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Poésie

Posts Tagged ‘(Peter Turrini)’

Moi, c’est en moi qu’elle est (Peter Turrini)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2016



 

On dit
de quelqu’un
qu’il est en face de la mort.

Moi, c’est en moi
qu’elle est.
J’espère qu’elle tuera
ce qu’il faut tuer.

(Peter Turrini)

Illustration: Simon Birch

 

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Nous arracherons à la nuit une rose ouverte (Peter Turrini)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2016



 

Nous arracherons
à la nuit
une rose ouverte.

Nous extirperons du mur
une poignée
de semences.

Nous transformerons
notre silence
en galipettes.

Quand j’aurai une date de libre.

(Peter Turrini)

 

 

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Puisque nous sommes d’accord (Peter Turrini)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2016




Tu entres en trombe
et hurles
combien tu me hais.

Je me hais aussi.

Puisque nous sommes d’accord :
Ne pourrions-nous pas
nous rapprocher un peu ?

(Peter Turrini)

 

 

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Je ne suis pas moi (Peter Turrini)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2016




Je ne suis pas moi.

À la recherche de mon moi
j’arracherai mes cheveux
je briserai mon crâne
je déboîterai mes membres
je tailladerai ma poitrine.

Au bout de mes agissements
un tas de chair
d’environ trente centimètres de haut
se dressera devant moi
et je ne serai
toujours pas moi.

(Peter Turrini)

Illustration: Nicole Pellegrini

 

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Je sais, ma bien aimée (Peter Turrini)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2016




Je sais, ma bien aimée,
ce que j’ai est quelque chose de
grand, plus grand encore et de brûlant.

Ainsi il me restera, ma bien aimée,
quand tu me l’auras enlevé, quelque chose
de grand, de plus grand encore et de plus froid.

(Peter Turrini)

Illustration: Alex Alemany

 

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Ma joue contre ton oreille (Peter Turrini)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2016



 

La joie de ce toucher
après si longtemps
je ne voudrais pas
la crier trop tôt
vers les cieux
de la poésie.

Ma joue
contre ton oreille
c’est ton oreille
contre ma joue.

(Peter Turrini)

Illustration: Cécile Veilhan

 

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Quand tu m’appelles (Peter Turrini)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2016



 

Quand tu m’appelles
le téléphone sonne.
La lampe sonne.
Le poêle sonne.
La chambre sonne.
La vue depuis ma fenêtre sonne.

Ce sont les cloches de la délivrance
de l’attente qui sonnent.

(Peter Turrini)

 

 

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Tant que (Peter Turrini)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2016



 

Tant que l’existence
et l’emplacement
du paradis
ne sont pas avérés
je m’en tiens
à toi.

(Peter Turrini)

Illustration

 

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La profondeur d’une étreinte (Peter Turrini)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2016




Que de fois
a-t-on décrit
on ne peut plus magnifiquement
la profondeur
d’une étreinte.

Moi elle me fait penser
à la plongée sous-marine.

Je plonge
au fond de tes yeux
j’y demeure
et l’air
ne vient pas à me manquer.

(Peter Turrini)

Illustration

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J’ai pisté la trace de ta bouche (Peter Turrini)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2016




J’ai pisté la trace de ta bouche
dans toutes les rues adjacentes.

J’ai suivi le regard de tes yeux
sous toutes les arcades.

J’ai capté le son de ta voix
dans des greniers silencieux.

J’ai emporté l’odeur de tes cheveux
dans de nombreux pays.

(Peter Turrini)

Illustration: Arthur Braginsky

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