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Posts Tagged ‘perpétuellement’

Ce qui m’intéresse c’est la joie (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2017



Illustration: Malel

    
Ce qui m’intéresse c’est la joie.
Elle ne vient pas par le chemin des palmes,
Elle chante derrière quelque chose,
Perpétuellement en route. Comme l’eau
Derrière le rocher, le vent derrière la porte :
Apprivoiser les mots, leur laisser passage
Entre les arbres. Par quelle route non pavée
Viennent l’adoration et la magie ?

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

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Ce qui m’intéresse c’est la joie (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2017



Illustration: Noèla Morisot
    
Ce qui m’intéresse c’est la joie.

Elle ne vient pas par le chemin des palmes,
Elle chante derrière quelque chose,
Perpétuellement en route. Comme l’eau
Derrière le rocher, le vent derrière la porte :

Apprivoiser les mots, leur laisser passage
Entre les arbres. Par quelle route non pavée
Viennent l’adoration et la magie ?

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

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Un jour certainement viendra (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2017



Illustration: Titien
    

Un jour certainement viendra
où l’homme ne voudra plus procréer son espèce.

A quoi bon?
Pour prolonger la durée de cette infernale comédie,
pour perpétuellement refaire ce travail de Sisyphe,
remuer toujours cette boue et ce néant?

Jadis on avait Dieu,
et l’espérance de la lumière,
de la vie lumineuse au delà de la mort.

Nous ne sommes plus, d’après la science moderne,
que des animaux parmi les animaux ;
nos passions ne sont que les passions de la brute,
parées de brillants mensonges;
nos éclairs de génie ne sont que des névroses ;
nos prophètes, des hallucinés, et nos religions,
des fantômes créés par nos tristes cerveaux.

L’antique voile est tombé :
pour fin de tout,
c’est la tombe ignoble, la mort sans phrases…

Et il est encore des gens
qui mangent, boivent, dorment,
et engendrent tranquillement !

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

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Perpétuellement en fuite (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 23 janvier 2016



Perpétuellement en fuite. Poursuivis par la peur.
Par le néant, et notre peur du néant.

Nous nous croyons en quête, mais c’est le vide qui
nous effraie. Nous chasse.

Quelque chose nous chasse dans l’obscurité de nous-mêmes.
Et toute notre vie nous fuyons à perdre haleine.

Quelque chose nous chasse. Une chose comme toutes les autres.
Aussi terrible. Quelque chose nous chasse : la réalité même.

(Gérard Pfister)

Illustration

 

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Dormir (Bernard Delvaille)

Posted by arbrealettres sur 5 septembre 2015



 

J’aime tant ton visage
que je n’en dors plus.
Je veille sur ton enfance.
Le vent peut battre mes vitres,
le chat sur le tapis de Perse
peut s’étirer devant le feu,
le plafond en ses recoins d’ombre,
receler tous les mystères de notre amour,
et les redire à la nuit qui enveloppe ma maison,
rien ne pourra atteindre en moi ta présence
toujours renouvelée,
perpétuellement vagabonde,
et tes mains qui font une grille à mes rêves.

(Bernard Delvaille)

Illustration: Henri Matisse

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