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Poésie

Posts Tagged ‘persienne’

St-Fulbert (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2019



St-Fulbert

La maison d’en face vient d’ouvrir
Ses persiennes et ses fenêtres
Aux vitres claires
La pauvre vieille prostituée
A fait toilette
Elle attend quelqu’un

(Pierre Albert-Birot)


Illustration: Louis Soutter

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Sur le mur (Josée Tripodi)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2019



Illustration: Pablo Picasso
    
Sur le mur

Les persiennes ont dessiné
Des barreaux de lumière

Mitraillée
De souvenirs démembrés
De couplets en lambeaux
De ribambelles de mots désaccordés

Les bras en croix au fond d’un trou

Je ne suis plus je
Ni une autre

Et la nuit n’en finit pas

(Josée Tripodi)

 

Recueil: Le temps court plus vite que moi
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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CALINE (André Spire)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2019




CALINE

Maman, tu dors ?
Le soleil passe par la persienne.
Les murs craquent,
Le chat miaule,
Le chien gratte.
La brouette roule sur le chemin.
Maman, tu dors ?
Tu as du soleil sur la main.
Et moi des ronds sur ma couette.
Maman, tu dors dans ton grand lit.
Et moi, mon lit est si petit,
Sans oreillers et sans baisers,
Maman, depuis hier soir sans baisers!
Maman! ah! tu viens de bouger.
La bouche ouverte, les yeux fermés
As-tu fini de t’étirer ?
Ouvre tes draps. Je saute, je grimpe.
Pousse-toi un peu. Fais-moi un trou.
Passe ton bras autour de mon cou.
Et serre-moi bien, maman, bien fort,
Contre le bon chaud de ton corps.

(André Spire)

Illustration: Delamonica

 

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La nuit a fermé la vie (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2019


Jeanie Tomanek capturingthemoon

La nuit a fermé la vie derrière les persiennes.
Une étoile venue en visite
resta seule comme une étrangère dans le ciel.

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Jeanie Tomanek

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Ce jardin (Boris Pasternak)

Posted by arbrealettres sur 18 juin 2018




Il a fait l’éternité sienne,
Ce jardin terrible et parlant.
Jamais, jamais qu’on ne me prenne
Epiant l’arbre avec les persiennes:

Je suis perdu si l’on me prend.
Envoûté, jusqu’au fond des temps.

(Boris Pasternak)

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LES HOMMES SUR LA TERRE (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2018




    
LES HOMMES SUR LA TERRE

Nous étions quatre autour d’une table
Buvant du vin rouge et chantant
Quand nous en avions envie.

Une giroflée flétrie dans un jardin à l’abandon
Le souvenir d’une robe au détour d’une allée
Une persienne battant la façade.

Le premier dit : « Le monde est vaste et le vin est bon
Vaste est mon coeur et bon mon sang
Pourquoi mes mains et mon coeur sont-ils vides ? »

Un soir d’été le chant des rameurs sur une rivière
Le reflet des grands peupliers
Et la sirène d’un remorqueur demandant l’écluse.

Le second dit : « J’ai rencontré une fontaine
L’eau était fraîche et parfumée
Je ne sais plus où elle est et tous quatre nous mourrons. »

Que les ruisseaux sont beaux dans les villes
par un matin d’avril
Quand ils charrient des arcs-en-ciel.

Le troisième dit : « Nous sommes nés depuis peu
Et déjà nous avons pas mal de souvenirs
Mais je veux les oublier. »

Un escalier plein d’ombre
Une porte mal fermée
Une femme surprise nue.

Le quatrième dit : « Quels souvenirs?
Cet instant est un bivouac
O mes amis nous allons nous séparer. »

La nuit tombe sur un carrefour
La première lumière dans la campagne
L’odeur des herbes qui brûlent.

Nous nous quittâmes tous les quatre
Lequel étais-je et qu’ai-je dit?
C’était un jour du temps passé.

La croupe luisante d’un cheval
Le cri d’un oiseau dans la nuit
Le clapotis des fleuves sous les ponts.

L’un des quatre est mort
Deux autres ne valent guère mieux
Mais je suis bien vivant et je crois que c’est pour longtemps.

Les collines couvertes de thym
La vieille cour moussue
L’ancienne rue qui conduisait aux forêts.

O vie, ô hommes, amitiés renaissantes
Et tout le sang du monde circulant dans des veines
Dans des veines différentes mais des veines d’hommes, d’hommes sur la terre.

(Robert Desnos)

 

Recueil: Fortunes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le poème donne et reçoit (René Char)

Posted by arbrealettres sur 31 décembre 2017



Le poème donne et reçoit de sa multitude
l’entière démarche du poète s’expatriant de son huis clos.
Derrière cette persienne de sang brûle le cri d’une force
qui se détruira elle seule parce qu’elle a horreur de la force,
sa soeur subjective et stérile.

(René Char)

 

 

 

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De ma persienne (Auguste Bonel)

Posted by arbrealettres sur 26 décembre 2017



De ma persienne
hublot du cri séculaire
je regarde la rue foisonner d’odeurs
de mouvements où sautille l’abîme
en frénésie de revenant
douloureuse fraternité
que de se regarder
dans le mouvement des passants
comme une sensation extraite
de son propre corps

(Auguste Bonel)

 

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Le silence ensuite (Francis Tessa)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2017



 

Le silence ensuite où les bruits se meurent sur l’ombre des persiennes.
Ainsi l’on se déchausse dans l’attente que l’infini pénètre

(Francis Tessa)

Découvert ici chez Lecture/Ecriture

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Baume de thym (Ahmed El inani)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2017



Baume de thym

Aux barreaux de ma persienne
Un rossignol s’est agrippé ce matin
Dans un œil il avait un genêt
Dans l’autre une tige de thym
Sur les doigts des mots furtifs
Je me suis approché des barreaux
Pour mieux voir le volatile
Aux barreaux il n’y avait plus
Que les relents subtils
Du baume fugace de thym

(Ahmed El inani)

 

 

 

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