Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘perplexe’

Rien ne part (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2017



Rien ne part sans disparaître,
sans s’abîmer
dans un vieux fond perplexe.

(Laurent Albarracin)

Illustration: Gao Xingjian

 

Publicités

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Les étrangers (Rose Ausländer)

Posted by arbrealettres sur 10 mars 2017



Les étrangers

Des chemins de fer amènent les étrangers
ils descendent regardent autour d’eux
On voit dans leurs yeux perplexes
nager des poissons apeurés

(Rose Ausländer)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Mon coeur est présence et mes pensées Devenir (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 19 novembre 2016



Entre mes pensées et mon coeur le même dialogue
Je l’ai toujours écouté
Toujours deviné: mon coeur
Est présence et mes pensées
Devenir

Ceci est la métaphore d’une vieille ambiguïté
Mes chemins restent perplexes
Se recoupant parfois
Et d’autres fois parallèles à ne plus se rejoindre

J’ai toujours écouté mes pensées en interrogeant mon coeur:
Mon âme, où puise-t-elle ses tourments?

La plus belle des pensées
Est que la vérité est suspicion

(Adonis)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Tout ce que je n’ai pas la force de te dire (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 10 octobre 2016



Tout ce que je n’ai pas la force de te dire
Sombrera au fond de mon silence

Pourtant je vis à l’avance de l’amour
Sûr que ma mort est derrière moi
Traînant perplexe
Sans avenir,
Sans sagesse

(Adonis)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Mon enfant tout petit (Kiki Dimoula)

Posted by arbrealettres sur 17 juin 2015



Mon enfant tout petit
a fait encore une bêtise grave.
Il a grimpé sur la rambarde de l’univers,
a heurté de la main
l’assiette rouge
pendue au mur du ciel,
et il a renversé sur lui toute la lumière.

Dieu est resté perplexe
en voyant le soleil
vêtu d’habits d’enfant
descendre au pas de course
l’escalier de mon imagination
pour arriver chez moi.

Et moi, me voici
maintenant
qui gronde avec sévérité
mon enfant tout petit
tout en volant secrètement

(Kiki Dimoula)

Illustration: Julia Pappas

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’eau, répète le ciel mat (Jules Lemaître)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2015



mouette

L’eau, répète
Le ciel mat.
Calme plat,
Mer muette.

La mouette,
Qui s’ébat
Sur le mât,
Le complète,

Simulant
D’un vol lent
Et perplexe

Un accent
Circonflexe
En passant.

(Jules Lemaître)

 Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

NÉVROSE (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2014



NÉVROSE

La neige tombe, s’écroule dehors,
Au piano j’écoute ma très chère,
Ét tout le bourg repose, sombre, mort,
Comme s’il neigeait en un cimetière.

L’aimée égrène une marche funèbre…
Surpris, perplexe, je la considère :
Pourquoi jouer une marche funèbre ?…
Et il neige comme en un cimetière.

Sur les touches, tout le visage en pleurs,
Elle gémit comme en une prière…
Sur un faux accord le piano meurt
Et il neige comme en un cimetière.

Et je pleure à mon tour et tout tremblant
J’effleure ses nattes longues, légères…
Dehors le bourg repose, désolant,
Et il neige comme en un cimetière.

(George Bacovia)

Illustration: Pierre-Auguste Renoir

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les roseaux hennissent (Nadine Cabarrot)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2014



Les roseaux hennissent.
Intempérance du langage.
Oreilles blanches, perplexes.

(Nadine Cabarrot)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

Nuit du faubourg (Attila Jozsef)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2014



Nuit du faubourg

Dans l’arrière-cour, la lumière
Soulève son filet sans se presser.
Comme un trou est plein d’eau dans la rivière,
Déjà notre cuisine l’est dans l’obscurité.

Silence. Une brosse à récurer paraît se dresser
Sur ses pattes,
Et se mettre à grimper.
Au-dessus d’elle, un morceau de plâtre
Est perplexe: doit-il se laisser tomber?

Dans ses loques d’huile toute grasse,
Sur fond de ciel, la nuit soupire et devient immobile.
Elle s’assoit aux confins de la ville,
Puis titubant traverse une place,
Et pour éclairer allume un coin de lune.

Les murs d’usines
Se profilent comme des ruines,
Et déjà des ténèbres plus tenaces
Au-dessus d’elles se ramassent
En socles de silence.

(Attila Jozsef)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 6 Comments »

DES PIEDS DE CIRE (Abdellatif Laâbi)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2014



DES PIEDS DE CIRE

Des pieds de cire
au front hiératique
le désir perplexe
Sa lente reptation
L’offrande éblouit
et désarçonne

(Abdellatif Laâbi)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :