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Poésie

Posts Tagged ‘phosphore’

L’esprit (George Eliot)

Posted by arbrealettres sur 14 avril 2019


 


 

Ettore Aldo Del Vigo 6161

L’esprit est aussi actif que le phosphore.

(George Eliot)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

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Franchissons la Grande Horizontale (Georges Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2019


 


 

fleur cratère

Franchissons la Grande Horizontale et brisons la carapace.
Ô grâce, guide le voyage démesuré dans le labial des roses.
Eclair de ne pas être, incendie le phosphore des fosses nasales et
fonds peines et joies en de fins alliages.
Grand salut, mes aïeux, pour ces dahlias blancs, vos zones de silence
et le sommeil léger de votre éternité.
Grand salut, Terre-matrice avec tes seins, les clochers, jusqu’au
langage élargissant toutes les âmes en un Seul Dieu.
Epoque délirante, entends les accords volcaniques

(Georges Libbrecht)

Illustration

 

 

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J’ai grandi en baignant dans l’eau de la nature (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 11 janvier 2019




J’ai grandi en baignant dans l’eau de la nature
tel le mollusque dans le phosphore marin :
le sel brisé qui me heurtait et m’emplissait
de son écho, construisait mon propre squelette.
Comment vous expliquer : sans mouvement ou presque
de cette respiration, bleue haleine amère,
une à une les vagues répétèrent
ce que je pressentais et qui palpitait là,
et pour finir sel et écume me formèrent :
le dédain et aussi le désir d’une vague,
le rythme vert qui au coeur de l’impénétrable
bâtit un édifice transparent,
ce secret-là se maintint ferme et aussitôt
Je sentis que mon coeur battait à l’unisson :
que mon chant grandissait en même temps que l’eau.

(Pablo Neruda)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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ODE À LA CASCADE (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2018



Illustration: Jean-Joseph Chevalier
    
ODE À LA CASCADE

Soudain, un jour
je me suis levé tôt
et t’ai donné une cascade.
Entre tout
ce qui existe
sur la terre,
pierres,
édifices,
oeillets,
entre tout
ce qui vole dans l’air,
nuages,
oiseaux,
entre tout
ce qui existe
sous la terre,
minéraux,
morts,
il n’y a
rien d’aussi fugitif,
rien qui chante
comme une cascade.

La voici :
elle rugit
comme lionne blanche,
brille
comme la fleur du phosphore,
rêve
avec chacun de tes rêves,
chante
dans mon chant
et me donne
un argent passager.
Mais
elle travaille
et meut
la roue
d’un moulin
et n’est pas seulement
chrysanthème blessé,
mais réalisatrice
aussi de la farine,
mère du pain que tu manges
chaque jour.

(Pablo Neruda)

 

Recueil: Nouvelles odes élémentaires
Traduction: Jean-Francis Reille
Editions: Gallimard

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L’INSOMNIE (José Juan Tablada)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2018



 

L’INSOMNIE

Sur son tableau noir
il additionne des chiffres de phosphore.

(José Juan Tablada)

 

 

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LE CAILLOU VEUT ÊTRE LUMIÈRE (Federico Garcia Lorca)

Posted by arbrealettres sur 4 mars 2018




    
LE CAILLOU VEUT ÊTRE LUMIÈRE

Le caillou veut être lumière.
Il fait luire en l’obscurité
des fils de phosphore et de lune.
Que veut-il? se dit la lumière,
car dans ses limites d’opale
elle se retrouve elle-même
et repart.

(Federico Garcia Lorca)

 

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Marine (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 18 août 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Marine

Ô soeurs de la tempête, ô filles de l’écume,
Ô mouettes, blancheurs de voiles, votre essor
A travers les maëlstroms et le vent et la brume
Est plus impérial que l’orgueilleux essor,
Brûlé par le soleil, de l’aigle aux ailes d’or.

Fuyez sous les yeux verts de l’aube maritime,
Jetez vos cris aigus vers l’angoisse des flots,
Plongez votre regard enfiévré par l’abîme
Jusqu’au sein irrité de l’orage et des flots
Dont l’éternel désir déferle en lourds sanglots.

A travers les maëlstroms et le vent et la brume
Charriant le phosphore et l’iode des flots,
O soeurs de la tempête, ô filles de l’écume,
O mouettes, planez sur l’orage des flots
Dont l’éternel désir déferle en lourds sanglots.

(Renée Vivien)

 

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Sa bouche apéritive (Théodore Hannon)

Posted by arbrealettres sur 13 juillet 2017




    
Sa bouche apéritive a des baisers étranges,
Bons au cœur, mais pillards de phosphore, ô cerveaux !
Quand l’alcôve, le soir, flambe aux reflets oranges
De ses cheveux tordant leurs fauves écheveaux.
Sa bouche apéritive a des baisers étranges.

(Théodore Hannon)

 

Recueil: Anthologie universelle des baisers (III France)
Editions: H. Daragon

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La Belle étoile (Paul Louis Rossi)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2017



 

La Belle étoile

Pour une fois encore
Je me suis laissé dériver
Dans le lacis des rues sombres
La barque a de nouveau quitté le port
Et j’ai oublié rames et boussole

Mystérieuses
Femmes ou statues
Façades de pierres ou visages de plâtre
Vous me prenez mes nuits
Vous mêlez malgré moi votre sang et le mien

Rien qui me hèle rien
Dans la solitude où j’erre
Aucune porte qui s’ouvre
Et cet envol de mouchoirs ne peut me retenir
Le courant est trop fort et le gouvernail est brisé

Laissez résignez-vous
Ne tendez pas la main au naufragé
Je vais rouler comme un caillou jusqu’à la mer
Et ne vous désolez pas sur son sort
Il a son éternité de mémoire d’innocence et d’oubli

Dans l’austérité amère de la nuit
Les étoiles s’éteignent à force de regards
C’est entre deux flots que se termine le voyage
Les phares clignent des yeux sur la côte
Je m’illumine soudain comme une algue de phosphore

(Paul Louis Rossi)

Illustration: Mikhail Larionov

 

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A Venise (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2017



A Venise

TOUT s’élargit. Le soir qui tombe est magnifique
Et vaste. Comme un Doge amoureux de la mer,
Parmi l’effeuillement des roses, la musique
Des luths, l’or qui flamboie ainsi qu’un rouge éclair,
Moi, j’irai, dominant le cortège mystique,
Et, somptueusement, j’épouserai la mer.

J’épouserai la mer, la souveraine amante.
Le parfum et le sel de son royal baiser
Irriteront la soif de ma bouche brûlante,
Et, tel un souvenir qui ne peut s’apaiser,
S’élèvera le vent des espaces qui chante
Dans le ciel nuptial l’infini du baiser.

Je verrai tressaillir l’ombre des hippocampes.
Les algues s’ouvriront comme s’ouvrent les fleurs,
Et le phosphore, aux bleus rayonnements de lampes,
Allumera pour moi de vivantes pâleurs :
Afin de couronner mes cheveux et mes tempes,
Les algues flotteront, plus belles que les fleurs.

Ainsi, laissant flotter mon corps à la dérive,
Je mêlerai mon âme à l’âme de la mer,
Je mêlerai mon souffle à la brise furtive.
Se dissolvant, légère et fluide, ma chair
Ne sera plus qu’un peu d’écume fugitive.
Dans la pourpre du soir j’épouserai la mer.

(Renée Vivien)

Illustration: Roger Suraud

 

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