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Poésie

Posts Tagged ‘picoter’

À WOODY WOODPECKER (Ron Padgett)

Posted by arbrealettres sur 24 octobre 2018




    
À WOODY WOODPECKER

Je t’aime, Woody,
quand tu picotes
la tête
d’un méchant
et ris et t’envoles
loin bien vite,
des traits rapides
dans l’air
et des nuages d’une invisible
poussière qui se dissipe,
j’aime ta façon
de durer sept minutes seulement :
on ne s’ennuie jamais !
Le coeur a sept minutes
avec Woody Woodpecker,
sept minutes d’extase pure.

(Ron Padgett)

 

Recueil: Le Grand Quelque Chose
Traduction: Olivier Brossard
Editions: Joca Seria
 

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Première neige (Jean-Pierre Chambon)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018



 


Illustration: ArbreaPhotos
    
Première neige
picotant les joues
petits flocons revenus valser
depuis l’enfance
ses grains qui fondent sur la langue
en gardent la saveur

(Jean-Pierre Chambon)

 

Recueil: Tout-venant
Traduction:
Editions: Héros-Limite

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Maintenant j’écris des oiseaux (Julio Cortázar)

Posted by arbrealettres sur 11 février 2018




    
Maintenant j’écris des oiseaux.
Je ne les vois pas venir, ne les choisis pas,
d’un coup ils sont là, sont ceci,
une nuée de mots
se posant
un
par
un

sur les fils de fer de la page,
piaillant, picotant, pluie d’ailes
et moi sans pain à leur donner, les laissant
seulement venir. Peut-être
est-ce cela un arbre

ou peut-être
l’amour.

(Julio Cortázar)

 

Recueil: Crépuscule d’automne
Traduction: Silvia Baron Supervielle
Editions: José Corti

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A peine puisée dans les mains (Bashô)

Posted by arbrealettres sur 4 février 2018




    
A peine puisée dans les mains
qu’elle picote les dents
l’eau de source

(Bashô)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

 

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Sensation (Arthur Rimbaud)

Posted by arbrealettres sur 4 octobre 2016



09211

 

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue:
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien:
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

(Arthur Rimbaud)

 

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