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Poésie

Posts Tagged ‘petit’

A la porte du cimetière (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 11 novembre 2019



A la porte du cimetière
un enfant joue
avec les petits morts

(Jean Joubert)


Illustration: Marc Chagall

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Petite enfance (Roger-Pol Droit)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2019




    
Petite enfance

Bébé
Tétée
Dodo
Pipi
Caca
Dodo
Tétée
Caca
Bobo
Doudou
Dodo

Ouf!

(Roger-Pol Droit)

 

Recueil: Où sont les ânes au Mali
Traduction:
Editions: Seuil

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La petite (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 26 octobre 2019


sunflowerchild

A moitié petite,
La petite
Montée sur un banc.

(Paul Eluard)

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Aux Feuillantines (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2019




Aux Feuillantines

Mes deux frères et moi, nous étions tout enfants.
Notre mère disait: jouez, mais je défends
Qu’on marche dans les fleurs et qu’on monte aux échelles.

Abel était l’aîné, j’étais le plus petit.
Nous mangions notre pain de si bon appétit,
Que les femmes riaient quand nous passions près d’elles.

Nous montions pour jouer au grenier du couvent.
Et là, tout en jouant, nous regardions souvent
Sur le haut d’une armoire un livre inaccessible.

Nous grimpâmes un jour jusqu’à ce livre noir ;
Je ne sais pas comment nous fimes pour l’avoir,
Mais je me souviens bien que c’était une Bible.

Ce vieux livre sentait une odeur d’encensoir.
Nous allâmes ravis dans un coin nous asseoir.
Des estampes partout ! quel bonheur ! quel délire!

Nous l’ouvrîmes alors tout grand sur nos genoux,
Et dès le premier mot il nous parut si doux
Qu’oubliant de jouer, nous nous mîmes à lire.

Nous lûmes tous les trois ainsi, tout le matin,
Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain,
Et, toujours plus charmés, le soir nous le relûmes.

Tels des enfants, s’ils ont pris un oiseau des cieux,
S’appellent en riant et s’étonnent, joyeux,
De sentir dans leur main la douceur de ses plumes.

(Victor Hugo)

Illustration: Gustave Doré

 

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Pissenlit (Frédéric Jacques Temple)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2019




    
Pissenlit

Fier petit soleil
dressé
dans des vertes feuilles
découpées.

(Frédéric Jacques Temple)

 

Recueil: Dans l’erre des vents
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Un petit lambeau (Thomas Vinau)

Posted by arbrealettres sur 25 septembre 2019




    
Un petit lambeau

Il arrive au fil du temps
et des événements
qui nous submergent
que certains de nos actes
fassent de nous un peu moins
que ce que nous étions
c’est comme arracher soi-même
un petit lambeau de son coeur
Il arrive au fil du temps
qu’on nous pardonne
qu’on se pardonne
qu’on vive avec
qu’on vive sans
mais jamais
que la chair
ne revienne

(Thomas Vinau)

 

Recueil: Juste après la pluie
Traduction:
Editions: Alma

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Douceur (Cécile Périn)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2019



Douceur d’avoir été malade étant petit.
Malade un peu… Douceur sucrée et languissante..
O bras souples et chauds où l’on était blotti
Si faible! et dorloté par des mains caressantes!

(Cécile Périn)

 

 

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Où sont tes peupliers hauts de quinze cents mètres (Hughes Fouras)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2019



Où sont tes peupliers hauts de quinze cents mètres,
Tes champs pleins de Sioux et de courges scalpées?
Charmant pays de mes vacances enfantines,
Tu m’apparais comme un village de poupées.

Tout s’est ratatiné: les peupliers des routes ?
A peine plumes d’oie pour poètes branlants,
Et l’oncle qui jadis m’étonnait par sa force,
Un petit vieux qui pleure en me reconnaissant.

(Hughes Fouras)

 

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En une attente désespérée (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2019



Illustration: Renata Ratajczyk
    
En une attente désespérée je vais cherchant après elle
dans tous les coins de ma demeure; je ne la trouve pas.
Ma maison est petite, et ce qui une fois en est sorti jamais plus ne peut être ressaisi.
Mais immense est ton palais, mon Seigneur,
et tandis que je cherchais après elle je suis parvenu devant ta porte.

Je m’arrête sous le céleste dais d’or de ton soir,
et vers ton visage je lève mes yeux pleins de désir.
Je suis parvenu sur le bord de l’éternité d’où jamais rien ne se dissipe
– nul espoir, nul bonheur, nul souvenir de visage entrevu à travers les larmes.

Oh ! trempe dans cet océan ma vie creuse,
plonge-la dans le sein de cette plénitude, et que cette caresse perdue,
je la ressente enfin dans la totalité de l’univers.

(Rabindranath Tagore)

 

Recueil: L’offrande lyrique
Traduction: André Gide
Editions: Gallimard

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LA FIN DU POÈME (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 15 avril 2019



Illustration
    
LA FIN DU POÈME

C’est la fin du poème.
Épaisseur et transparence, lumière et misère — les jeux sont faits.

On avait commencé par la rime pour enfants.
On avait cherché des ondes de choc dans d’autres rythmes.
On avait gardé le silence, ensuite murmuré :
on cherchait a se rapprocher du bruit que fait le coeur
quand on s’endort ou du battement des portes quand le vent souffle.

On croyait dire et on voulait se taire.
Ou faire semblant de rire.
On voulait surtout sortir de son corps, se répandre partout,
grandir comme une ombre sur la montagne, sans se perdre, sans rien perdre.

Mais on avait compté sans la dispersion souveraine.
Comment feindre et même oublier, quand nos débris sont jetés aux bêtes de l’espace,
— qui sont, comme chacun sait, plus petites encore que tout ce qu’il est possible de concevoir.
Le vertige secoue les miettes après le banquet.

(Jean Tardieu)

 

Recueil: L’accent grave et l’accent aigu
Traduction:
Editions: Gallimard

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