de la perfection :
la forme que la perfection assume
pour pouvoir être aimée.

(Roberto Juarroz)

 

Recueil: Poésie et Réalité
Traduction: Jean-Claude Masson
Editions: Lettres Vives

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Ni vas spirituale, ni même rosa mystica (Hilda Doolittle)

Posted by arbrealettres sur 11 juin 2018



Hommage aux anges
[42]

D’aucuns nomment cette cloche tellement profonde
Zadkiel, la droiture de Dieu,

il est régent de Jupiter
ou Zeus-pater ou Theus-pater,

Theus, Dieu ; Dieu-le-père, père-dieu
ou l’Ange parrain,

lui-même, paradis et pourtant chez lui dans une étoile
dont la couleur est l’améthyste,

dont la bougie brûle violet-profond
avec les autres.

[43]

Et le point du spectre
où toutes les lumières sont une,

Est blanc et blanc n’est pas non-couleur,
comme on nous l’a appris à l’enfance,

mais toute-couleur ;
où les flammes s’entremêlent

et les ailes se touchent, quand nous atteignons
l’arc de la perfection,

nous sommes satisfaits, nous sommes heureux,
nous recommençons ;

Moi Jean, vis. Je testifie
des plumes arc-en-ciel, de l’étendue des cieux

et des murs de couleur,
des colonnades de jaspe ;

mais quand le joyau
fond dans le creuset

nous ne trouvons ni cendre, ni cendre-de-rose,
ni un haut vase et bâton de lis,

ni vas spirituale,
ni même rosa mystica,

mais un amas d’oeillets mignardise
ou un visage pareil à une rose de Noël.

C’est la floraison de la croix,
c’est la floraison du bois calciné,

où Zadkiel, nous nous figeons pour rendre grâce
d’être une fois encore sortis de la mort et de vivre.

***

Some call that deep-deep bell
Zadkiel, the righteousness of God,

he is regent of Jupiter
or Zeus-pater or Theus-pater,

Theus, God; God-the-father, father-god
or the Angel god-father,

himself, heaven yet at home in a star
whose colour is amethyst,

whose candle burns deep-violet
with the others.

And the point in the spectrum
where all lights become one,

is white and white is not no-colour,
as we were told as children,

but all-colour;
where the flames mingle

and the wings meet, when we gain
the arc of perfection,

we are satisfied, we are happy,
we begin again ;

I John saw. I testify
to rainbow feathers, to the span of heaven

and walls of colour,
the colonnades of jasper;

but when the jewel
melts in the crucible,

we find not ashes, not ash-of-rose,
not a tall vase and astaffof lilies,

not vas spirituale,
not rosa mystica even,

but a cluster of garden-pinks
or a face like a Christmas-rose.

This is the flowering of the rod,
this is the flowering of the burnt-out wood,

where, Zadkiel, we pause to give
thanks that we rise again from death and live.

(Hilda Doolittle)

Illustration

 

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La glace comme une bouteille (Seamus Heaney)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2018




    
La glace comme une bouteille. Dans la file
Chacun brûlait de retrouver la longue glissade
portée à la perfection, passage après passage —

Courir, se préparer, s’abandonner
A la pente pour le seul plaisir de la pente :
Adieu à la terre ferme, saut exceptionnel

par-delà notre maîtrise de nous-mêmes.
Le cycle revenait de prise en lâcher prise:
La fine voie lactée sur la glace noircie,

La course pour remonter, la voie libre et le retour —
Toujours recommencé, comme un cercle de lumière
Vers où l’on vogue alors qu’on sait l’avoir franchi.

***

The ice was like a bottle. We lined up
Eager to re-enter the long slide
We were bringing to perfection, time after time

Running and readying and letting go
Into a sheerness that was its own reward:
A farewell to surefootedness, a pitch

Beyond our usual hold upon ourselves.
And what went on kept going, from grip to give,
The narrow milky way in the black ice,

The race-up, the free passage and return —
It followed on itself like a ring of light
We knew we’d come through and kept sailing towards.

(Seamus Heaney)

 

Recueil: La lucarne
Traduction: Patrick Hersant
Editions: Gallimard

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Le désir transparent (Franck André Jamme)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2018




    
Le désir transparent que tout arrive dans l’éclair ;
la peur que les jambes cassent ;
l’idée d’une certaine perfection, même imparfaite, telle turquoise ;
la profondeur, toujours :
le ciel.

(Franck André Jamme)

 

Recueil: La récitation de l’oubli
Traduction:
Editions: Flammarion

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Saisissement par la beauté comme par le rire (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2018



Saisissement par la beauté comme par le rire.
La même sensation d’étrangeté absolue.
Mais dans le rire, ce qui nous est révélé,
c’est le caractère illusoire de l’être.
Par la beauté, la perfection de notre appartenance au néant.

Le rire nous secoue, nous étrangle.
La beauté nous frappe. Nous écrase.

L’amitié des choses a bien de ces rudesses
lorsqu’il s’agit de nous réveiller.

(Gérard Pfister)

Illustration: Pol Ledent

 

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Chaque heure, chaque instant possède son Esprit gardien spécifique (Hilda Doolittle)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2018



Hommage aux anges
[24]

Chaque heure, chaque instant
possède son Esprit gardien spécifique ;

l’aiguille du réveil, minute après minute,
clique autour de son orbite prescrite ;

mais cette étrange perfection mécanique
ne devrait pas séparer, plutôt relier,

notre vie, cette éclipse temporaire
à cette autre…

***

Every hour, every moment
has its specific attendant Spirit;

the clock-hand, minute by minute,
ticks round its prescribed orbit;

but this curious mechanical perfection
should not separate but relate rather,

our life, this temporary eclipse
to that other …

(Hilda Doolittle)

Illustration

 

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J’attends (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2018


J’attends.
Peut-être ne puis-je plus attendre.
Peut-être que savoir ne plus attendre
est la perfection même.
Je conserve ma passivité,
je veux la conserver dans l’acte même d’écrire.
Je veux être apte à le recevoir,
dans un état d’esprit de patience, de modestie, de subtilité,
de tendresse aussi…

(António Ramos Rosa)

Illustration: Benoit Colsenet

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Nous sommes parvenus à un point étrange de notre histoire (Pentti Vihtori Holappa)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2018



Nous sommes parvenus à un point étrange de notre histoire,
à cet éclair fulgurant où la perfection se matérialise,
où l’ère glaciaire abat son poing sur l’hémisphère.
J’écris l’apocalypse et je la vois se réaliser.
Dans ma poitrine, à l’endroit du cœur, quelque chose
bouge pourtant comme un colibri énervant ses ailes.
Je le nomme amitié, je l’appelle amour.
Il guette une branche où s’envoler.

(Pentti Vihtori Holappa)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

Illustration

 

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