Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘perles’

Entre étoiles et destin inaccompli (Elizabeth Browning)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2017



J’ai souffert, Aimé, d’un coeur lourd d’année
En année avant de voir ton visage,
Et peine après peine prenaient la place de
Ces joies naturelles et légères portées
Comme des perles… soulevées tour à tour
Par un cœur battant à l’heure de la danse.
L’espoir changé en désespoir, la grâce
De Dieu même pouvait à peine soutenir mon
Cœur lourd. Alors tu me prias de le
Laisser choir en ton être calme et profond!
Aussitôt il coula, comme une chose
Dont la propre nature se précipite,
tandis que tu l’enclos, t’interposant
Entre étoiles et destin inaccompli.

(Elizabeth Browning)

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La consolation (Jean Daive)

Posted by arbrealettres sur 11 novembre 2016



Lorsqu’elle agrafe
son collier

le dimanche

de toutes les perles
qu’elle a portées
vient
la consolation.

(Jean Daive)


Illustration

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Pour prendre de l’eau avec les mains (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2016



Pour prendre de l’eau
avec les mains

Ils la soulèvent
comme on fait d’un enfant

Rendent
à la rivière
le rang de perles en trop

Puis remercient
et se penchent à nouveau

Pour former près du coeur
un temple avec les paumes

(Werner Lambersy)

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Dormeuse enveloppée de chevelures en flammes (Jean Cocteau)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2016



Dormeuse enveloppée
De chevelures en flammes
L’ombre de ton passé
S’enfuit à mon approche
Tantôt sombre et sauvage
Lustrale o si belle
Et les perles qui vivent
Les algues ombragées
Qui s’ouvrent sur l’abîme
Tantôt rouge et limpide
Dormeuse très clémente
Dans ta robe de gestes
Les yeux fleuris de ciel
Où voyagent les astres.

(Jean Cocteau)

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Après le bain (Léon Dierx)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2016



 

Wilfred Gabriel de Glehn the-nymph

Après le bain

Des perles encor mouillent son bras blanc.
Couchée en un lit de joncs verts et d’herbes,
Le sein ombragé d’un rameau tremblant,
Au bruissement des chênes superbes,
Aux molles rumeurs des halliers épais,
Non loin de la source elle rêve en paix.
Tandis qu’au revers des souples lianes,
Sur son reflet nu se figent pâmés
Les flots du bassin, lèvres diaphanes,
Sous les noirs treillis au ciel bleu fermés,
Les yeux demi-clos, chargés de paresse,
Elle se renverse, écoute, et caresse
D’un baiser brûlant et vague à la fois
Le souffle lointain qui monte et qui passe,
Immense soupir amoureux des bois.
Et tout souvenir en son cœur s’efface ;
Et sous le réseau des parfums flottants,
Dans l’oubli des dieux, du monde et du temps,
Morte au vain souci du désir frivole,
En libres essaims de songes épars,
Son âme à travers les taillis s’envole.
Autour des buissons, sur les nénuphars,
Ne bourdonne plus l’abeille assouvie,
Et partout s’éloigne ou s’endort la vie.
Ils ne chantent plus, les oiseaux siffleurs ;
Et vers ce beau corps teint de flammes roses,
De tous les côtés se penchent les fleurs,
Semblables aux yeux agrandis des choses.

(Léon Dierx)

Illustration: Wilfred Gabriel de Glehn

 

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