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Les deux loups (Conte Cherokee)

Posted by arbrealettres sur 11 janvier 2018




    
Un soir, un grand-père s’assoit autour du feu
et voit son petit-fils, arriver vers lui, plein de colère.

– Qui y’a t-il Tempête de vent ? demande le vieillard.

– Je suis en colère contre mon frère qui n’a pas été juste envers moi,
répond-il bouillant de rage.

– Oui, moi aussi, j’éprouve de la colère, parfois,
lorsque je trouve que l’on se comporte mal envers moi, acquiesce le vieil homme.
Mais cela me fatigue de plus en plus.

On raconte qu’une dispute entre deux frères
est une représentation des deux loups qui se battent en nous.

Le premier loup est juste, bon, vit en harmonie avec le monde.
Le deuxième loup est colérique et haineux.

Le problème n’est pas d’avoir les deux loups en soi
mais qu’ils veulent constamment avoir le dessus l’un sur l’autre.

Tempête de vent réfléchit aux paroles de son grand-père
puis finalement demande :

– Mais lequel gagne à la fin ?

Le grand-père de répondre :

– Celui que tu as décidé de nourrir.

(Conte Cherokee)

 

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L’ARMOIRE NORMANDE (Robert Campion)

Posted by arbrealettres sur 26 décembre 2016



armoire

L’ARMOIRE NORMANDE

Près de la huche, sous le chaume
Où fleurit Jeanne ainsi qu’un lis,
Comme la reine du royaume
Se tient l’armoire du pays.
C’est le bijou de la famille,
Un ancêtre le cisela ;
C’est aussi la dot d’une fille,
Ce vieux grand meuble que voilà.

Elle est solidement montée :
Sa ferrure est en fer forgé,
Et de sa corbeille sculptée
Pas une rose n’a bougé.
En ses rosaces se marie
L’églantine aux fleurs du pommier,
Et la tourterelle apparie
Son rêve au rêve d’un ramier.

Chacune de ses quatre planches
Supporte de beaux draps de lin,
Des nappes, des chemises blanches,
Des robes, des rubans sans fin.
Et tout en haut, touchant le faîte,
Encore animé d’un frisson,
Gît le bonnet des jours de fête,
En dentelle et point d’Alençon.

Elle est en chêne fin, si grande
Qu’on y pourrait dormir à deux

Et qu’il n’est pas une Normande
Qui n’y cache son amoureux.
En ses tiroirs sont les reliques
Du vieux et du bon temps passé,
Des médaillons, des bucoliques
Et les cheveux d’un trépassé.

Quand il faudra marier Jeanne,
Je veux qu’en plus de son trousseau
Elle ait mes chandeliers, mon âne,
Mon armoire à double panneau.
Sa richesse serait complète,
Si dans le coin du souvenir
Elle y trouvait une layette
Pour mon petit-fils à venir.

(Robert Campion)

Illustration

 

 

 

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