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Poésie

Posts Tagged ‘permission’

Les Êtres (François Caradec)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2017




    
Les Êtres

Un jour arriveront
jusqu’à la porte du néant
des êtres — ils portent bien ce nom —
qui ne connaissent pas la mort.

lls frapperont à nos volets
si c’est la nuit
la vitre
si c’est le jour
pour simplement nous demander
la permission d’entrer
merci.

Puis ils repartiront comme ils étaient venus
sans nous dire la vérité
ni même s’ils ont existé
et si nous n’avons pas tout simplement rêvé.

(François Caradec)

 

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Contemplant notre terre (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 6 novembre 2016




Contemplant notre terre
comme puits à tessons
où le dieu moins eut permission du dieu un peu moins
pour en finir avec le bris de sa création maladroite
nous attendons le bang inverse
qui nous fera passer vers l’étoile de mer.

Et le plus vrai de notre vie
s’attache au carrelage abîmé de la cuisinière
où nous avons brûlé ce soir nos lettres d’amour.

(Marie-Claire Bancquart)

Illustration

 

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Les petites choses modelées dans l’urgence de vivre (Luis Mizón)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2016



Les petites choses modelées dans l’urgence de vivre

je ne suis que la maison de mes paroles
elles voyagent avec moi
sans demander ma permission
ni me dire où elles vont

mon vaisseau est un poème
je ne suis qu’un vers

(Luis Mizón)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

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Une bonne fortune (Alfred de Musset)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2015



Une bonne fortune

Il ne faudrait pourtant, me disais-je à moi-même,
Qu’une permission de notre seigneur Dieu,
Pour qu’il vînt à passer quelque femme en ce lieu.
Les bosquets sont déserts ; la chaleur est extrême ;
Les vents sont à l’amour l’horizon est en feu ;
Toute femme, ce soir, doit désirer qu’on l’aime.

S’il venait à passer, sous ces grands marronniers,
Quelque alerte beauté de l’école flamande,
Une ronde fillette, échappée à Téniers,
Ou quelque ange pensif de candeur allemande :
Une vierge en or fin d’un livre de légende,
Dans un flot de velours traînant ses petits pieds ;

Elle viendrait par là, de cette sombre allée,
Marchant à pas de biche avec un air boudeur,
Ecoutant murmurer le vent dans la feuillée,
De paresse amoureuse et de langueur voilée,
Dans ses doigts inquiets tourmentant une fleur,
Le printemps sur la joue, et le ciel dans le coeur.

Elle s’arrêterait là-bas, sous la tonnelle.
Je ne lui dirais rien, j’irais tout simplement
Me mettre à deux genoux par terre devant elle,
Regarder dans ses yeux l’azur du firmament,
Et pour toute faveur la prier seulement
De se laisser aimer d’une amour immortelle.

(Alfred de Musset)


Illustration

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