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Posts Tagged ‘(Pier Paolo Pasolini)’

LE FATUM (Pier Paolo Pasolini)

Posted by arbrealettres sur 2 février 2019



 

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LE FATUM

La lumière vespérale
de ton village du nord,
son soleil terreux,
pèseront toujours sur ton coeur.

(Pier Paolo Pasolini)

Illustration

 

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LE PHARMACIEN (Pier Paolo Pasolini)

Posted by arbrealettres sur 2 février 2019



 

Andrew Judd 1958 - Canadian painter -  (8)

LE PHARMACIEN

Que le rouge vespéral
de la saison nouvelle
ne t’égare; tu es libre,
mais dans une prison.

(Pier Paolo Pasolini)

Illustration: Andrew Judd

 

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LE BOIS (Pier Paolo Pasolini)

Posted by arbrealettres sur 2 février 2019



 

Bogdan Prystrom

LE BOIS

La propriété d’autrui
objective et interdite
à la conscience, embaume
dans les sombres entrepôts.

(Pier Paolo Pasolini)

Illustration: Bogdan Prystrom

 

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LE RÉMOULEUR (Pier Paolo Pasolini)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2019



 

Paul Hey -rémouleur

LE RÉMOULEUR

Le matin est d’une pâleur
qui à midi est d’or,
puis plus rien qui nous attende :
sinon mon nez de caoutchouc,
ma bicyclette
(et mon cri) font
de tout ce temps
une soirée violette

(Pier Paolo Pasolini)

Illustration: Paul Hey

 

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LE LYS (Pier Paolo Pasolini)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2019



 

LE LYS

Dans le recoin le plus sombre
du jardin, près de la pompe
et du figuier, l’humide Rite naît
dans les ténèbres.

(Pier Paolo Pasolini)

 

 

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La poitrine est invisible (Pier Paolo Pasolini)

Posted by arbrealettres sur 24 octobre 2018



Illustration: Otto Mueller
    
La poitrine est invisible,
Mais tu caresses doucement
Ma main pose
Sur la soie molle qui t’habille.

Ton souffle fait calmement
Bouger ta chemisette,
Comme un vent léger sur l’ocan
Une voile immobile.

Tes joues brunies par la lune,
Le front et la racine
De tes noirs cheveux
Sont des rivages lointains, des eaux désertes.

Je les regarde puis,
Heureux, comme un naufragé
Devant un mirage
De montagnes célestes.

***

Invisibile è il petto ;
ma tu carezzi piano
la mia mano appoggiata
sulla soave seta che ti veste.

La camiciola calma
muove il tuo respiro,
corne un lieve vento nell’oceano
una vela immota.

Le tue guance brunite dalla luna,
la fronte e la radice
dei tuoi negri capelli
sono lidi remoti, acque deserte.

Io li guardo affranto,
felice, corne un naufrago
dinnanzi a un miraggio
di celesti montagne.

(Pier Paolo Pasolini)

 

Recueil: Adulte ? Jamais
Traduction: René de Ceccaty
Editions: Points

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Il serait si facile (Pier Paolo Pasolini)

Posted by arbrealettres sur 24 octobre 2018



Illustration
    
Il serait si facile de dévoiler
Cette lumière ou cette ombre… Un mot :
Et l’existence, qui en moi existe seule
Sous les voix que chaque homme s’invente
Pour se rapprocher de vérités
Fuyantes, serait exprimée, finalement.
Mais ce mot n’existe pas.
Si toutefois j’écoute dans le bruit
Qui monte du quartier, un son un peu
Plus clair — ou que j’aspire dans l’odeur
De la saison un souffle plus précis
De feuilles mouillées, de pluie, alors,
Allusive, l’indicible vie qui est la mienne
Se dessine à mes yeux, rien qu’un instant,
Et je ne saurais la supporter… Mais un jour,
Ah un jour, je hurlerai à cette vue,
La révélation sera un hurlement…

***

Sarebbe cosi facile svelare
questa luce o quest’ombra… Una parola :
e l’esistenza che in me esiste cola
sotto le voci che ogni uomo inventa
per avvicinarsi a verità
fuggenti, sarebbe espressa, infine.
Ma questa parola non esiste.
Se tuttavia ascolto nel rumore
che sale dal rione, un suono un poco
più terso — o aspiro nell’odore
della stagione un più preciso auto
di foglie fradice, di pioggia, allora,
allusa, l’indicibile mia vita
mi si disegna, per un solo istante…
E non so sopportarla… Ma un giorno,
ah un giorno, urlero , a quella vista,
sarà un urlo la rivelazione…

(Pier Paolo Pasolini)

 

Recueil: Adulte ? Jamais
Traduction: René de Ceccaty
Editions: Points

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Les cloches (Pier Paolo Pasolini)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2018




Les cloches
sonnent sous un autre ciel,
le vent et les arbres
murmurent
sur ton corps.
Mais personne ne se souvient de toi.
C’est seulement par les pleurs
de ta mère
que tu manques au monde.

(Pier Paolo Pasolini)

Illustration: Pablo Picasso

 

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Irrésolu (Pier Paolo Pasolini)

Posted by arbrealettres sur 9 octobre 2018



Illustration: Edward Hopper
    
Irrésolu j’écoute en me levant
le son clair de mes pas; puis j’hésite
devant les sinistres volets clos.
(Dans quelle merveilleuse atmosphère se glisse
la lumière immaculée ? Et avec tant de tristesse ?).
Incertain j’ouvre le balcon : le ciel imprime
un silence sidéral sur les champs.

Et… si nos sens avaient raison, puis au loin
un chaste autocar déflore à peine
le silence, du côté des contreforts désolés.
Et le vrombissement enchanteur se dissipe.
Et moi je suis toujours là, penché sur mes feuilles ?
Ah images désespérantes, ah certitude
de n’être rien d’autre qu’une apparition
à la lumière…

***

Sospeso allora ascolto dei miei passi
il fresco suono, alzandomi; ma indugio
aile squallide imposte suggellate.
(In quell’aria meravigliosa il vergine
lume trapela? e con tale tristezza?).
Apro incerto il balcone: il cielo imprime
un silenzio sidereo sopra i campi.

Poi… se i sensi non errano, è un remoto
casto autocarro che disfiora appena,
ai desolati margini, il silenzio.
E il rombo incantevole dilegua.
Ed io mi trovo ancora chino sui miei fogli?
Ah disperante immagine, ah certezza
di non essere altri che un apparso
alla luce…

(Pier Paolo Pasolini)

 

Recueil: Je suis vivant
Traduction: Olivier Apert et Ivan Messac
Editions: NOUS

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Ah ce n’est pas pour moi cette beauté (Pier Paolo Pasolini)

Posted by arbrealettres sur 9 octobre 2018




    
Ah ce n’est pas pour moi cette beauté
de cristal, ce printemps amer :
un cri, même de joie, et je serais vaincu.
(Je referme les volets et laisse le monde
seul, avec son ciel d’argent).

***

Ah non è più per me questa bellezza
di cristallo, quest’acre primavera:
un grido, anche di gioia, e sarei vinto.
(Avvicino i battenti e lascio solo
il mondo con l’argento dei suoi cieli).

(Pier Paolo Pasolini)

 

Recueil: Je suis vivant
Traduction: Olivier Apert et Ivan Messac
Editions: NOUS

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