Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘pétri’

L’Olivier (James Sacré)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2019



 

L’Olivier

L’arbre est maintenant tout pénétré de lumière
Sauf dans une touffe plus serrée en son milieu.
C’est comme une fête légère et changeante
De sa couleur incertaine jouée
Entre son feuillage et l’air qui la baigne :
Un fin gris de verts pétris par le bleu du ciel.
L’oeil s’épuise à démêler de la lumière
Ce qui serait la couleur de l’olivier.

(James Sacré)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

C’est par une naissance (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017




    

C’est par une naissance
que tu es venu dans ce monde des quatre directions,
c’est par une autre naissance
que tu peux t’en échapper
et que se peuvent briser les chaînes qui te lient.
Mais celle-là n’est pas d’eau et d’argile,
seul la connaît celui qui a le coeur en éveil.

L’une est contrainte,
l’autre est libération,
l’une est voilée,
l’autre manifeste.

L’une est pétrie de pleurs,
l’autre de rires;
l’une est le symbole de celui qui cherche,
l’autre de celui qui trouve.

L’une est séjour parmi les choses créées,
l’autre errance en dehors des dimensions du monde sensible.
L’une est besoin de jours et de nuits,
jours et nuits ne sont que le destrier de l’autre.

L’enfant naît de l’éclatement du ventre maternel,
l’homme naît de l’éclatement du monde…
Lorsque surgit dans le corps une âme en éveil,
ce vieux palais du monde
se trouve ébranlé dans ses fondations!

… Ô toi qui ressembles à un mort
dans les profondeurs du sépulcre,
sache que la résurrection est possible
sans que retentisse la Trompette Divine.

Tu as dans la gorge des mélodies suaves et délicates,
combien de temps demeureras-tu sur la terre
à coasser comme un crapaud ?
Enfourche le Temps et l’Espace…

Aiguise tes yeux et tes oreilles,
que ton intelligence en éveil absorbe tout ce que tu vois!
Apprends de moi ce regard qui brûle tous les voiles,
ce regard qui ne sera jamais prisonnier à l’intérieur d’un oeil!

(Mohammad Iqbal)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Argile pétrie (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2017



 

Argile pétrie de rêves durables
De corps que l’eau départage
Rêves de jade et de rosée
Corps de souffles et de sang
Quelle main hors de la mémoire
Pétrissant l’un et puis l’autre
Pétrissant le vide médian
Où tout désir sera échange
Qui est brisé sera comblé
Qui est comblé sera tout autre
Argile pétrie de corps durables
De rêves dont les corps sont nés
Rêves de souffles et de sang
Corps de jade et de rosée

(François Cheng)

Illustration: Pascal Renoux

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Il est une manière physique (Luc Bérimont)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2017



marine-jeannard-tendresse-terre-9

Il est une manière physique d’aimer la terre.
Cela s’éprouve comme un désir de corps.
Il vient un temps où les mots ne suffisent plus,
où la monnaie des singe des promesses ne dédommage plus le désir.

La nature est le ventre primordial.
Les blés, les eaux, les êtres jaillissent et retournent à sa nuit.

Les hommes exécutent leur danse verticale dans le soleil avant de s’allonger,
avant de se confondre dans cette pâte épaisse
pétrie de feuille sèches, de geais et de renards.

(Luc Bérimont)

 Illustration: Marine Jeannard

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ô potier (Omar Khayam)

Posted by arbrealettres sur 19 novembre 2016



Ô potier, efforce-toi, si tu es intelligent,
de ne pas avilir l’argile dont fut pétri le fils d’Adam.
Le doigt de Féridoun, la paume de Kaï Khosrau,
tu les as mis sur ton tour. A quoi penses-tu donc?

***

Ce vase était comme moi un amant malheureux
enchaîné par la chevelure d’une femme.
Cette anse que tu vois à son col
était la main passée au cou d’une bien-aimée.

(Omar Khayam)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Une boule d’air t’enroule (Pericle Patocchi)

Posted by arbrealettres sur 21 septembre 2016



Une boule d’air t’enroule
et t’enlève à la nuit

le souffle court
le cri
du bouvreuil tire les bois
des prunelles ensevelies
sous les paupières

le pain
est là sur la nappe
pétri
de soleil et de larmes

(Pericle Patocchi)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Pétrie de lumière (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2016



Pétrie de lumière
Tu restais là sans bouger dans le jour,
Au temps des guêpes d’or
(…)
Alors on s’en allait pieds nus
A travers les fossés, mesurant l’ardeur
Du soleil aux traces
Laissées sur les pierres

(Leonardo Sinisgalli)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

J’ai touché déjà des os (René Daumal)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2016



J’ai touché déjà des os
à travers ta chair sans âge
pétrie d’insectes millénaires
et de calices de fleurs futures

(René Daumal)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Dans la grand’hune (Anatole Le Braz)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2015



 

Dans la grand’hune

La mer m’a versé son breuvage,
Son lait, salé d’un sel amer ;
Et j’ai grandi comme un sauvage
Sur le sein libre de la mer.

La mer de ses rudes caresses
A pétri mon cœur et ma chair ;
Ce sont de farouches tendresses
Que les tendresses de la mer.

La mer m’a chanté l’aventure,
L’espace, la vie au grand air.
Je suis un goéland de mâture,
Un goéland, fils de la mer !

Et si, dans ma chambre bretonne,
Un souffle passe, large et fier,
C’est qu’en moi gémit, hurle et tonne
L’âme innombrable de la mer.

(Anatole Le Braz)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 8 Comments »

LA FILLE CONTRE LE MUR (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 4 novembre 2015



LA FILLE CONTRE LE MUR

La fille regardait les reprises à ses bas
le bruit des métiers se perdait,
les roseaux se frôlaient ;
le teint mat et les genoux croisés
elle rassemblait ses os.
Ciel qui fut bleu à tuer tous les courages
ciel appris, ciel vivant,
le premier dépliement de ses doigts se fit
quand monta la faible musique de derrière le mur jaune
pétri d’argile mêlée à la paille hachée ;
ce mur avait séché au temps des guerres
les soldats avaient alors posé la main sur lui,
l’un au large pouce l’autre à l’index long ;
depuis le mur avait fleuri,
l’éclat d’un jupon blanc le rendait roide et merveilleux
sous un ciel qu’une cloche ébranla.

(Jean Follain)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :