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Par une porte entrouverte (Josée Tripodi)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2019



Illustration: Pablo Picasso
    
Par une porte entrouverte
Sur tout ce que j’ai oublié
Je regarde ma vie

Vieille Demoiselle de Picasso
En quatre dimensions

Un œil à l’envers
Le nez en travers
Les pieds sur la mer
La tête ici
Ou là-bas

D’aujourd’hui
Et d’hier
Je regarde ma vie

En biais

(Josée Tripodi)

 

Recueil: Le temps court plus vite que moi
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Picasso Guernica (José Ángel Valente)

Posted by arbrealettres sur 26 novembre 2016




Picasso-Guernica-Picasso : 1973

Pas le soleil, mais la soudaine lampe pâle illuminant
l’artificielle matière de la mort.

L’espace infini d’une seule agonie,
les formes brusques et brisées
en mille morceaux de vie violente
à la surface livide du gris.

Pas le soleil, mais la pâle
lampe électrique du froid
horreur qui fit naître
le gris coagulé de Guernica.

Nul ne peut jeter sur un tel rêve
le manteau de la nuit,
taire un tel cri,
éteindre une telle lampe
éclairant
l’explosion de l’interminable mort,
la chambre intérieure où ne peut
reposer ni mourir dans le gris de Guernica
la mémoire.

***

Picasso-Guernica-Picasso : 1973

No el sol, sino la súbita bombilla pálida ilumina
la artificial materia de la muerte.

El espacio infinito de una sola agonía,
las repentinas formas rotas
en mil pedazos de vida violenta
sobre la superficie lívida del gris.
No el sol, sino la pálida
bombilla eléctrica del frío
horror que hizo nacer
el gris coagulado de Guernica.

Nadie puede tender sobre tal sueño
el manto de la noche,
callar tal grito,
tal lámpara extinguir
que alumbra
la explosión de la muerte interminable,
la cámara interior donde no puede
reposar ni morir en el gris de Guernica
la memoria.

(José Ángel Valente)

Illustration: Pablo Picasso

 

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Douleur de l’enfantement (Abdelwahab El-Bayati)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2016



Douleur de l’enfantement

Il a dit : tue-moi car j’aime tes yeux
Et c’est à cause de toi que je pleure
Sur la carte postale des églises gothiques rouges
se baignaient, dans le soleil
Picasso sur la couverture du dernier numéro de la revue
Vie fixe la lumière d’un autre monde
Elle a dit : la langue de la rose fleurit au jardin
De la nuit (…)

(Abdelwahab El-Bayati)

 

 

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