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Poésie

Posts Tagged ‘(Pierre Dhainaut)’

Toujours nu (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 9 janvier 2019



Je reste
avec le ciel toujours
toujours nu plage ou glèbe
entouré envoûté

(Pierre Dhainaut)

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C’est face à l’océan qu’il faudrait naître (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2018



 

Adamov Alexey 49

C’est face à l’océan qu’il faudrait naître
afin que notre cri se mêle aux cris d’oiseaux,
au grand matin de la conscience, de la louange,
toujours nous serions disponibles. Une fois, une seule,
ici, fût-ce par tempête, avons-nous pris peur,
et la respiration, avons-nous cru pouvoir
la contenir ? Un appel sans frontière,
le monde, une arche, la mort s’y tiendrait à son rang…
Murs ou fenêtres lisses, étroits, est-ce encore
une chambre, dès que l’on y ramène un nouveau-né?
Nous n’osons pas le prendre entre nos bras :
l’arche est-elle autre part qu’en ce berceau
en ce sommeil de paix? Une force en émane,
la vie qui se donne à la vie plus qu’un rivage
aux vents perpétuels.

(Pierre Dhainaut)

Découvert chez Lara ici
Illustration: Adamov Alexey

 

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Il a plu cette nuit (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2018



 

Daniel Siguier  4da59p10002622

Il a plu cette nuit,
c’est la première fois que je regarde,
jusqu’au silence qui résonne.

Sac, ressac, je ne juge pas,
l’instant demeure,
l’écume transparente.

Je m’interromps comme je parle,
en la marée,
chaque jour y a-t-il un jour de plus?

Le ciel n’est jamais vide, le sol nous porte,
on n’aperçoit aucun arbre,
on sait pourtant qu’ils sont proches.

Une marge, un rivage,
il n’y a de secret que le visible
épanoui…

(Pierre Dhainaut)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Daniel Siguier

 

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Comme horizon la neige (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2018




    
Comme horizon la neige, n’avons-nous appris
qu’à nous résigner ? Ce mot qui veut conclure
nous appartient, mais le silence nous déborde
autant qu’il nous rassemble, l’amitié, la prière,
a-t-elle une autre fin, que nos dieux y renaissent ?

Nous ne respirons que pour eux,
sans les nommer, sans borner le chemin,
sans asservir l’élan farouche, et comme viatique
douleur, louanges égales, indivisibles.

(Pierre Dhainaut)

 

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La main aimée (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2018



main

La main aimée

La main aimée, le ciel s’y reflète…
En les effleurant, la main se recueille
à l’intérieur des pierres

(Pierre Dhainaut)

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Les mains (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 13 juillet 2018


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Les mains ne quitteront le poème
qu’une fois remplies d’embruns, de grains.

(Pierre Dhainaut)

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Offrir et ne jamais finir (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 11 mai 2018



 

buee

Offrir et ne jamais finir

… offrir sur la vitre
la première buée. Tu rêverais
uniquement d’être ici en avril,
tu n’esquisserais que les initiales
des prénoms que tu aimes, et toujours
ce serait, venant vers toi,
le vent pur, les nuages, l’écume…

… offrir un peu d’eau
qui croupit au bas des trottoirs.
A peine entre les mains
tu ne dirais plus qu’elle est sale,
tu t’en laverais le visage,
tu écouterais à l’instant
ce bruit de source où le ciel se découvre…

… offrir un papier
froissé, jeté. L’origine perdue, les lettres
devenues grises, l’encre et la pluie
mélangées à la terre, chaque ligne,
chaque tache, tu les déchiffrerais,
tu les rendrais arborescentes,
tu en ferais le début d’un poème…

… offrir une graine
tombée de l’érable, écrasée.
Tu la tiendrais au bout des doigts,
il te viendrait un souffle
déjà pour disjoindre tes lèvres
en épelant le mot « samare »
et partir, partir très loin avec elle…

… offrir un fragment
d’écorce, quel que soit l’arbre,
mais de préférence un bouleau,
la plus fragile. Sans cesse,
en le pressant, tu ranimerais le regard,
tu sentirais en plein essor
le tronc clair qui frémit…

… offrir un caillou
que tu ne prends que pour le reposer
dans le lit du torrent. Tu saurais bien
quelle est ta place à genoux sur la rive,
la sienne aussi entre tant d’autres
au milieu des remous, toi silencieux,
lui lumineux ensemble…

… offrir dans le sable
ces empreintes d’oiseaux
que la brise interprète en effaçant.
Tu ne pèserais plus,
sans savoir où, te saisirait
le claquement d’une aile,
tu ruissellerais sous la vague…

(Pierre Dhainaut)

Découvert chez Lara ici
 

 

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PASSERELLES (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 18 mars 2018


 


Alla Chakir  7afb

 

PASSERELLES

D’un souffle sur les vitres
qui se ramifie,
se dissipe, la nuit entière,
tu recrées la confiance.

Si tendre, la paume,
les yeux grands ouverts,
aucun mur ne s’oppose
à l’aube, à l’odeur du large.

Ces fleurs qui tressaillent
entre des pierres :
qu’un mot te franchisse,
toi aussi tu es libre.

Plein été, tu dis «neige»,
ce sera «fruit », l’hiver,
le plaisir est le même
d’aller plus loin.

Le front toujours nu,
le vent des falaises,
peu importe où l’on va,
un enfant nous devance.

(Pierre Dhainaut)

Illustration: Alla Chakir

 

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Confiance aux mains (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2018




    
Confiance aux mains quand les regards défaillent,
elles ont peur autant qu’elles espèrent,
elles avancent: l’espace au bout des doigts,
le temps d’attiser l’air nocturne, s’éclairent en chaque cicatrice,
chaque silence, les premiers mots, un poème en connaît-il d’autres ?
ceux qui nous engagent à leur ressembler, téméraires, vulnérables,
à faire ainsi du moindre effleurement une rencontre
en lui apportant la chair vive, une parole aimante.

(Pierre Dhainaut)

 

Recueil: Sur le vif prodigue
Traduction:
Editions: Des Vanneaux

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Tant que tu n’as pas dit (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2018




    
Tant que tu n’as pas dit, serait-ce
« nuit » ou « silence », le premier mot,
rien ne s’offre en partage.

Tu ne croiras que dans l’imprévisible,
il s’amplifie lorsque tu dors
de ce qui vient au monde :

pour la rue obscure un cri de mouette,
le fracas de la houle avec les arbres
au moindre vent, la buée sur les vitres,

toute une apparition d’étoiles,
ou cette neige où sont de connivence
l’horizon des pierres, l’horizon des vagues,

un même secret s’y révèle.

(Pierre Dhainaut)

 

Recueil: Sur le vif prodigue
Traduction:
Editions: Des Vanneaux

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